Auteur : Flore Damien (Page 1 of 2)

Au Danemark, les enfants suivent obligatoirement des cours d’Empathie

Au Danemark, les enfants âgés de 6 à 16 ans suivent obligatoirement des cours d’empathie. Pour rappel, l’empathie, c’est cette capacité à s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent. C’est-à-dire : pouvoir se mettre dans la peau des autres et cesser de les juger à travers nos propres filtres. Alors que le pays fait partie des trois « les plus heureux » au monde, peut-être gagnerions-nous à nous inspirer de nos voisins nordiques ?

 

Privilégier la coopération à la compétitivité, voici ce qui est enseigné aux enfants scolarisés dans les écoles danoises dès leurs plus jeune âge. À raison d’une heure par semaine, les jeunes suivent en effet des cours d’empathie, une matière qui encourage à se préoccuper du bien-être des autres et à écouter son prochain pour mieux le comprendre et dépasser les catégorisations qui se cristallisent quand nous grandissons.

Lire, comprendre et écouter les émotions des autres

Selon Brené Brown, auteure et conférencière américaine, le sentiment d’empathie se caractérise par la capacité à adopter la perspective d’un tiers, la capacité à ne pas porter de jugement et enfin la capacité à reconnaître les émotions chez les autres et à le communiquer. En cela, l’empathie se distingue de la sympathie ou encore de la compassion. C’est cette posture qui consiste à « se mettre à la place d’un autre » qui permet notamment de trouver les mots justes pour aider une personne ou comprendre ses agissements singuliers (souvent différents des nôtres).

Au Danemark, pendant les cours d’empathie, les enfants apprennent à lire, à comprendre et à écouter les émotions des autres. À l’aide d’images représentant d’autres enfants qui traversent différentes émotions, comme la tristesse, la peur, la joie, la frustration, ils sont appelés à décrire les sentiments des autres avec leurs propres mots et à exprimer leurs ressentis propres. Ces cours sont l’occasion d’exprimer des émotions en public et d’écouter celles des autres.

Une culture qui privilégie la coopération

Cet exercice se fait dans une logique descriptive : il s’agit d’expliquer ce que ressent l’autre, et jamais de porter un jugement sur ces sentiments ou ce qui en est la cause, commente Jessica Joelle Alexander, co-auteure du livre The Danish way of parenting. Selon elle, c’est une manière de s’intéresser aux autres au lieu de se concentrer sur sa propre réussite personnelle. Une manière d’encourager des valeurs comme l’entraide et la solidarité. En France ou en Belgique, dans des sociétés très axées sur l’individu et sa réussite économique, devrions-nous nous inspirer de cet exemple ?

Ce serait bien évidemment un raccourci de lier directement le bon classement du Danemark dans la liste des pays les plus heureux du monde (3ème en 2017) aux cours d’empathie qui sont dispensés dans les écoles. De nombreux autres aspects socio-économiques sont à prendre en compte, notamment les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres. D’ailleurs, le système scolaire du pays se distingue par bien d’autres aspects : ainsi, les élèves ne sont pas notés avant l’âge de 13 ans, si bien qu’avant cet âge, ils ne sont pas constamment poussés à comparer leurs notes à celles des autres.

L’enseignement de l’empathie est donc plutôt le révélateur d’un état d’esprit général qui règne dans ce pays et d’une culture où la coopération entre les individus est au moins autant – si ce n’est plus – valorisée que la réussite personnelle. L’école et la manière dont elle est organisée est bien évidemment un vecteur essentiel pour transmettre cette culture à tous. Naturellement, aucun pays n’est imperfectible, mais pourquoi se refuser de s’inspirer de ce qui fonctionne ?

Au Danemark, les enfants suivent obligatoirement des cours d’Empathie

 

Bien choisir son organisme de formation

Bien choisir son organisme de formation

« Flore Damien Coaching » est un organisme de formation référencé au Datadock

Nous avons déposé tous les éléments factuels prouvant que nous respectons les exigences de qualité dictées par la loi. Le décret n°2015-790 du 30 juin 2015 fixe les critères permettant aux financeurs de la formation professionnelle continue de s’assurer de la qualité des actions de formation.

Voici le lien vous permettant de télécharger la liste sur le site du gouvernement (mise à jour journalière) https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/liste-publique-des-organismes-de-formation-l-6351-7-1-du-code-du-travail/ Cette liste mentionne tous les organismes de formation déclarés légalement en France ; ces organismes sont enregistrés auprès de la DIRECCTE.

À titre d’exemples concrets et réguliers, « Flore Damien Coaching » anime des formations sur-mesure pour ses clients ! Nalab fait confiance Flore DAMIEN depuis début 2017 et anime, a minima, 2 séminaires de deux jours chaque mois ; La CCI lui fait confiance également et Flore DAMIEN intervient dans le cadre du réseau PLATO.

Pour vos prochaines formations, n’hésitez pas ; nos clients sont ravis, les bénéfices sont pérennes, les évaluations sont excellentes !

https://youtu.be/lX_hFBhvtfk

 

Pourquoi les neurosciences vont-elles révolutionner votre façon de manager ?

Plus d’efficacité et de bien-être du côté des équipes, des managers mieux armés pour analyser les résistances aux changements, accroître la motivation de leurs collaborateurs et en définitive affirmer leur leadership… C’est toute la promesse des neurosciences en entreprise.

Depuis plusieurs années déjà, les neurosciences ont investi notre quotidien : neuro-économie, neuro-pédagogie, neuropsychologie, neuro-philosophie… Difficile aujourd’hui d’ouvrir un magazine sans trouver une référence à cette extraordinaire machine qu’est notre cerveau. Au premier abord, on pourrait croire à un effet de mode orchestré pour « vendre du papier » ou des heures de consulting. Erreur. Le développement exponentiel des neurosciences est la combinaison de deux phénomènes : les spectaculaires progrès de la recherche qui vit son âge d’or grâce, en particulier, à la neurobiologie et la neuro-imagerie ; l’avènement de la révolution numérique qui bouleverse en profondeur nos modes de vie, notre rapport à l’autre, à notre environnement, à notre travail et qui nous conduit à nous réinventer en utilisant notre cerveau autrement (lire aussi la chronique « Cerveau droit-cerveau gauche : et si cette théorie était fausse ?« ).

Les neurosciences nous apportent aujourd’hui des clés d’analyse extraordinaires et totalement inédites sur notre fonctionnement cérébral, notamment grâce à la découverte des concepts de neuroplasticité (mécanismes par lesquels le cerveau est capable de se modifier lors des processus de neurogenèse dès la phase embryonnaire ou lors d’apprentissages), de neurones miroirs (catégorie de neurones du cerveau qui présentent une activité aussi bien lorsqu’un individu (humain ou animal) exécute une action que lorsqu’il observe un autre individu (en particulier de son espèce) exécuter la même action, ou même lorsqu’il imagine une telle action, d’où le terme de miroir), de processus conscients et inconscients, de flexibilité mentale, etc. Les plus prestigieux centres de recherche internationaux publient en continu des résultats à la fois fascinants et prometteurs. La science s’emballe, et nous n’en sommes qu’au tout début. Ce qui est certes enthousiasmant, mais ce qui doit aussi nous inviter à une certaine prudence car ce que l’on découvre aujourd’hui n’est pas gravé dans le marbre et d’autres avancées peuvent être faites à l’avenir en matière fonctionnement cérébral.

Seuls 9% des salariés se disent engagés au travail

Cette connaissance inédite nous donne une nouvelle opportunité, celle de manager de façon plus efficace avec un double objectif : pour l’individu, être plus épanoui et engagé ; pour l’entreprise, être plus performante et compétitive. Imaginez que seulement 9% des salariés en France déclarent se sentir engagés au travail et ils sont à peine plus nombreux dans le monde, selon une étude Gallup de 2013. Plus d’un salarié sur deux avoue être démotivé, trois sur quatre se sentent stressés, plus de deux cadres sur trois ne se sentent pas reconnus à leur juste valeur… Peut-on continuer ainsi en fermant pudiquement les yeux sur un tel gâchis humain et économique ? Sur un plan sociétal comme économique, cette situation n’est plus tenable.

>>> Les salariés heureux sont neuf fois plus loyaux

Le temps est venu de passer à l’action. Lorsque les neurosciences mettent un pied dans l’entreprise, dans cet antre de l’autorité, des règles et des process, c’est pour y apporter de l’intelligence et du mieux-être à toutes celles et ceux qui tentent d’échapper à la frénésie ambiante si stressante. C’est aussi pour apporter à l’organisation plus d’efficacité, de compétitivité, et in fine de résultats (lire aussi la chronique « Pourquoi la musique peut-elle améliorer la performance de votre équipe« ). Des salariés malheureux sont deux fois plus malades, six fois plus absents, deux fois moins créatifs, ce qui représente un surcoût estimé, en France, à près de 60 milliards d’euros. Des salariés heureux sont quant à eux neuf fois plus loyaux, et beaucoup plus productifs (de 12 à 31% selon les études). Cela permet aussi aux managers de mieux décrypter les comportements, d’analyser les résistances aux changements, de maîtriser le stress, de stimuler la motivation des collaborateurs et en définitive de mieux affirmer son leadership.

Porter un regard neuf

Concrètement, cela se fait au travers de programmes de formation ou sous la forme de coaching individuel. La première étape consiste à expliquer le fonctionnement du cerveau, partant du principe que la compréhension des mécanismes cérébraux est une condition préalable indispensable à toute évolution future. Une fois cette connaissance de base acquise, il faut accompagner l’individu dans le processus de changement mental qu’il devra opérer, de manière à envisager ses problématiques professionnelles selon un nouveau prisme. Ceci passe par l’inhibition du cerveau automatique inconscient et la stimulation du cerveau adaptatif via une meilleure activation du cortex préfrontal. C’est ainsi qu’un individu pourra modifier ses représentations mentales (certitudes, freins, peurs, croyances limitantes…), porter un regard neuf sur son environnement professionnel, et apporter des solutions nouvelles et efficaces à des problématiques anciennes, récurrentes et non résolues, notamment en termes de gestion d’équipes et du stress.

Les managers étant souvent en mal de moyens pour apaiser les tensions, les neurosciences sont perçues aujourd’hui par les DRH comme un recours possible et prometteur pour repenser le management… et le réinventer. A l’heure où l’autorité coercitive fondée sur l’obéissance aveugle et résignée ne fonctionne plus, et où l’hyper digitalisation perturbe l’ensemble de nos rites et rythmes de vie, les techniques neurocognitives (TCC) apportent un éclairage pertinent et efficace en complément des pédagogies actuelles. Elles offrent, en effet, à celles et ceux qui le souhaitent la possibilité de découvrir leurs capacités insoupçonnées.

Adapter la réalité du travail au fonctionnement cérébral

Le défi majeur est de réussir à révolutionner notre mode de management pour répondre aux aspirations nouvelles des salariés, managers et dirigeants. C’est précisément la promesse du neuromanagement, qui explore toutes les notions fondamentales relatives au monde du travail : l’engagement, la confiance, l’autonomie, la responsabilisation, la coopération, l’altruisme, le bien-être, l’empathie, etc.

L’avenir managérial passe par une prise de conscience de la nécessité de devoir diriger différemment. C’est toute la logique organisationnelle qu’il nous faut inverser : adapter le monde du travail à la réalité du fonctionnement cérébral, et non l’inverse. Beaucoup de managers reconnaissent vouloir apporter plus de sérénité, de motivation, de bien-être à leurs équipes et à eux-mêmes. Pour y parvenir, la maîtrise du fonctionnement cérébral, à l’origine de nos pensées, émotions et comportements, est essentielle. Comme le souligne le président du Medef, Pierre Gattaz, « Nous sommes à un moment charnière de l’histoire du management. Il est urgent de remettre l’homme au cœur de l’entreprise et de ré-enchanter le travail. En inaugurant une nouvelle ère : celle du capitalisme humain, visant à dessiner les contours de nouvelles relations moins conflictuelles, plus apaisées au service d’une ambition et du bien communs. »

Harvard Business Review France, par Ricardo Croati, Erwan Devèze

Peut-on gérer ses émotions ?

de Christophe André


« On ne peut pas mettre le vent en cage », dit le proverbe. De même, on ne peut totalement contrôler ses émotions. Mais meuniers et marins savaient autrefois se servir du vent, comme aujourd’hui les fabricants d’éoliennes. Peut-on alors « se servir » de ses émotions, en utiliser la force sans se faire emporter ou dominer par elles ? Tout un courant de la recherche contemporaine en psychologie, tant fondamentale que clinique, s’attache à réfléchir à ce point…

Les émotions au quotidien

On ne peut pas ne pas ressentir d’émotions et ne pas être influencé par elles. L’humain, comme tous les mammifères, est équipé de série d’un logiciel de réactivité émotionnelle : nous n’avons pas besoin d’apprendre la peur ou la colère, mais l’environnement nous apprendra par contre de quoi avoir ou non peur, sur quoi nous mettre ou pas en colère, etc. Le déclenchement des émotions est automatique : seule leur régulation est sous le contrôle ? relatif ? de notre volonté. Les émotions représentent ainsi une forme d’intelligence préverbale et préconsciente. Elles sont des structures préparées de réponses, intervenant de manière automatique dans les processus adaptatifs. Depuis Charles Darwin, nous savons que nous disposons d’une gamme d’émotions dites « fondamentales » ? colère, tristesse, joie, honte… ? qui sont innées et universelles, et remplissent une fonction adaptative précise (voir tableau 1). Seules l’expression et la modulation de ces émotions ? mais non leur existence ? dépendent de l’environnement.

Cependant, la valeur adaptative des réactions émotionnelles est fortement altérée lors des maladies des émotions, les « troubles émotionnels » du DSM (états dépressifs et anxiophobiques), où les sujets ressentent des activations anormalement intenses et fréquentes de leurs émotions fondamentales : les déprimés souffriront de bouffées de désarroi et de tristesse hors de proportion avec les événements qui les auront facilitées, les phobiques pourront éprouver des attaques de panique (peurs violentissimes et incontrôlables) en l’absence de danger objectif.

Mais les émotions fondamentales, intenses et brèves, ne sont pas ce que nous ressentons le plus fréquemment dans notre quotidien : les grandes frayeurs ou les grosses colères sont finalement (et heureusement) plutôt rares, et nous sommes plus souvent habités par des états plus complexes mais non moins influents, des émotions subtiles, discrètes, comme les humeurs (« mood » en anglais) ou les émotions mixtes (se sentir à la fois triste et heureux, par exemple lors d’une cérémonie à l’occasion d’un changement de vie personnelle ou professionnelle). Les troubles liés aux émotions discrètes ou dérivées (se sentir souvent mélancolique, inquiet ou irritable) seront eux plus souvent en cause dans des pathologies moins sévères, ou lors de difficultés d’ajustement chez l’individu « normal », c’est-à-dire ne souffrant pas forcément de maladie psychologique avérée. Leur importance est en effet majeure dans la notion de « bien-être subjectif ». D’où la multiplication récente des recherches sur l’humeur dans le cadre de la « positive psychology » (comment aider les individus à construire ou renforcer leur équilibre émotionnel et psychologique) mais aussi dans celui de la psychiatrie préventive (comment éviter les récurrences chez les personnes ayant présenté un trouble émotionnel).

Les stratégies spontanées de gestion des émotions

Des stratégies spontanées, ou du moins de déclenchement automatique, existent chez chacun d’entre nous, par rapport à nos états émotionnels quotidiens, notamment lorsqu’ils sont peu agréables : penser à autre chose, parler à un proche, faire du sport ... De nombreuses croyances populaires existent par rapport au bien-fondé de ces différentes attitudes de gestion spontanée des émotions.

Emprunts à la philosophie bouddhiste

Le versant cognitif des TCC cherche lui à mettre en évidence les aspects inadaptés des croyances concernant les émotions (« gueuler un bon coup, ça me soulagera », « si je me sens ridicule, c’est que je suis ridicule ») et à montrer aux patients que leur vision du monde est parasitée par leurs émotions (le déprimé qui, influencé par son humeur, est convaincu que « le monde est triste et court à sa perte, à quoi bon faire des efforts pour vivre ? »). Les techniques cognitives se donnent pour but d’aider les patients à plus de recul et de critique envers les contenus émotionnels et les pensées que ces derniers vont susciter. Car le rôle des émotions sur les cognitions est premier, en temporalité et en puissance, comme l’avait remarqué le duc La Rochefoucauld, qui écrivait : « L’esprit sera toujours la dupe du cœur. »Les TCC permettent aussi un « recadrage cognitif » de nature à réguler et rediriger les processus émotionnels. Par exemple dans l’envie, cette émotion suscitée par le fait de voir autrui posséder quelque chose que l’on n’a pas : celle-ci est souvent inévitable, mais on peut transformer une envie hostile (« pourquoi cet arriviste incompétent a-t-il ce que je n’ai pas ? ») ou dépressive (« je suis minable de ne pas avoir ça ») en envie émulative (« comment s’y est-il pris pour obtenir cela, et comment pourrais-je y arriver moi-même ? »). Ce qui est relativement plus confortable et nettement plus adaptatif.

Tout un courant récent des psychothérapies humanistes et cognitives, intégrant largement des principes de la philosophie bouddhiste, insiste en matière de troubles émotionnels, sur les techniques d’acceptation. Plutôt que de refuser l’expérience émotionnelle (chercher à chasser la tristesse, à nier la frustration ou l’envie, voire à récuser le bonheur pour ne pas souffrir de sa disparition ultérieure), les thérapeutes encouragent alors leurs patients à l’accepter pleinement. Mais seulement en tant qu’expérience, sans y adhérer d’un point de vue jugemental. Exemple : si je me sens triste à la suite d’un revers, accepter et accueillir cette tristesse, en prenant soin de ne pas plonger dans les deux écueils qui seraient, d’une part, d’en faire le socle d’un « embrayage cognitif » (me mettre à généraliser sur mon incompétence, mon sombre avenir, etc.), ce qui serait me soumettre durablement à elle (au lieu de la maintenir à sa place de simple signal d’alarme ponctuel à propos de quelque chose qui ne va pas dans ma vie), d’autre part, chercher à écarter l’émotion de ma conscience (en me changeant les idées dans le sport, l’alcool, les échanges sociaux…) : ne pas en tenir compte serait une autre manière d’en faire un mauvais usage (si je suis triste, c’est que quelque chose ne va pas, que je peux peut-être améliorer : la situation ou ma sensibilité à la situation). Ainsi, l’entraînement aux techniques de méditation de type mindfullness (de pleine conscience), qui constituent en de petits exercices réguliers de maintien de l’attention dans l’instant présent (sans juger, ni anticiper, ni ruminer : juste être là) et d’observation « neutre » de ses états émotionnels, a montré son efficacité dans la prévention des rechutes dépressives chez des patients ayant déjà présenté au moins trois épisodes dépressifs majeurs.

Enfin, les bénéfices des émotions positives dans la régulation globale des émotions commencent à être assez largement documentés. On sait que ressentir fréquemment des émotions positives est un facilitateur de bonne santé physique, de créativité, d’altruisme, d’autocontrôle, et évidemment une composante importante du sentiment de bien-être subjectif. Toute la question est de savoir s’il est possible d’apprendre en quelque sorte aux personnes à se rendre un peu plus heureuses que leurs apprentissages passés ou éventuels déterminants biologiques ne les y prédisposeraient spontanément. Là encore, des travaux préliminaires, conduits notamment auprès de patients anciennement déprimés (dont on suppose qu’ils présentent à la fois une vulnérabilité aux émotions négatives et une relative incompétence aux émotions positives), à qui l’on propose des «well-being therapies », sorte de psychothérapies cognitives centrées sur les états psychologiques agréables, semblent inciter à le penser.

« L’esprit règne, mais ne gouverne pas », écrivait Paul Valéry. De même, notre raison doit partager le pouvoir avec les émotions en matière de conduite de nos existences. L’intelligence émotionnelle réside exactement en cela : un bon usage des émotions. Ces dernières sont de très efficaces signaux d’alarme (la colère pour les frustrations, la peur pour les dangers, la tristesse pour les pertes et insatisfactions, l’envie pour les écarts entre nous et les autres, etc.), mais une fois ce rôle d’alarme accompli, il ne fait pas si bon les laisser continuer à diriger nos existences. Elles sont, selon la formule, de « bons serviteurs et mauvais maîtres »…. Seulement voilà, elles sont un matériau vivant, parfois violent, et gérer ses émotions ressemble en général davantage à l’art ? gratifiant mais risqué ? de l’équitation qu’à celui ? plus paisible ? de la bicyclette…

Peut-on gérer ses émotions ? Christophe André

 

Rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais

Rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais

Publié le 12 décembre 2016

par Etienne Schappler


« Je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais » – Xavier Dolan

 

Nous avons tous entendu parler de cette personne qui réussit, qui surfe sur la vague, qui ne semble pas avoir d’obstacles… Parfois, nous l’envions, parfois nous la jalousons.

« C’est vrai ! Pourquoi cette personne ? Moi aussi je me démène jour après jour pour faire de mes rêves ma vie ! Pourquoi pas moi ? »

Il n’y a pas de réponse toute faite à cette question. Il y a juste à dire que derrière toute réussite se cachent des moments de doutes, de découragements, de chutes, de travail, et un peu, vraiment un petit peu… de chance !

Mais aussi, derrière toutes ces réussites, se cache un rêve.

Un bien grand rêve !

Rêver

Le rêve est un mélange de réalité, d’imagination, d’émotions et de ce qu’on a mangé au dîner la veille.

Mais rêver c’est aussi se dire « pourquoi pas ? » C’est une voix qui murmure « essayons », coincée entre le « c’est sans issue » de la raison et le « c’est impossible » de la fierté. Rêver tout haut, rêver éveillé, c’est ce qui nous permet d’échapper quelques instants à notre quotidien, celui qui ne nous convient pas forcément.

Rêver fait du bien, mais rêver ne suffit pas lorsque l’on veut se dépasser, lorsque l’on veut avoir des choses que nous n’avons jamais eues. Car rêver nous emmène dans une projection de nous-mêmes qui se trouve hors de notre zone de confort. Et tout ce que nous voulons est en dehors de notre zone de confort, sinon, nous l’aurions déjà.

Ainsi, rêver fait partie de notre chemin de vie. Pour réaliser ce rêve, et, comme disait Antoine de Saint Exupéry, pour faire de sa vie un rêve et de ce rêve sa réalité, il va falloir oser.

Oser

Oui, oser ! La première et seule étape à faire pour franchir la frontière rêve-réalité est d’oser. Oser se montrer, oser s’affirmer, oser se tromper, oser parler…

Oser, c’est perdre ses repères, c’est aller dans l’inconnu.

Nous pourrions ne pas oser et ne rien faire, cela nous permettrait d’être sûrs de ce qu’on ferait demain.

Oser est la première impulsion qui nous met en mouvement. C’est difficile. Au début surtout. Il faudra souvent oser. Il va être nécessaire de reculer, redéfinir ses priorités, se mettre quelque temps dans l’ombre. Car, pour lancer une flèche loin dans l’horizon, ne faut-il pas tendre l’arc à bous de bras ? Ne faut-il pas que la flèche recule pour aller plus loin ?

Oser, encore et encore, de mieux en mieux…

Ainsi oser est la première et seule étape qui nous fait passer du rêve à la réalité. Et, quand nous la touchons, cette nouvelle réalité, quand nous avons enfin couru ce sprint source d’angoisse et d’inconnu mélangé à l’émerveillement de la découverte d’un monde où tout est possible, vient le marathon, vient le travail, pour faire de cette zone inconnue sa nouvelle zone de confort.

Travailler

Le marathon : c’est là que beaucoup de personnes abandonnent.

Il y a une différence entre les personnes qui font ce qu’elles font pour un statut social, une reconnaissance personnelle ou un gain d’argent, et les personnes qui font ce qu’elles font parce que c’est leur vocation.

Travailler demande du courage, de la vision et de l’endurance. Travailler nous donnera quelques nuits d’insomnie, des doutes, des peurs. Au fil du temps, notre entourage nous dira de plus en plus d’arrêter, de rentrer dans le rang, de faire un vrai métier.

Un vrai métier…

Nous nous sentirons de plus en plus seuls…

Alors le choix, inévitablement, se posera devant nous : tout arrêter ou ne pas abandonner.

Ne pas abandonner

Question très personnelle ! Dans tous les cas, personne n’aura le droit de nous juger. Nous avons eu le courage de nous lancer ! Combien de personnes rêvent d’essayer de vivre leur rêve sans jamais oser ?

Nous, nous l’avons fait !

Mais si nous continuons ! Si, malgré tout, nous persévérons ! Alors là, et seulement à ce moment-là se produit une magie presque imperceptible : c’est à ce moment-là qu’une nouvelle porte s’ouvre, une porte que nous avions du mal à imaginer.

Nous commençons à rencontrer des gens qui sont comme nous, qui croient en leurs rêves, en leurs vocations. Nous découvrons des idées nouvelles, des partenariats possibles.

Nous commençons à voir que nos projets portent leurs fruits, qu’ils sont réalisables. Nous commençons à connaître notre sujet du bout des doigts, et de ces mêmes doigts, à toucher ce qui nous paraissait impossible la veille.

« C’est possible ! »

Oui, nous passons du rêve à la réalité, et nous découvrons que c’est possible.

Alors ne pas abandonner prend sa place dans notre vie. Lorsque les moments de doutes, de peurs et les envies de tout laisser tomber reviendront, nous serons plus à même de résister à l’abandon pour la simple et bonne raison que nous aurons déjà touché cet inconnu qui n’en sera plus un. Nous aurons déjà franchi cette nouvelle porte.

Et ça, ça vaut tous les trésors du monde !

 

Alors, pour nous, pour notre entourage, pour tous ceux qui croient que c’est possible, pour tous ceux qui ne savent pas que c’est impossible, pour tous ceux qui nous demandent de tout arrêter, pour tous ceux qui nous demandent comment on fait, pour nos doutes, nos questions, notre équilibre, notre monde :

Rêvons, osons, travaillons, et n’abandonnons jamais !

https://www.linkedin.com/pulse/r%C3%AAve-ose-travaille-et-nabandonne-jamais-etienne-schappler

 

 

Oublier la phobie des araignées !

Oublier sa peur des araignées sans s’en rendre compte

Des chercheurs pensent avoir mis au point une nouvelle thérapie d’exposition pour traiter les phobies… de façon inconsciente.

Phobie des araignées, des clowns, du vide, des endroits confinés, de l’avion… Toutes ces peurs irrationnelles sont le plus souvent traitées par des techniques dites d’exposition : en confrontant régulièrement le patient au stimulus de sa peur mais en y associant une récompense ou en le plaçant dans des conditions agréables, on parvient parfois à lui faire oublier sa peur ou, au moins, à l’atténuer. Mais pour certaines personnes souffrant de phobie grave ou de stress post-traumatique, cette exposition, même contrôlée, est impossible… du moins, de façon consciente. Car Ai Koizumi et ses collègues du Laboratoire de neurosciences computatiolles à Kyoto au Japon et de l’université Columbia à New York, ont testé une nouvelle approche :  ils confrontent les patients avec leur stimulus phobique, à leur insu, et leur délivrent à ce moment une récompense, là encore inconsciente. Et leur peur s’évanouit !

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont d’abord « conditionné » 17 volontaires à développer une peur d’un stimulus douloureux : ils leur ont montré des lignes colorées (rouges ou vertes) en les associant à des chocs électriques sans danger mais désagréables. Les sujets étaient alors conscients de la procédure. Quand on leur montrait ensuite les lignes de couleur, ils manifestaient de la peur – mesurée par l’augmentation de la conductance de leur peau, caractéristique d’une sudation. Puis Koizumi et ses collègues ont « renforcé » ce conditionnement en répétant l’exposition pendant trois jours, mais de façon inconsciente : les lignes étaient cette fois grises et les sujets devaient penser à autre chose (en l’occurrence, ils devaient utiliser des stratégies mentales pour augmenter la taille d’un disque).

Dans le même temps, pendant le conditionnement et pendant le renforcement, le cortex visuel primaire des participants était observé par imagerie cérébrale. Les images révèlent que l’exposition inconsciente au stimulus entraîne la même activité neuronale que l’exposition consciente. En d’autres termes, même inconscient, le renforcement réactivait et consolidait la même « trace » neuronale que le conditionnement initial. Et les sujets manifestaient les mêmes réactions de peur dans les deux situations.

Enfin, Koizumi et ses collègues ont « déconditionné », sans leur dire, certains des volontaires, c’est-à-dire « éteint » leur peur, également par renforcement neuronal. Pour ce faire, ils ont associé une récompense plus ou moins importante (une somme d’argent) au disque que les sujets tentaient de faire grossir et rétrécir, et ce, quand l’activité cérébrale associée au stimulus inconscient (les barres grises) se manifestait dans leur cerveau.

Résultat : lorsqu’elles étaient exposées consciemment aux lignes rouges ou vertes par la suite, les personnes ayant reçu des récompenses n’avaient plus peur, contrairement à celles qui n’en avaient pas eues. L’expérience a aussi révélé que le conditionnement s’accompagne d’une augmentation de l’activité de l’amygdale, un centre cérébral impliqué dans les émotions, et notamment la peur. C’est concordant avec ce que l’on observe dans le cerveau de patients atteints de phobies ou de stress post-traumatique. En revanche, le renforcement inconscient correspond à une diminution de l’activité du cortex préfrontal ventromédian, alors que dans les thérapies d’exposition consciente, cette région est davantage activée quand les sujets « oublient » leur peur. Cette méthode met donc probablement en œuvre d’autres circuits cérébraux qu’il reste à identifier.

Toujours est-il que cette thérapie d’exposition « inconsciente » semble efficace. Koizumi et ses collègues pensent qu’elle pourrait venir en aide aux patients qui ne supportent vraiment pas la vue des araignées – ou d’autres objets –, même en photo. À condition qu’en clinique, on dispose du matériel d’imagerie nécessaire à l’identification des motifs d’activité neuronale associés au stimulus de peur, afin de pouvoir présenter la récompense quand ils s’activent.

De Bénédicte Salthun-Lassalle – Cerveau & Psycho – 12 décembre 2016

“Les Vertus de l’Échec”

Bonjour à tous,

J’espère que vous êtes en bonne forme et prêts à apprécier la beauté d’un automne qui a pointé le bout de son nez.

Je vous recommande la lecture de ce livre :
“Les vertus de l’échec » de Charles Pépinflore-damien-coaching-echec-reussite-positif-gagnant

Nous sommes tous axés « réussite », non !?

Nous aimons tous les « échecs », non ?!
Ah non ? Et pourtant, ils sont très moteurs, porteurs, motivateurs et bien d’autres choses encore.

Pour ma part, j’adore mes échecs. Je ne me noie pas dedans, je ne m’en délecte pas mais ils me donnent de la force, des objectifs, de nouvelles directions et bien d’autres choses encore alors oui, je les aime et oui, j’avance. C’est une vraie force et je transmets cette vision et cette capacité à mes clients. Changer de perspective, changer sa façons de faire, cela ouvre de multiples possibilités.

Car quoi, la vie est un jeu, alors s’amuser à se challenger pour obtenir des objectifs qui sont possibles, pour avancer vers des buts qui nous tiennent à cœur et qui vont faire que nous allons vivre la vie de nos rêves, je trouve cela très rigolo, même si je me prends des casseroles parfois, pas grave. Je ne fais pas n’importe quoi, n’importe comment et je tire profit de mes expériences positives, comme négatives.

Alors, Vive les échecs 🙂

Flore DAMIEN

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-d-ali-baddou/l-invite-d-ali-baddou-23-septembre-2016

Procrastination : 15 solutions concrètes

15 solutions concrètes pour arrêter de tout remettre au lendemain

« Je le ferai plus tard… demain… un jour… pas eu le temps… trop compliqué… » Ces phrases vous disent quelque chose ? C’est que vous êtes, ou que avez dans votre entourage un procrastineur, c’est-à-dire un individu qui repousse inlassablement à plus tard tout ce qu’il entreprend. Procrastiner serait-il une fatalité ? Non ! La preuve en 15 solutions concrètes pour se libérer d’un mal qui pourrit votre vie ou celle des autres.

Vous vous réveillez le matin plein d’entrain, prêt à bouffer le monde et, enfin, à abattre la liste de choses à faire scotchée à votre frigo, sans jamais y parvenir ? Il y a de fortes chances pour que vous procrastiniez, du latin « pro » (« en avant ») « crastinus » (« du lendemain »). « Voilà c’est ça, je suis atteint de procrastination », vous dites-vous maintenant certainement, soulagé de pouvoir mettre un mot sur ce mal qui vous ronge, et que vous préférez considérer comme incurable. C’est pourtant là que vous vous trompez. Car, ainsi que l’explique le coach Michaël Ferrari dans son livre « Stop à la procrastination, c’est malin »*, la procrastination ne fait pas partie de vous comme un pan inaltérable de votre personnalité. Cela n’est qu’un symptôme  de votre mauvaise gestion du temps dont il va vous falloir trouver la cause.

Pourquoi est-ce que vous procrastinez ?

Parmi elles, on trouve dans le désordre et de manière non hiérarchisée :

– La minimisation de l’importance et de l’urgence de vos projets (en gros, si une voiture vous fonçait dessus, vous ne vous poseriez pas 100 fois la question avant de bouger vos fesses),

– La peur du changement (faire un bilan de santé, prendre ce fameux rendez-vous avec votre boss, passer votre permis, faire un régime… autant d’événements qui bouleverseraient vos petites habitudes, ce qui ne vous enchante guère),

– Le perfectionnisme (vous êtes du genre à vous dire que refaire du sport sans en faire deux heures par jour ne sert à rien, et donc ne faites rien),

– Le désir de préserver votre estime personnelle (car oui, remettre au lendemain, c’est éviter le risque d’échouer… mais aussi de réussir, mais ça vous ne vous le dites pas).

L’objectif, pour vous guérir de cette addiction à la procrastination, va être de déterminer ces causes, ainsi que les situations qui invariablement vous font remettre à plus tard, afin de vous défaire progressivement de cette mauvaise habitude, comme un fumeur de sa clope post-café.

Préparez le terrain pour votre processus de guérison

Pour ce faire, il vous faudra également focaliser sur les bénéfices, puisque bien souvent votre procrastination vous aura fait perdre de l’argent (abonnements en tous genre jamais résiliés) ou même un peu de votre santé à cause du stress généré par ces nuits d’angoisse passées à lister tout ce que vous n’avez pas fait.

Last but not least, vous devez, comme si vous entrepreniez un régime, être réellement prêt à changer. Votre salut passera par des étapes difficiles, et vous devrez souvent forcer votre nature pour remettre sur de bons rails votre faculté à gérer ces tâches quotidiennes que vous n’arrivez plus à caser dans un planning digne de ce nom. Un désir tiède vous mènerait tout droit à l’échec. Notez dès lors votre désir de réussite sur une échelle de 1 à 10, acceptez de faire des efforts et suivez ces conseils.

Et n’oubliez pas que pour décoller, une fusée consomme plus de la moitié de son carburant simplement pour s’extraire de la gravité terrestre…

C’est parti.

15 solutions concrètes pour vous en sortir

  1. Focalisez vos efforts sur des objectifs simples et immédiats. Décomposez vos objectifs en étapes et concentrez-vous uniquement sur le prochain objectif, un à la fois (courir, c’est 1/ enfiler votre tenue de sport 2/ mettre vos chaussures 3/ courir pendant les 30 premières secondes…).
  2. Listez ce que vous devez faire en un jour, puis en une semaine, et faites un point entre ce que vous avez réalisé et votre liste de départ. Si l’écart est trop grand, c’est que vous ne savez pas jauger ce qui est réaliste pour vous. Or, plus l’écart est grand, plus vous risquez de vous enfermer à nouveau dans la procrastination.flore-damien-todolist-gestion-temps
  3. Bloquez systématiquement 1 heure par semaine pour travailler sur le projet qui vous tient à cœur, sans sortir votre sempiternel joker « je n’ai pas le temps » (excuse irrecevable à partir de maintenant. Vous avez bien le temps de traîner sur les réseaux sociaux ou les sites d’infos n’est-ce pas ?).
  4. Ne vous engagez pas hâtivement auprès d’autrui, mais prenez le temps de réfléchir à la réalisation potentielle ou non du projet proposé (même s’il s’agit de remplacer l’ampoule de la salle de bains avant la fin de la journée).
  5. Comptabilisez le temps que vous passez sur chaque tâche. C’est fastidieux certes, mais avec l’habitude, tout sera bientôt enregistré directement dans votre tête comme par enchantement.
  6. Listez chaque fois que vous sentez que vous allez craquer les avantages/inconvénients à reporter ou bien à passer à l’action.
  7. Coupez le Wifi.flore-damien-organisation-travail-mails
  8. Consultez vos emails à des horaires définis (une, deux, trois fois par jour par exemple, mais pas de manière continue).
  9. Lorsque vous décidez de vous laisser un temps donné pour réaliser une tâche, programmez l’extinction de votre ordinateur. Cela devrait vos passer l’envie de filer voir des lolcats.flore-damien-organisation-temps-gestion
  10. Faites tomber les limites mentales (celles qui envahissent votre esprit et vous poussent à l’inaction : « Je manque de temps », « Je ne l’ai jamais fait », « les boîtes qui marchent, après tout, ça n’arrive presque jamais », « Je suis trop vieux pour changer »…). Étendez au contraire votre zone de confort en acceptant de vous mettre en danger.
  11. Établissez des rétro-plannings en partant de la date butoir de votre projet.flore-damien-organisation-travail
  12. Surestimez toujours le temps que vous allez mettre à la réalisation d’une tâche (multipliez par 2, voire par 3). Vous éviterez la déception, et pourrez pallier les impondérables qui font trébucher tout procrastineur qui se respecte.
  13. Offrez-vous des récompenses. Soyez une mère pour vous-même (soyez indulgent, cessez de culpabiliser et surtout, de viser la perfection).
  14. Adoptez la règle du report unique, comme pour les rendez-vous (une fois mais pas deux).
  15. Adoptez la stratégie d’engagement positive : protégez-vous de vous-même en vous engageant volontairement auprès de quelqu’un afin de ne pas enterrer vite fait bien fait toutes ces bonnes résolutions à peine ce papier lu et cet onglet refermé !

Pour ce faire, dites-vous non pas « demain, j’arrête (de remettre à demain) » mais « maintenant, je m’y mets ». Chiche.

A partager avec tous vos compagnons d’infortune.

Par Adèle Bréau – Publié le Mardi 09 Septembre 2014 sur www.terrafemina.com

 

Danemark : cours d’ empathie obligatoires !

Danemark : dans les écoles les cours d’ empathie sont obligatoires

Danemark : dans les écoles les cours d’empathie sont obligatoires

Ressentir et comprendre les émotions de son entourage : tel est le but de ces cours uniques au monde… dont la France et d’autres pays devraient s’inspirer.

Pour qu’un gamin ait toutes les chances de s’épanouir, l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et des mathématiques est quelque chose d’indispensable. Mais ça ne suffit pas. Il en faut beaucoup plus pour être bien dans ses baskets et dans sa tête. Et ça, les Danois l’ont bien compris : ce pays est le seul au monde où les écoles enseignent l’empathie ! Et si c’était ça le secret du territoire le plus heureux du monde ?

D’après le Larousse, l’empathie est définie comme « la faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent. » Autrement dit, l’empathie désigne la capacité des gens à écouter les autres et à comprendre leurs sentiments.

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Danemark : dans les écoles les cours d’empathie sont obligatoires

C’est cela qu’apprennent les jeunes Danois de 6 à 16 ans, à raison d’une heure de cours par semaine, et ce depuis une loi de 1993.

Alors, bien sûr, l’empathie ne s’enseigne pas comme on enseigne la grammaire ou la règle de trois. Il n’y a pas de méthode ni de devoirs à rendre. Mais ça s’enseigne quand même.

Lors de ces cours, les élèves sont tout simplement invités à communiquer, à écouter et à échanger entre eux. Par exemple, pour trouver une solution commune à un problème ou alors pour partager un gâteau qu’ils ont fait ensemble.

Ça n’a l’air de rien mais ces moments précieux forgent les enfants pour toujours. Or, par les temps qui courent, ce n’est pas un luxe, c’est juste essentiel.

Une étude menée par l’université du Michigan, démontre en effet que les collégiens d’aujourd’hui sont beaucoup moins empathiques que ceux des années 1980 et 1990.

Raison invoquée ?

L’explosion du narcissisme et le règne du « Moi, je. »

Conséquence de ce renfermement sur soi : selon cette étude, 1/3 des collégiens seraient déprimés…

Apprendre à un enfant à ressentir les émotions de son entourage ne fait donc pas uniquement du bien à l’entourage, mais aussi à l’enfant en question : être empathique augmente ses chances de devenir un adulte heureux, épanoui et équilibré.

Pour conclure, c’est au moins aussi important qu’un cours d’anglais, de mathématiques ou de grammaires !

Si le Danemark trône à la première place des pays les plus heureux de la Terre, ça ne doit rien au hasard. Notre ministère de l’Éducation nationale pourrait en prendre de la graine, non ?

Source : “Sain et naturel”

 

Pervers narcissique : Comment échapper au roi des connards ?

Pervers narcissique :

Comment échapper au roi des connards ?

Il est l’un des pires énergumènes sur lequel on puisse tomber, l’un des plus dramatiquement irrésistibles aussi. Car le pervers narcissique est un prédateur à sang froid, passé maître dans l’art de la séduction et de la manipulation. Comment le repérer ? Comment fonctionne-t-il et comment échapper à son emprise dévastatrice ? A l’occasion de la sortie de l’excellent “Mon Roi” de Maïwenn, le psychanalyste Jean-Charles Bouchoux, auteur du livre “Les pervers narcissiques”, nous livre les clés pour mieux comprendre (et éviter) ces redoutables tombeurs.


Elle ressemble à un petit animal fragile, perdu, inquiet. Lui, grand félin élégant, a le verbe haut, la démarche gracieuse, le sourire vorace et le regard qui frise. Il la dévore des yeux, la happe. Le piège se referme. Et soudain, le regard bleu s’assombrit et vrille. Il l’écrase, l’humilie, s’échappe. Elle tente de le rattraper, mais il esquive de plus belle avant de revenir à genoux.

“Si ta vie fait des hauts et des bas, ça veut dire que tu es vivante. Quand tout est plat, c’est que tu es morte”, tente-t-il de justifier.
Mais comment tenir debout lorsqu’on chevauche des montagnes russes émotionnelles ?

Ce tango toxique mené par le pervers narcissique, beaucoup de femmes l’ont dansé. Disséqué avec finesse par Maïwenn dans son nouveau film Mon Roi, il est d’autant plus éprouvant qu’il est magistralement interprété par Vincent Cassel en prédateur d’une séduction folle et Emmanuelle Bercot dans le rôle de la proie brisée (qui lui a valu un prix d’interprétation au Festival de Cannes 2015). Et que l’histoire est universelle.

Comme l’héroïne de Mon Roi, ce despote affectif nous a eue d’une œillade, d’un sourire. Dans son regard, nous nous étions vue désirable. Et si c’était enfin le bon ? Enivrée par ses mots d’amour, intoxiquée par ses baisers, nous l’avons laissé s’immiscer sous notre peau frémissante et tout a commencé à pourrir. Les piques se multiplient, les étreintes se défont, les mots doux se font âcres. On se déchire, on s’oublie, on se nie. Et cette boule qui nous broie le palpitant du matin jusqu’au soir. Jusqu’à la fuite, presque salutaire, pour que ce lent cauchemar s’arrête enfin. Mais, alors que nous tentons de nous relever et de nous reconstruire, il revient à la charge pour se repaître de notre cœur en lambeaux. Le schéma du pervers narcissique est immuable, son emprise sur ses victimes totale.

Pour mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre dans cette relation en perpétuelle déconstruction, nous avons interrogé Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste, psychothérapeute, auteur du livre Les pervers narcissiques. Il nous explique qui sont ces (faux) amoureux, leur mode de fonctionnement et comment les combattre.


Y a-t-il un profil type du pervers narcissique ?

Jean-Charles Bouchoux : Je préfère parler de mécanismes de défense. Ces mécanismes sont employés par des personnes qui sont à la limite de la folie, de la psychose, et qui les utilisent pour ne pas devenir fous. Ce qui est surprenant, c’est de retrouver des mécanismes absolument identiques d’une personne à l’autre. C’est souvent les victimes qui viennent me voir en me racontant des scènes qui sont toutes exactement identiques d’une personne à l’autre.

Quels sont ces fameux mécanismes de défense ?

Tout ce qui est du côté de l’identification projective. La personne qui emploie des mécanismes de pervers narcissique ne peut pas envisager la moindre tache sur son vernis. Elle est une personne absolument parfaite. Dès qu’un problème se pose au sein du couple, au sein de l’entreprise ou au sein de la famille, c’est toujours de la faute d’une personne qui est désignée comme le bouc-émissaire.

Les femmes sont-elles aussi enclines à la perversion narcissique que les hommes ?

Oui, je dirais 50%.

Dans le film Mon roi, le pervers narcissique joué par Vincent Cassel est dépeint comme quelqu’un de très séduisant, très sociable. Cela correspond-t-il au “profil” ?

Oui, tout à fait. Ce sont des personnes qui ont besoin de briller, qui ont besoin d’être reconnues et qui arrivent souvent à être reconnues d’ailleurs. Et donc à chaque fois qu’elles auraient un “défaut”, quelque chose qu’elles souhaiteraient cacher, elles l’attribuent à un autre. C’est de l’identification projective. Par exemple, dans un couple, si jamais une personne qui emploie des mécanismes de pervers narcissique voit quelqu’un qui pourrait lui plaire, elle va se retrouver à être immédiatement jalouse de sa compagne/son compagnon. Le pervers narcissique ne supporte pas l’idée que cette personne puisse lui être infidèle.

Comment se présente le “schéma” classique du pervers narcissique ?

Au fondement des relations perverses, il y a l’angoisse d’abandon à la fois chez la personne qui emploie des mécanismes pervers, mais aussi chez sa victime. Il y a d’abord une phase de séduction qui passe par les mots, où on promet tout et n’importe quoi, et après, très délicatement, très doucement, on glisse vers quelque chose de pervers : c’est l’autre qui est menacé d’être abandonné. Là encore, il y a ce mécanisme de projection : j’ai peur d’être abandonné -> je te menace de t’abandonner. A ce moment-là, par réflexe, la victime s’accroche. Et cela va très très bien à la personnalité perverse. La perversion narcissique consiste à embobiner quelqu’un pour l’empêcher de partir tout en lui disant : “Attention, je vais te mettre dehors”. C’est pour lui faire vivre l’angoisse que lui-même ressent.

Dans Mon Roi, le pervers narcissique dit “Je t’aime” dès la première nuit et veut ardemment un enfant. Est-ce symptomatique ?

Oui. Dire “je t’aime” trop vite, c’est ne pas appartenir à la réalité : on projette un fantasme dans l’autre. On l’a tous plus ou moins fait : on vit une rupture difficile, on tourne la page, on rencontre quelqu’un et sur ce quelqu’un, vous projetez l’amour de celui que vous avez perdu. En réalité, vous n’êtes pas vraiment amoureux. Cela vous fait juste du bien de dire “Je t’aime”. Cela arrive à tout le monde, ce n’est pas extrêmement pervers.

Quant au désir d’enfant, une personnalité qui entretient des mécanismes de pervers narcissique est quelqu’un qui est dans l’angoisse de l’abandon. Elle va donc tout faire pour mettre en place des liens difficiles voire impossibles à rompre. Cela peut donc être un enfant, de l’argent qu’il va vous emprunter et ne vous rendra pas… Pas parce qu’il veut vous voler mais parce qu’il veut garder le lien. Tant qu’il y a cette dette, tant qu’il y a cet enfant, on est obligé de communiquer. Et si vous partez, il y a la rupture et en plus, la perte de l’argent et éventuellement la perte de l’enfant. D’ailleurs, il y a des hommes qui finissent par ne plus voir leurs propres enfants.

Quelle est la différence entre un pervers narcissique et un phobique de l’engagement ?

On peut être phobique de l’engagement sans tenter de détruire l’autre ! Le phobique de l’engagement peut partir à la première occasion, c’est une forme d’hystérie, mais on n’est pas dans le champ de la perversion.

Est-ce le pervers narcissique qui prend la décision de quitter l’autre ?

La rupture vient rarement du pervers narcissique, même si cela arrive. C’est le cas quand il se sent démasqué, quand l’autre lui dit : ” Ça va, j’ai compris ton fonctionnement, je vais commencer à le faire savoir… “. La victime ne reste intéressante tant qu’elle ne met pas en danger son pervers. Mais à partir du moment où elle a compris ce qu’il se passait, l’autre va se trouver une nouvelle victime plus confortable et partir. Pour rejouer la même chose, bien sûr. Au final, le pervers narcissique est un quelqu’un qui planque une dépression et qu’il ne veut pas voir en face. Car pour guérir d’une dépression, il faut déjà commencer à l’accepter. Et comme il ne l’accepte pas, il a tendance à projeter sa dépression dans l’autre et à le rendre à son tour dépressif.

Le pervers revient-il systématiquement à la charge après la rupture ?

Il revient très souvent, oui. Un des symptômes, c’est le besoin de vérifier sa toute-puissance. Et il le fait en revenant et on va lui ouvrir les bras. Combien de personnes m’ont dit : ” Nous avions arrêté, pour moi, c’était définitivement terminé. Et puis il est revenu, il était absolument charmant, il a réussi à me convaincre en me disant : ‘J’ai compris mon erreur et je te présente même des excuses…'”. Et très rapidement, la situation redevient la même…

Dans Mon Roi, la victime jouée par Emmanuelle Bercot est une fille “normale”, presque banale.

Elle doit avoir de grandes qualités. Une chose étonnante, c’est que le pervers critique tout le temps sa victime, mais en réalité, quelque part, il l’admire. Et ça, il ne le supporte pas. Il a le sentiment que l’autre est supérieur à lui. A la fois, il en joue dans le sens où il va s’enorgueillir de ça (“Regardez, je suis quelqu’un de tellement bien que je plais à cette personne qui est tellement bien”), et en même temps, il fait tout dévaloriser l’autre. C’est son moyen à lui d’éviter que l’autre prenne trop la confiance et le quitte. Inconsciemment, le pervers narcissique a le sentiment qu’il ne vaut rien. S’il est avec quelqu’un de bien et que cette personne s’en aperçoit, forcément, elle va partir.

Il y a donc une forme de jalousie…

Oui, une jalousie constante.

Abandonnique, brillante… Quels sont les autres “critères de sélection” de la victime idéale du pervers narcissique ?

C’est toujours quelqu’un qui a une faille narcissique, qui doute fortement de ses qualités. Elle peut être structurelle, car on a été éduqué par des parents ou dans un milieu qui ne nous ont pas valorisé, ou conjoncturelle. Quand vous trouvez un nouvel emploi, même si vous êtes avez les compétences, vous doutez : il va falloir que je plaise, que j’y arrive, que je brille… Quelqu’un qui voudrait vous effondrer à ce moment-là va profiter de votre doute pour vous enfoncer.

Prend-il du plaisir à détruire l’autre ?

Le profil-type n’existe pas : il y a des personnes qui emploient des mécanismes de pervers narcissique lorsqu’elles vont très mal, mais qui, en temps normal, ne sont pas des pourris. Il y a une forme de personnalité où les personnes se sont installées dans cette relation extrêmement confortable pour elles. Et là, si au début, ce sont des mécanismes de défense, très rapidement, il peut y avoir une jouissance à détruire l’autre. A ce moment-là, on peut parler de sadique narcissique.

Vous décrivez le pervers comme un “vomisseur”.

C’est le phénomène de projection : c’est toujours à cause de toi que ça va mal. Comme lors d’un gastro, on vomit son poison, son virus, le pervers narcissique vomit le moindre conflit interne. Il ne supporte pas. Par exemple : une dame rentre dans la voiture de son mari, il fait une marche arrière et emboutit la voiture de sa femme. Il se retourne immédiatement vers elle en lui disant : “Mais enfin, tu ne te gares jamais là d’habitude !”. Il ne peut pas envisager la moindre culpabilité, ça le rendrait malade.

L’éducation joue-t-elle dans la construction d’un pervers narcissique ?

Oui, un enfant-roi peut donner quelqu’un de pervers, car c’est quelqu’un qui ne supporte pas la frustration.

Comment identifier le pervers narcissique, quels sont les signaux d’alerte ?

La perversion narcissique s’appuie sur une relation difficile à défaire : soit un enfant avec ses parents, soit un employé avec son chef de service ou son patron, soit un couple. On a donc toujours une relation filiale, de subordination ou une relation amoureuse. Dans le cadre du couple, la question à se poser, c’est : “Est-ce que je suis bien dans cette relation ?”. C’est la question que je pose aux personnes qui viennent consulter. Si vous êtes bien dans cette relation, qu’il soit pervers ou pas, peu importe.

Est-il possible d’échapper définitivement à l’emprise du pervers narcissique ?

Oui, en partant et s’il insiste, on appelle la police. Alors c’est plus compliqué quand il y a des enfants au milieu ou qu’il y a un salaire. Et c’est pratiquement impossible s’il s’agit des parents et que la victime est mineure. Car en plus, c’est pratiquement indémontrable.

Comment s’échapper lorsqu’on est en prise avec un pervers narcissique dans le cadre du travail ?

C’est beaucoup plus compliqué. Tout d’abord, il faut s’en apercevoir et comprendre pourquoi on se sent mal, pourquoi on se sent tout le temps coupable. En entreprise, il y a des mécanismes qui sont absolument abominables et d’une subtilité incroyable. Par exemple, on va vous donner une tâche, avec le sourire (car le pervers narcissique n’est pas forcément quelqu’un qui fait la gueule ou vous insulte- il en est d’autant plus dangereux).Il va dire : “J’ai confiance en vous, je vous confie cette mission”. Au départ, cela vous rend joyeux qu’on ait confiance en vous. Le problème, c’est que cette mission, vous ne pourrez pas la réaliser soit parce que vous n’en avez pas les compétences, soit parce qu’on ne vous en donne pas les moyens. Et très rapidement, on va vous dire : “Malgré toute la confiance que j’avais placée en vous, vous m’avez déçu”. C’est toujours très violent, mais pas forcément très agressif.

En quoi la rupture amoureuse est-elle particulièrement dévastatrice pour la victime ?

La leçon à recevoir, c’est que lui non plus n’est pas tout-puissant. C’est ce que Freud appelait la castration. A un moment donné, il faut l’accepter et s’en aller. Même si le fait de partir peut amener l’autre à une forme de décompensation. Peut-être qu’il va tomber malade parce qu’on est parti(e), mais ce n’est pas notre responsabilité : il était déjà malade avant nous. Ça, c’est dévastateur. Quant au pervers, est-ce que ce n’est pas ce qui peut lui arriver de mieux, de se retourner face à sa pathologie ? Finalement, cela pose la question de la compassion : l’amour ne consiste pas à dire à l’autre : ‘Continue à être ce que tu es, ça marche’. Quand on part, il faut lui dire que ça ne marche pas. Tant qu’on reste, on lui envoie le signal que ça marche très bien et qu’il peut continuer.

Comment aider un proche qui est embourbé dans ce type de relation ?

C’est extrêmement difficile sinon impossible. C’est une question qu’on me pose très souvent. C’est le choix de notre enfant, de notre amie, de notre parent d’être aux côtés d’un pervers narcissique. De quel droit les en empêcher ? La seule chose qui fâche, c’est que l’un des mécanismes que met en place le pervers est l’isolement de sa victime. Il va lui expliquer que ses amis ne valent rien, que ses parents ne valent rien ou pire, dans les cas les plus graves, il les séduit et les amis ou la famille de la victime se retournent contre elle et prennent parti pour le pervers…

Ce qu’on peut faire, c’est dire à son amie ou à son parent : “J’ai remarqué qu’on se voyait beaucoup moins maintenant, je respecte mais sache que ma porte t’est ouverte”. Le plus beau cadeau qu’on puisse lui faire, c’est d’aller bien soi-même, prendre soin de soi et prendre soin des autres. Si la victime voit qu’elle vit un truc abominable et que vous êtes épanouie et qu’en plus, vous lui dites que vous êtes là pour elle, elle finira peut-être par revenir à vos côtés. Et vous serez là pour l’accueillir. Mais lui dire : “Tu es avec un pervers”, ça ne marche pas. Cela renvoie à nos relations d’adolescent lorsque nos parents nous interdisaient de fréquenter untel ou untel. Cela nous en rapprochait même plus.

Le pervers narcissique peut-il aimer un jour ?

Malheureusement pour lui, il a une structure psychique qui l’en empêche. Je ne crois pas donc qu’il soit capable d’aimer. Il faudrait qu’il arrive à évoluer. Et la seule façon dont il pourrait évoluer, ce serait d’être quitté, de se retrouver face à sa dépression (car oui, c’est bien une dépression qu’il planque), et à ce moment-là, envisager de se soigner. Mais je ne connais pas de cas.

Le pervers narcissique a-t-il conscience d’être un pervers narcissique ?

Il ne peut pas en avoir conscience. Cela serait insupportable pour lui. Il ne supporte pas l’idée de la culpabilité. Donc il ne PEUT pas être coupable. Celui qui va mal, c’est toujours l’autre. Et l’autre, dans ce cas, devient son médicament. Car c’est parce qu’il fait porter à l’autre ses propres travers que lui va bien.

Au final, le pervers narcissique est-il lui aussi une “victime” ?

Oui, il est victime de ses schémas. Mais contrairement à la victime, il ne cherche pas à en sortir. Finalement, c’est confortable pour lui.

http://www.terrafemina.com/article/pervers-narcissique-comment-echapper-au-roi-des-connards_a290913/1

Par Catherine ROCHON – 21 octobre 2015 – Terrafemina

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