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Oublier la phobie des araignées !

Oublier sa peur des araignées sans s’en rendre compte

Des chercheurs pensent avoir mis au point une nouvelle thérapie d’exposition pour traiter les phobies… de façon inconsciente.

Phobie des araignées, des clowns, du vide, des endroits confinés, de l’avion… Toutes ces peurs irrationnelles sont le plus souvent traitées par des techniques dites d’exposition : en confrontant régulièrement le patient au stimulus de sa peur mais en y associant une récompense ou en le plaçant dans des conditions agréables, on parvient parfois à lui faire oublier sa peur ou, au moins, à l’atténuer. Mais pour certaines personnes souffrant de phobie grave ou de stress post-traumatique, cette exposition, même contrôlée, est impossible… du moins, de façon consciente. Car Ai Koizumi et ses collègues du Laboratoire de neurosciences computatiolles à Kyoto au Japon et de l’université Columbia à New York, ont testé une nouvelle approche :  ils confrontent les patients avec leur stimulus phobique, à leur insu, et leur délivrent à ce moment une récompense, là encore inconsciente. Et leur peur s’évanouit !

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont d’abord « conditionné » 17 volontaires à développer une peur d’un stimulus douloureux : ils leur ont montré des lignes colorées (rouges ou vertes) en les associant à des chocs électriques sans danger mais désagréables. Les sujets étaient alors conscients de la procédure. Quand on leur montrait ensuite les lignes de couleur, ils manifestaient de la peur – mesurée par l’augmentation de la conductance de leur peau, caractéristique d’une sudation. Puis Koizumi et ses collègues ont « renforcé » ce conditionnement en répétant l’exposition pendant trois jours, mais de façon inconsciente : les lignes étaient cette fois grises et les sujets devaient penser à autre chose (en l’occurrence, ils devaient utiliser des stratégies mentales pour augmenter la taille d’un disque).

Dans le même temps, pendant le conditionnement et pendant le renforcement, le cortex visuel primaire des participants était observé par imagerie cérébrale. Les images révèlent que l’exposition inconsciente au stimulus entraîne la même activité neuronale que l’exposition consciente. En d’autres termes, même inconscient, le renforcement réactivait et consolidait la même « trace » neuronale que le conditionnement initial. Et les sujets manifestaient les mêmes réactions de peur dans les deux situations.

Enfin, Koizumi et ses collègues ont « déconditionné », sans leur dire, certains des volontaires, c’est-à-dire « éteint » leur peur, également par renforcement neuronal. Pour ce faire, ils ont associé une récompense plus ou moins importante (une somme d’argent) au disque que les sujets tentaient de faire grossir et rétrécir, et ce, quand l’activité cérébrale associée au stimulus inconscient (les barres grises) se manifestait dans leur cerveau.

Résultat : lorsqu’elles étaient exposées consciemment aux lignes rouges ou vertes par la suite, les personnes ayant reçu des récompenses n’avaient plus peur, contrairement à celles qui n’en avaient pas eues. L’expérience a aussi révélé que le conditionnement s’accompagne d’une augmentation de l’activité de l’amygdale, un centre cérébral impliqué dans les émotions, et notamment la peur. C’est concordant avec ce que l’on observe dans le cerveau de patients atteints de phobies ou de stress post-traumatique. En revanche, le renforcement inconscient correspond à une diminution de l’activité du cortex préfrontal ventromédian, alors que dans les thérapies d’exposition consciente, cette région est davantage activée quand les sujets « oublient » leur peur. Cette méthode met donc probablement en œuvre d’autres circuits cérébraux qu’il reste à identifier.

Toujours est-il que cette thérapie d’exposition « inconsciente » semble efficace. Koizumi et ses collègues pensent qu’elle pourrait venir en aide aux patients qui ne supportent vraiment pas la vue des araignées – ou d’autres objets –, même en photo. À condition qu’en clinique, on dispose du matériel d’imagerie nécessaire à l’identification des motifs d’activité neuronale associés au stimulus de peur, afin de pouvoir présenter la récompense quand ils s’activent.

De Bénédicte Salthun-Lassalle – Cerveau & Psycho – 12 décembre 2016

Procrastination : 15 solutions concrètes

15 solutions concrètes pour arrêter de tout remettre au lendemain

« Je le ferai plus tard… demain… un jour… pas eu le temps… trop compliqué… » Ces phrases vous disent quelque chose ? C’est que vous êtes, ou que avez dans votre entourage un procrastineur, c’est-à-dire un individu qui repousse inlassablement à plus tard tout ce qu’il entreprend. Procrastiner serait-il une fatalité ? Non ! La preuve en 15 solutions concrètes pour se libérer d’un mal qui pourrit votre vie ou celle des autres.

Vous vous réveillez le matin plein d’entrain, prêt à bouffer le monde et, enfin, à abattre la liste de choses à faire scotchée à votre frigo, sans jamais y parvenir ? Il y a de fortes chances pour que vous procrastiniez, du latin « pro » (« en avant ») « crastinus » (« du lendemain »). « Voilà c’est ça, je suis atteint de procrastination », vous dites-vous maintenant certainement, soulagé de pouvoir mettre un mot sur ce mal qui vous ronge, et que vous préférez considérer comme incurable. C’est pourtant là que vous vous trompez. Car, ainsi que l’explique le coach Michaël Ferrari dans son livre « Stop à la procrastination, c’est malin »*, la procrastination ne fait pas partie de vous comme un pan inaltérable de votre personnalité. Cela n’est qu’un symptôme  de votre mauvaise gestion du temps dont il va vous falloir trouver la cause.

Pourquoi est-ce que vous procrastinez ?

Parmi elles, on trouve dans le désordre et de manière non hiérarchisée :

– La minimisation de l’importance et de l’urgence de vos projets (en gros, si une voiture vous fonçait dessus, vous ne vous poseriez pas 100 fois la question avant de bouger vos fesses),

– La peur du changement (faire un bilan de santé, prendre ce fameux rendez-vous avec votre boss, passer votre permis, faire un régime… autant d’événements qui bouleverseraient vos petites habitudes, ce qui ne vous enchante guère),

– Le perfectionnisme (vous êtes du genre à vous dire que refaire du sport sans en faire deux heures par jour ne sert à rien, et donc ne faites rien),

– Le désir de préserver votre estime personnelle (car oui, remettre au lendemain, c’est éviter le risque d’échouer… mais aussi de réussir, mais ça vous ne vous le dites pas).

L’objectif, pour vous guérir de cette addiction à la procrastination, va être de déterminer ces causes, ainsi que les situations qui invariablement vous font remettre à plus tard, afin de vous défaire progressivement de cette mauvaise habitude, comme un fumeur de sa clope post-café.

Préparez le terrain pour votre processus de guérison

Pour ce faire, il vous faudra également focaliser sur les bénéfices, puisque bien souvent votre procrastination vous aura fait perdre de l’argent (abonnements en tous genre jamais résiliés) ou même un peu de votre santé à cause du stress généré par ces nuits d’angoisse passées à lister tout ce que vous n’avez pas fait.

Last but not least, vous devez, comme si vous entrepreniez un régime, être réellement prêt à changer. Votre salut passera par des étapes difficiles, et vous devrez souvent forcer votre nature pour remettre sur de bons rails votre faculté à gérer ces tâches quotidiennes que vous n’arrivez plus à caser dans un planning digne de ce nom. Un désir tiède vous mènerait tout droit à l’échec. Notez dès lors votre désir de réussite sur une échelle de 1 à 10, acceptez de faire des efforts et suivez ces conseils.

Et n’oubliez pas que pour décoller, une fusée consomme plus de la moitié de son carburant simplement pour s’extraire de la gravité terrestre…

C’est parti.

15 solutions concrètes pour vous en sortir

  1. Focalisez vos efforts sur des objectifs simples et immédiats. Décomposez vos objectifs en étapes et concentrez-vous uniquement sur le prochain objectif, un à la fois (courir, c’est 1/ enfiler votre tenue de sport 2/ mettre vos chaussures 3/ courir pendant les 30 premières secondes…).
  2. Listez ce que vous devez faire en un jour, puis en une semaine, et faites un point entre ce que vous avez réalisé et votre liste de départ. Si l’écart est trop grand, c’est que vous ne savez pas jauger ce qui est réaliste pour vous. Or, plus l’écart est grand, plus vous risquez de vous enfermer à nouveau dans la procrastination.flore-damien-todolist-gestion-temps
  3. Bloquez systématiquement 1 heure par semaine pour travailler sur le projet qui vous tient à cœur, sans sortir votre sempiternel joker « je n’ai pas le temps » (excuse irrecevable à partir de maintenant. Vous avez bien le temps de traîner sur les réseaux sociaux ou les sites d’infos n’est-ce pas ?).
  4. Ne vous engagez pas hâtivement auprès d’autrui, mais prenez le temps de réfléchir à la réalisation potentielle ou non du projet proposé (même s’il s’agit de remplacer l’ampoule de la salle de bains avant la fin de la journée).
  5. Comptabilisez le temps que vous passez sur chaque tâche. C’est fastidieux certes, mais avec l’habitude, tout sera bientôt enregistré directement dans votre tête comme par enchantement.
  6. Listez chaque fois que vous sentez que vous allez craquer les avantages/inconvénients à reporter ou bien à passer à l’action.
  7. Coupez le Wifi.flore-damien-organisation-travail-mails
  8. Consultez vos emails à des horaires définis (une, deux, trois fois par jour par exemple, mais pas de manière continue).
  9. Lorsque vous décidez de vous laisser un temps donné pour réaliser une tâche, programmez l’extinction de votre ordinateur. Cela devrait vos passer l’envie de filer voir des lolcats.flore-damien-organisation-temps-gestion
  10. Faites tomber les limites mentales (celles qui envahissent votre esprit et vous poussent à l’inaction : « Je manque de temps », « Je ne l’ai jamais fait », « les boîtes qui marchent, après tout, ça n’arrive presque jamais », « Je suis trop vieux pour changer »…). Étendez au contraire votre zone de confort en acceptant de vous mettre en danger.
  11. Établissez des rétro-plannings en partant de la date butoir de votre projet.flore-damien-organisation-travail
  12. Surestimez toujours le temps que vous allez mettre à la réalisation d’une tâche (multipliez par 2, voire par 3). Vous éviterez la déception, et pourrez pallier les impondérables qui font trébucher tout procrastineur qui se respecte.
  13. Offrez-vous des récompenses. Soyez une mère pour vous-même (soyez indulgent, cessez de culpabiliser et surtout, de viser la perfection).
  14. Adoptez la règle du report unique, comme pour les rendez-vous (une fois mais pas deux).
  15. Adoptez la stratégie d’engagement positive : protégez-vous de vous-même en vous engageant volontairement auprès de quelqu’un afin de ne pas enterrer vite fait bien fait toutes ces bonnes résolutions à peine ce papier lu et cet onglet refermé !

Pour ce faire, dites-vous non pas « demain, j’arrête (de remettre à demain) » mais « maintenant, je m’y mets ». Chiche.

A partager avec tous vos compagnons d’infortune.

Par Adèle Bréau – Publié le Mardi 09 Septembre 2014 sur www.terrafemina.com

 

Pervers narcissique : Comment échapper au roi des connards ?

Pervers narcissique :

Comment échapper au roi des connards ?

Il est l’un des pires énergumènes sur lequel on puisse tomber, l’un des plus dramatiquement irrésistibles aussi. Car le pervers narcissique est un prédateur à sang froid, passé maître dans l’art de la séduction et de la manipulation. Comment le repérer ? Comment fonctionne-t-il et comment échapper à son emprise dévastatrice ? A l’occasion de la sortie de l’excellent “Mon Roi” de Maïwenn, le psychanalyste Jean-Charles Bouchoux, auteur du livre “Les pervers narcissiques”, nous livre les clés pour mieux comprendre (et éviter) ces redoutables tombeurs.


Elle ressemble à un petit animal fragile, perdu, inquiet. Lui, grand félin élégant, a le verbe haut, la démarche gracieuse, le sourire vorace et le regard qui frise. Il la dévore des yeux, la happe. Le piège se referme. Et soudain, le regard bleu s’assombrit et vrille. Il l’écrase, l’humilie, s’échappe. Elle tente de le rattraper, mais il esquive de plus belle avant de revenir à genoux.

“Si ta vie fait des hauts et des bas, ça veut dire que tu es vivante. Quand tout est plat, c’est que tu es morte”, tente-t-il de justifier.
Mais comment tenir debout lorsqu’on chevauche des montagnes russes émotionnelles ?

Ce tango toxique mené par le pervers narcissique, beaucoup de femmes l’ont dansé. Disséqué avec finesse par Maïwenn dans son nouveau film Mon Roi, il est d’autant plus éprouvant qu’il est magistralement interprété par Vincent Cassel en prédateur d’une séduction folle et Emmanuelle Bercot dans le rôle de la proie brisée (qui lui a valu un prix d’interprétation au Festival de Cannes 2015). Et que l’histoire est universelle.

Comme l’héroïne de Mon Roi, ce despote affectif nous a eue d’une œillade, d’un sourire. Dans son regard, nous nous étions vue désirable. Et si c’était enfin le bon ? Enivrée par ses mots d’amour, intoxiquée par ses baisers, nous l’avons laissé s’immiscer sous notre peau frémissante et tout a commencé à pourrir. Les piques se multiplient, les étreintes se défont, les mots doux se font âcres. On se déchire, on s’oublie, on se nie. Et cette boule qui nous broie le palpitant du matin jusqu’au soir. Jusqu’à la fuite, presque salutaire, pour que ce lent cauchemar s’arrête enfin. Mais, alors que nous tentons de nous relever et de nous reconstruire, il revient à la charge pour se repaître de notre cœur en lambeaux. Le schéma du pervers narcissique est immuable, son emprise sur ses victimes totale.

Pour mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre dans cette relation en perpétuelle déconstruction, nous avons interrogé Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste, psychothérapeute, auteur du livre Les pervers narcissiques. Il nous explique qui sont ces (faux) amoureux, leur mode de fonctionnement et comment les combattre.


Y a-t-il un profil type du pervers narcissique ?

Jean-Charles Bouchoux : Je préfère parler de mécanismes de défense. Ces mécanismes sont employés par des personnes qui sont à la limite de la folie, de la psychose, et qui les utilisent pour ne pas devenir fous. Ce qui est surprenant, c’est de retrouver des mécanismes absolument identiques d’une personne à l’autre. C’est souvent les victimes qui viennent me voir en me racontant des scènes qui sont toutes exactement identiques d’une personne à l’autre.

Quels sont ces fameux mécanismes de défense ?

Tout ce qui est du côté de l’identification projective. La personne qui emploie des mécanismes de pervers narcissique ne peut pas envisager la moindre tache sur son vernis. Elle est une personne absolument parfaite. Dès qu’un problème se pose au sein du couple, au sein de l’entreprise ou au sein de la famille, c’est toujours de la faute d’une personne qui est désignée comme le bouc-émissaire.

Les femmes sont-elles aussi enclines à la perversion narcissique que les hommes ?

Oui, je dirais 50%.

Dans le film Mon roi, le pervers narcissique joué par Vincent Cassel est dépeint comme quelqu’un de très séduisant, très sociable. Cela correspond-t-il au “profil” ?

Oui, tout à fait. Ce sont des personnes qui ont besoin de briller, qui ont besoin d’être reconnues et qui arrivent souvent à être reconnues d’ailleurs. Et donc à chaque fois qu’elles auraient un “défaut”, quelque chose qu’elles souhaiteraient cacher, elles l’attribuent à un autre. C’est de l’identification projective. Par exemple, dans un couple, si jamais une personne qui emploie des mécanismes de pervers narcissique voit quelqu’un qui pourrait lui plaire, elle va se retrouver à être immédiatement jalouse de sa compagne/son compagnon. Le pervers narcissique ne supporte pas l’idée que cette personne puisse lui être infidèle.

Comment se présente le “schéma” classique du pervers narcissique ?

Au fondement des relations perverses, il y a l’angoisse d’abandon à la fois chez la personne qui emploie des mécanismes pervers, mais aussi chez sa victime. Il y a d’abord une phase de séduction qui passe par les mots, où on promet tout et n’importe quoi, et après, très délicatement, très doucement, on glisse vers quelque chose de pervers : c’est l’autre qui est menacé d’être abandonné. Là encore, il y a ce mécanisme de projection : j’ai peur d’être abandonné -> je te menace de t’abandonner. A ce moment-là, par réflexe, la victime s’accroche. Et cela va très très bien à la personnalité perverse. La perversion narcissique consiste à embobiner quelqu’un pour l’empêcher de partir tout en lui disant : “Attention, je vais te mettre dehors”. C’est pour lui faire vivre l’angoisse que lui-même ressent.

Dans Mon Roi, le pervers narcissique dit “Je t’aime” dès la première nuit et veut ardemment un enfant. Est-ce symptomatique ?

Oui. Dire “je t’aime” trop vite, c’est ne pas appartenir à la réalité : on projette un fantasme dans l’autre. On l’a tous plus ou moins fait : on vit une rupture difficile, on tourne la page, on rencontre quelqu’un et sur ce quelqu’un, vous projetez l’amour de celui que vous avez perdu. En réalité, vous n’êtes pas vraiment amoureux. Cela vous fait juste du bien de dire “Je t’aime”. Cela arrive à tout le monde, ce n’est pas extrêmement pervers.

Quant au désir d’enfant, une personnalité qui entretient des mécanismes de pervers narcissique est quelqu’un qui est dans l’angoisse de l’abandon. Elle va donc tout faire pour mettre en place des liens difficiles voire impossibles à rompre. Cela peut donc être un enfant, de l’argent qu’il va vous emprunter et ne vous rendra pas… Pas parce qu’il veut vous voler mais parce qu’il veut garder le lien. Tant qu’il y a cette dette, tant qu’il y a cet enfant, on est obligé de communiquer. Et si vous partez, il y a la rupture et en plus, la perte de l’argent et éventuellement la perte de l’enfant. D’ailleurs, il y a des hommes qui finissent par ne plus voir leurs propres enfants.

Quelle est la différence entre un pervers narcissique et un phobique de l’engagement ?

On peut être phobique de l’engagement sans tenter de détruire l’autre ! Le phobique de l’engagement peut partir à la première occasion, c’est une forme d’hystérie, mais on n’est pas dans le champ de la perversion.

Est-ce le pervers narcissique qui prend la décision de quitter l’autre ?

La rupture vient rarement du pervers narcissique, même si cela arrive. C’est le cas quand il se sent démasqué, quand l’autre lui dit : ” Ça va, j’ai compris ton fonctionnement, je vais commencer à le faire savoir… “. La victime ne reste intéressante tant qu’elle ne met pas en danger son pervers. Mais à partir du moment où elle a compris ce qu’il se passait, l’autre va se trouver une nouvelle victime plus confortable et partir. Pour rejouer la même chose, bien sûr. Au final, le pervers narcissique est un quelqu’un qui planque une dépression et qu’il ne veut pas voir en face. Car pour guérir d’une dépression, il faut déjà commencer à l’accepter. Et comme il ne l’accepte pas, il a tendance à projeter sa dépression dans l’autre et à le rendre à son tour dépressif.

Le pervers revient-il systématiquement à la charge après la rupture ?

Il revient très souvent, oui. Un des symptômes, c’est le besoin de vérifier sa toute-puissance. Et il le fait en revenant et on va lui ouvrir les bras. Combien de personnes m’ont dit : ” Nous avions arrêté, pour moi, c’était définitivement terminé. Et puis il est revenu, il était absolument charmant, il a réussi à me convaincre en me disant : ‘J’ai compris mon erreur et je te présente même des excuses…'”. Et très rapidement, la situation redevient la même…

Dans Mon Roi, la victime jouée par Emmanuelle Bercot est une fille “normale”, presque banale.

Elle doit avoir de grandes qualités. Une chose étonnante, c’est que le pervers critique tout le temps sa victime, mais en réalité, quelque part, il l’admire. Et ça, il ne le supporte pas. Il a le sentiment que l’autre est supérieur à lui. A la fois, il en joue dans le sens où il va s’enorgueillir de ça (“Regardez, je suis quelqu’un de tellement bien que je plais à cette personne qui est tellement bien”), et en même temps, il fait tout dévaloriser l’autre. C’est son moyen à lui d’éviter que l’autre prenne trop la confiance et le quitte. Inconsciemment, le pervers narcissique a le sentiment qu’il ne vaut rien. S’il est avec quelqu’un de bien et que cette personne s’en aperçoit, forcément, elle va partir.

Il y a donc une forme de jalousie…

Oui, une jalousie constante.

Abandonnique, brillante… Quels sont les autres “critères de sélection” de la victime idéale du pervers narcissique ?

C’est toujours quelqu’un qui a une faille narcissique, qui doute fortement de ses qualités. Elle peut être structurelle, car on a été éduqué par des parents ou dans un milieu qui ne nous ont pas valorisé, ou conjoncturelle. Quand vous trouvez un nouvel emploi, même si vous êtes avez les compétences, vous doutez : il va falloir que je plaise, que j’y arrive, que je brille… Quelqu’un qui voudrait vous effondrer à ce moment-là va profiter de votre doute pour vous enfoncer.

Prend-il du plaisir à détruire l’autre ?

Le profil-type n’existe pas : il y a des personnes qui emploient des mécanismes de pervers narcissique lorsqu’elles vont très mal, mais qui, en temps normal, ne sont pas des pourris. Il y a une forme de personnalité où les personnes se sont installées dans cette relation extrêmement confortable pour elles. Et là, si au début, ce sont des mécanismes de défense, très rapidement, il peut y avoir une jouissance à détruire l’autre. A ce moment-là, on peut parler de sadique narcissique.

Vous décrivez le pervers comme un “vomisseur”.

C’est le phénomène de projection : c’est toujours à cause de toi que ça va mal. Comme lors d’un gastro, on vomit son poison, son virus, le pervers narcissique vomit le moindre conflit interne. Il ne supporte pas. Par exemple : une dame rentre dans la voiture de son mari, il fait une marche arrière et emboutit la voiture de sa femme. Il se retourne immédiatement vers elle en lui disant : “Mais enfin, tu ne te gares jamais là d’habitude !”. Il ne peut pas envisager la moindre culpabilité, ça le rendrait malade.

L’éducation joue-t-elle dans la construction d’un pervers narcissique ?

Oui, un enfant-roi peut donner quelqu’un de pervers, car c’est quelqu’un qui ne supporte pas la frustration.

Comment identifier le pervers narcissique, quels sont les signaux d’alerte ?

La perversion narcissique s’appuie sur une relation difficile à défaire : soit un enfant avec ses parents, soit un employé avec son chef de service ou son patron, soit un couple. On a donc toujours une relation filiale, de subordination ou une relation amoureuse. Dans le cadre du couple, la question à se poser, c’est : “Est-ce que je suis bien dans cette relation ?”. C’est la question que je pose aux personnes qui viennent consulter. Si vous êtes bien dans cette relation, qu’il soit pervers ou pas, peu importe.

Est-il possible d’échapper définitivement à l’emprise du pervers narcissique ?

Oui, en partant et s’il insiste, on appelle la police. Alors c’est plus compliqué quand il y a des enfants au milieu ou qu’il y a un salaire. Et c’est pratiquement impossible s’il s’agit des parents et que la victime est mineure. Car en plus, c’est pratiquement indémontrable.

Comment s’échapper lorsqu’on est en prise avec un pervers narcissique dans le cadre du travail ?

C’est beaucoup plus compliqué. Tout d’abord, il faut s’en apercevoir et comprendre pourquoi on se sent mal, pourquoi on se sent tout le temps coupable. En entreprise, il y a des mécanismes qui sont absolument abominables et d’une subtilité incroyable. Par exemple, on va vous donner une tâche, avec le sourire (car le pervers narcissique n’est pas forcément quelqu’un qui fait la gueule ou vous insulte- il en est d’autant plus dangereux).Il va dire : “J’ai confiance en vous, je vous confie cette mission”. Au départ, cela vous rend joyeux qu’on ait confiance en vous. Le problème, c’est que cette mission, vous ne pourrez pas la réaliser soit parce que vous n’en avez pas les compétences, soit parce qu’on ne vous en donne pas les moyens. Et très rapidement, on va vous dire : “Malgré toute la confiance que j’avais placée en vous, vous m’avez déçu”. C’est toujours très violent, mais pas forcément très agressif.

En quoi la rupture amoureuse est-elle particulièrement dévastatrice pour la victime ?

La leçon à recevoir, c’est que lui non plus n’est pas tout-puissant. C’est ce que Freud appelait la castration. A un moment donné, il faut l’accepter et s’en aller. Même si le fait de partir peut amener l’autre à une forme de décompensation. Peut-être qu’il va tomber malade parce qu’on est parti(e), mais ce n’est pas notre responsabilité : il était déjà malade avant nous. Ça, c’est dévastateur. Quant au pervers, est-ce que ce n’est pas ce qui peut lui arriver de mieux, de se retourner face à sa pathologie ? Finalement, cela pose la question de la compassion : l’amour ne consiste pas à dire à l’autre : ‘Continue à être ce que tu es, ça marche’. Quand on part, il faut lui dire que ça ne marche pas. Tant qu’on reste, on lui envoie le signal que ça marche très bien et qu’il peut continuer.

Comment aider un proche qui est embourbé dans ce type de relation ?

C’est extrêmement difficile sinon impossible. C’est une question qu’on me pose très souvent. C’est le choix de notre enfant, de notre amie, de notre parent d’être aux côtés d’un pervers narcissique. De quel droit les en empêcher ? La seule chose qui fâche, c’est que l’un des mécanismes que met en place le pervers est l’isolement de sa victime. Il va lui expliquer que ses amis ne valent rien, que ses parents ne valent rien ou pire, dans les cas les plus graves, il les séduit et les amis ou la famille de la victime se retournent contre elle et prennent parti pour le pervers…

Ce qu’on peut faire, c’est dire à son amie ou à son parent : “J’ai remarqué qu’on se voyait beaucoup moins maintenant, je respecte mais sache que ma porte t’est ouverte”. Le plus beau cadeau qu’on puisse lui faire, c’est d’aller bien soi-même, prendre soin de soi et prendre soin des autres. Si la victime voit qu’elle vit un truc abominable et que vous êtes épanouie et qu’en plus, vous lui dites que vous êtes là pour elle, elle finira peut-être par revenir à vos côtés. Et vous serez là pour l’accueillir. Mais lui dire : “Tu es avec un pervers”, ça ne marche pas. Cela renvoie à nos relations d’adolescent lorsque nos parents nous interdisaient de fréquenter untel ou untel. Cela nous en rapprochait même plus.

Le pervers narcissique peut-il aimer un jour ?

Malheureusement pour lui, il a une structure psychique qui l’en empêche. Je ne crois pas donc qu’il soit capable d’aimer. Il faudrait qu’il arrive à évoluer. Et la seule façon dont il pourrait évoluer, ce serait d’être quitté, de se retrouver face à sa dépression (car oui, c’est bien une dépression qu’il planque), et à ce moment-là, envisager de se soigner. Mais je ne connais pas de cas.

Le pervers narcissique a-t-il conscience d’être un pervers narcissique ?

Il ne peut pas en avoir conscience. Cela serait insupportable pour lui. Il ne supporte pas l’idée de la culpabilité. Donc il ne PEUT pas être coupable. Celui qui va mal, c’est toujours l’autre. Et l’autre, dans ce cas, devient son médicament. Car c’est parce qu’il fait porter à l’autre ses propres travers que lui va bien.

Au final, le pervers narcissique est-il lui aussi une “victime” ?

Oui, il est victime de ses schémas. Mais contrairement à la victime, il ne cherche pas à en sortir. Finalement, c’est confortable pour lui.

http://www.terrafemina.com/article/pervers-narcissique-comment-echapper-au-roi-des-connards_a290913/1

Par Catherine ROCHON – 21 octobre 2015 – Terrafemina

Empathie & leadership, le nouveau duo gagnant

Par

Aujourd’hui, tout leader qui se respecte doit faire preuve d’empathie envers son équipe. Mais l’empathie se prescrit-elle ? Comment faire pour la développer ? Qu’apporte-t-elle au monde de l’entreprise ? Décryptage.


Je me suis toujours intéressé aux autres“, confie Bill Clinton dans son autobiographie, Ma vie. “Je voulais faire leur connaissance, les comprendre, ressentir leurs émotions.” Le Président américain faisait ainsi preuve d’empathie dans sa capacité à créer et tisser un lien de confiance avec l’autre, afin qu’il se sente totalement pris en compte. Une prouesse dans un monde où l’individu est sans cesse happé par les écrans et le flot incessant d’informations, incapable de se concentrer sur l’ici et le maintenant. D’après une application iPhone mise au point par un certain Matt Killingsworth, les pensées vagabondes occuperaient notre esprit plus de 47% du temps !

Plus leader que manager

« Le leader empathique, c’est celui qui découvre que la relation prime sur le contenu », martèle Franck Martin, auteur de nombreux ouvrages dont Le pouvoir des gentils et Managez humain, c’est rentable ! Plus que jamais, l’écoute active s’avère être une qualité indispensable pour quiconque souhaiterait faire preuve de leadership, et non pas simplement se cantonner au rôle de manager. Pour mémoire, le leader n’est pas forcément celui qui détient l’autorité dans un cadre hiérarchique, mais celui qui fait autorité, à l’instar de grandes figures internationales comme Gandhi ou Mandela. Pour Franck Martin, « la bienveillance, la pédagogie, l’empathie et la compassion étaient le seul moyen pour eux de construire leur crédibilité et d’espérer faire adhérer le plus grand nombre à leur vision ».

 

Mieux se connaître pour développer son empathie

L’empathie, c’est être capable de se mettre dans les chaussures de l’autre en intégrant ses critères, ses valeurs, son expérience. Franck Martin va même plus loin en parlant de compassion, « le stade ultime de l’empathie qui suppose l’acceptation inconditionnelle du point de vue de l’autre, même s’il diffère du nôtre », renchérit-il.

Pour y parvenir, l’empathie requière donc bien plus qu’un simple sourire de façade. Pour développer cette qualité, un vrai travail d’introspection s’avère nécessaire. Depuis 2007, Google a d’ailleurs instauré le programme Search Inside Yourself, qui insiste sur l’importance de la quête de soi, véritable prémisse à l’épanouissement de l’empathie chez un individu.

Méditation et empathie

Enseignante de la méditation et de l’intelligence émotionnelle, Holly Niemela intervient régulièrement au sein de grandes entreprises pour aborder cette question du leadership empathique. D’après elle, la pratique méditative permet justement de développer l’empathie. « Une étude réalisée par Tania Singer, spécialiste en neurosciences, démontre que la partie du cerveau utilisée pour développer la conscience de soi est la même que celle utilisée pour l’empathie », explique-t-elle.

La pratique de la Mindfulness – ou méditation de pleine conscience- permet de développer un regard panoramique en permettant à l’individu de s’ancrer totalement dans le présent et d’être à l’écoute de son environnement et sans jugement. « Cela permet de s’effacer pour observer ce qui se passe au sein de l’équipe par exemple », ajoute la spécialiste. Martin Barbier, Directeur de business développement d’une PME, assiste justement aux retraites estivales d’Holly. D’après lui, la Mindfulness lui a effectivement permis de développer une écoute plus active et attentive de ses collaborateurs dans l’entreprise.

L’importance de la congruence

Développer son empathie ne se décrète pas : cela se travaille et de surcroît, cela se démontre par le biais d’actions quotidiennes. « Pour créer une relation de confiance avec ses collaborateurs, le leader doit rester congruent », affirme Franck Martin. C’est-à-dire que ses actes doivent demeurer cohérents avec les valeurs qu’il proclame, et plus encore, celles qu’il défend intérieurement.

Le manque de congruence dans le monde des affaires ou la sphère politique est d’ailleurs au cœur d’un besoin profond de réformer le système. « La crise financière n’est qu’un symptôme de la profondeur de la crise », ajoute l’expert. Et la congruence ne s’arrête pas aux portes de l’entreprise : d’après Holly Niemela, chacun doit aussi faire preuve d’empathie au quotidien, avec la boulangère, l’enseignant, le facteur. « Il faut œuvrer à chaque instant de notre vie pour créer une société avec plus de gentillesse, et créer ainsi plus de lien entre les gens », assure-t-elle. N’en déplaise aux détracteurs de cette vision angélique : la gentillesse n’est définitivement pas l’habit du plus faible.

@Paojdo

Les secrets des gens les plus chanceux du monde

 

 

CHANCE – Nous avons tendance à penser que la chance est un acte fortuit de gentillesse qui vient de l’univers. C’est sans doute vrai parfois : la sérendipité ou (selon votre système de croyances) le hasard peuvent expliquer que vous évitiez de justesse la fermeture de l’aéroport ou que vous montiez dans le dernier taxi restant par un jour de tempête.

Mais beaucoup des évènements que nous considérons comme “chanceux” n’arrivent pas du tout par hasard. En fait, ils sont directement liés à nos agissements et la vision du monde que nous adoptons. Après tout, même gagner à la loterie nécessite d’avoir acheté un ticket. Comme l’homme d’affaires Bob Miglani l’a écrit :

Parmi tous les gens que j’ai rencontrés, beaucoup de ceux qui ont réussi – des couples engagés dans une longue et heureuse relation aux brillantes femmes d’affaires, des millionnaires aux gens qui sont profondément heureux bien qu’ils n’aient pas grand chose – ont eu de la “chance” parce qu’ils pensent différemment et qu’ils agissent d’une certaine manière.

En effet, une recherche montre que les gens qui se considèrent comme chanceux se comportent différemment de ceux qui s’auto-identifient comme malchanceux. Dans une expérience menée pendant 10 ans, le docteur Richard Wiseman – professeur de psychologie à l’Université de Hertfordshire et auteur de “Le facteur chance” – a examiné le comportement de personnes qui s’identifient comme chanceuses et de personnes qui s’identifient comme malchanceuses ayant répondu à une annonce de journal. Non seulement il y avait une différence significative entre la manière dont les chanceux et les malchanceux abordent leur vie, mais le fait est que les malchanceux avaient le bénéfice d’apprendre à aborder la vie en utilisant le comportement des chanceux. En d’autres termes, la chance n’est pas juste une orientation de vie qui se répète, mais un point de vue qui peut changer grâce à un ajustement personnel.

Voici quatre façons de maîtriser le pouvoir des soi-disant personnes “chanceuses” :

Cueille le jour

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“Le temps s’acharne sur nous”, écrit le psychiatre Mark Banschick dans le magazine Psychology Today. Les gens chanceux utilisent leur temps au mieux, ils ne laissent pas les opportunités filer en se promettant de recommencer le lendemain. Ils se présentent aux séances de réseautage, même s’ils n’ont pas envie d’y aller. Ils rédigent leurs mails tout de suite, pas après.

Comme l’écrit Banschick, “Un évènement que vous remettez à plus tard est un évènement qui ne se reproduira jamais – au grand jamais. Il y aura peut-être une opportunité similaire dans le futur mais ce ne sera pas la même opportunité – et vous ne serez pas la même personne. Le temps nous transforme.”

Considérez-vous comme quelqu’un de chanceux

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Les gens qui pensent qu’ils sont chanceux abordent les situations avec un plus grand optimisme et plus d’ouverture. Ce faisant, ils se retrouvent dans une meilleure position pour accepter les surprises que réserve la vie comme étant des hasards heureux. Comme l’a écrit Wiseman dans le Reader’s Digest à propos des sujets malchanceux qui ont appris à se comporter comme des sujets chanceux : “80% étaient plus heureux et plus satisfaits de leur vie – et plus chanceux. Un sujet malchanceux a déclaré après avoir modifié son comportement – s’attendre à avoir de la chance, ne pas s’attarder sur les choses négatives – que sa malchance avait disparu”.

Ne confondez pas la chance avec le hasard

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“Les gens pensent souvent que les notions de chance et de hasard sont interchangeables”, a déclaré Michael Mauboussin, conseiller en stratégie financière, à Wired. “J’aime penser que le hasard agit au niveau du système et la chance au niveau de l’individu. Si je rassemble 100 personnes et que je leur demande de jouer à pile ou face, le hasard me dit qu’une poignée va en lancer cinq rangés correctement. S’il se trouve que vous êtes l’un des cinq, vous êtes chanceux.” Parce que cela est vrai, il est important de ne pas penser qu’un résultat dû à un hasard défavorable relève d’une forme profonde de malchance. Les gens chanceux ne semblent pas prendre en compte les choses négatives qui leur arrivent – et ils ne s’y identifient certainement pas.

Soyez concentrés

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Dans une partie de sa recherche sur les habitudes des gens chanceux, Wiseman constate que les gens qui se considèrent comme chanceux sont plus perspicaces que ceux qui s’identifient comme malchanceux. Il a écrit à propos de l’une de ses expériences:

J’ai donné un journal aux gens chanceux et malchanceux et je leur ai demandé de le parcourir et de me dire combien de photographies il y avait à l’intérieur. En moyenne, les malchanceux ont pris environ deux minutes pour compter les photos, tandis que les chanceux ont pris seulement deux secondes. Pourquoi ? Parce que la deuxième page du journal contenait le message : “Arrêtez de compter. Il y a 43 photographies dans ce journal.” Le message s’étalait sur une moitié de page et était écrit en caractères de plus de 5 centimètres de hauteur. Il fixait tout le monde droit dans les yeux, mais les malchanceux ont eu tendance à le rater et les chanceux ont eu tendance à le remarquer tout de suite.

Pourquoi ? Comme l’a expliqué Wiseman, c’est le facteur triangulaire d’anxiété qui a fait toute la différence. Les soi-disant malchanceux ont tendance à être plus anxieux, ce qui est associé à la difficulté de concentration – particulièrement quand il s’agit de situations imprévues.

Publication:

Et si vous décidiez d’avoir de la chance ?

La réussite repose sur le talent bien sûr, sur le travail également et ne croyez pas ceux qui vous disent qu’ils réussissent sans rien faire et, il y a une troisième dimension : le facteur chance !

Nombreux sont ceux qui pensent que la chance relève du pur hasard, qu’on est chanceux ou qu’on ne l’est pas.

Philippe GABILLIET, Docteur en Sciences de Gestion, Professeur Associé et Directeur Académique du Executive European MBA de l’ESCP EUROPE, explique que la chance est une compétence et qu’elle se travaille.

La chance, c’est la capacité à créer autour de soi un environnement favorable. En conséquence, pour avoir de la chance, il suffit d’activer la boite à opportunités, c’est-à-dire à :

  • Faire les bonnes rencontres
  • Être présent sur les bons territoires
  • Être à l’écoute des bonnes demandes

4 postures permettent d’aider cela :

  1. La première, c’est la vigilance, la curiosité qui permettra de sortir de la routine.
  2. La seconde, c’est le réseau qui permet de créer du lien, de devenir, au-delà des services que l’on se rend mutuellement, celui qui met les autres en relation.
  3. La troisième posture, c’est d’être confortable avec le fait que la chance, ça ne marche pas à tous les coups ! Le parcours de ceux qui ont construit les plus grandes réussites est parsemé de ce que certains appellent des échecs, mais ces situations non souhaitées et parfois dramatiques, ont constitué la matière première d’un nouveau projet qui a ensuite parfaitement fonctionné. La chance, poursuit Philippe GABILLIET, c’est ce que vous faites avec ce qui vous arrive.
  4. Enfin la quatrième posture, c’est l’anticipation: toujours avoir un projet d’avance.

Ces quatre postures sont déterminantes et elles n’ont rien d’inné ou de parfaitement aléatoire. On peut s’y entrainer.

Pour terminer, je citerai un golfeur célèbre, Tiger Woods, qui terminait une interview sur une boutade en disant au journaliste : « Plus je m’entraine, plus j’ai de la chance ».

Retrouvez la vidéo de Philippe GABILLIET

https://www.youtube.com/watch?v=OoF-_1YKjSU

 

 

Le vol du faucon

Le vol du fauconDans un pays lointain, un roi reçut en offrande deux jeunes faucons qu’il remit à un fauconnier pour qu’il les dresse.

Au bout de quelques mois, le roi demanda des nouvelles de ses deux précieux oiseaux.

Le fauconnier l’informa que l’un des deux faucons répondait parfaitement au dressage, mais que l’autre n’avait pas bougé de la branche où il l’avait posé le premier jour.

Le roi fit alors venir des guérisseurs de toute sorte pour qu’ils voient le faucon, mais personne n’arriva à faire voler l’oiseau.

Il confia alors la mission aux membres de la cour, mais rien de plus ne se passa…  

Désespéré, le roi décida de faire savoir à son peuple qu’il donnerait une juteuse récompense à la personne qui arriverait à faire voler le faucon.

Et dès le lendemain matin, il vit le faucon en train de voler élégamment devant les fenêtres du palais.

Le roi dit à sa cour : “Amenez-moi l’auteur de ce miracle!”

Un modeste paysan se retrouva alors devant lui.

Le roi lui demanda:” C’est toi qui a fait voler le faucon ? Comment as-tu fait ? Est-ce que tu es magicien ?”

Intimidé, le paysan dit au roi:” Ce n’est pas de la magie, majesté, j’ai juste coupé la branche. Le faucon s’est rendu compte qu’il avait des ailes et il a commencé à voler.” 

3 leviers de la création de valeur en PME

Plus de 20 années consacrées à la création de valeur en PME nous ont permis d’identifier 3 puissants leviers permettant d’augmenter la valeur d’une entreprise. Un acheteur potentiel sera sensible à la richesse accumulée par l’entreprise depuis sa création, au potentiel de création de nouvelles richesses, tout en ayant par ailleurs une forte aversion pour le risque.

N’ayant pas la possibilité de réécrire l’histoire, le dirigeant désireux de valoriser son patrimoine professionnel se focalisera sur toutes les stratégies permettant d’accroitre ses fonds propres, de donner de nouvelles perspectives à l’entreprise et de minimiser le risque.

1) Accroitre ses fonds propres

Une première série d’actions permettra d’optimiser l’existant avec un impact direct sur le résultat. Imaginez-vous quelle augmentation du CA serait nécessaire pour avoir le même impact qu’une économie de 5% sur les dépenses ?

2) Innover

Le futur de l’entreprise repose sur des offres émergeantes positionnées sur des marchés à fort potentiel. Il est donc sage d’avoir un portefeuille de domaines d’activités stratégiques (DAS) diversifié et d’utiliser le cash généré par les  « vaches à lait » pour financer des innovations prometteuses « dilemmes » qui demain seront « stars » et après-demain « vaches à lait »

créer de la valeur en PME

3) Minimiser le risque

Il s’agit de configurer l’entreprise pour qu’elle fonctionne de la même manière sans son dirigeant et soit protégée d’une attrition inhabituelle de son portefeuille clients. Les pistes d’action sont nombreuses : Mise en place d’un comité de direction, recrutement de compétences de haut niveau, mise en place de barrières défensives, dilution des clients représentant plus de 15% du CA, sécurisation des contrats en obtenant des engagements pluri-annuels.

Les actions présentées ne sont bien sûr pas exhaustives mais le dirigeant qui travaille sur ces 3 axes avec des ressources cohérentes par rapport au financement de sa croissance créera de façon certaine de la valeur.

 

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