Auteur : Flore Damien Page 1 of 2

Rituels des indiens

Les rituels managériaux : clé d’un management participatif

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1. Qu’est-ce qu’un rituel managérial ? Pouvez-vous donner des exemples ?

Un rite détaille le contenu, la périodicité et l’ordre prescrit des cérémonies qui se pratiquent dans une religion ou dans une société. En entreprise, les rituels managériaux sont des moments d’animation clés de l’équipe qui permettent de :

  • Poser le cadre
  • Organiser les décisions, les actions et piloter l’activité
  • Se sentir appartenir et exister
  • Pouvoir s’exprimer
  • Reconnaître l’importance des étapes franchies

Parmi les rituels les plus connus, on peut citer, au niveau individuel, l’entretien annuel de progrès, l’entretien de pilotage de l’activité, la formation sur le tas, …et au niveau collectif, la réunion d’équipe, plus rarement, le séminaire d’équipe.

Les rituels managériaux sont essentiels pour la motivation et la performance et font partie intégrante du management participatif. Ils permettent à la fois aux collaborateurs de se motiver et d’être proactifs, et à l’équipe de développer son intelligence collective. Ce sont de puissants espaces d’animation, de dialogue, de prise de recul et de créativité, à condition qu’ils ne tombent pas dans la routine ou l’excès de formalisme.

2. En tant que manager, en quoi est-ce important d’instaurer des rituels avec son équipe ?

Le manager se doit, dans le cadre du rythme annuel institué par le MPO (Management Par Objectifs) d’établir son plan de management.

Ce plan est la déclinaison concrète des objectifs fixés par la hiérarchie au manager. Il fait le rappel du sens d’action de l’équipe / du service, et établit les règles de fonctionnement et les facteurs de motivation individuels et collectifs qui vont permettre d’atteindre les objectifs. Le socle du plan de management est constitué par les rituels qui vont soutenir l’atteinte des objectifs tout au long de l’année. Le rituel est la base du processus managérial en ce qu’il lui donne le rythme nécessaire à l’activité.

Par exemple, dans le plan de management, on trouve l’affectation de chaque collaborateur aux différentes activités du service avec les attendus en matière d’objectifs de performance : cette déclinaison sera soutenue et rendue effective par l’entretien annuel de progrès relayé par des entretiens de suivi mensuels ou trimestriels.

Les rituels sont donc le souffle du management par objectifs car ils vont permettre de responsabiliser les collaborateurs sur l’atteinte de leurs objectifs, de les motiver et de les piloter de manière individuelle et collective.

Le problème est qu’aujourd’hui, pour nombre de managers (et de collaborateurs d’ailleurs !), les rituels sont souvent vécus comme un pensum et ont perdu leur sens et leur efficacité. Non seulement le manager doit instaurer des rituels managériaux, mais il doit les animer selon les règles de l’art, en faisant le lien régulièrement avec les objectifs annuels et pluriannuels. C’est à cette condition qu’il pourra en faire un véritable outil de management.

3. Certains types de rituels sont-ils à privilégier selon l’équipe, la culture de l’entreprise, les objectifs attendus ?

Il existe des rituels incontournables et notamment l’entretien annuel d’évaluation avec chaque collaborateur et la réunion de service. Toutefois, il existe d’autres rituels essentiels pour donner du rythme et du sens au management, tels que le feed-back régulier, le séminaire annuel avec l’ensemble des équipes ou le processus d’accueil et de gestion des départs des collaborateurs.

Ces rituels devraient être en place quelle que soit la culture d’entreprise. On note d’ailleurs des lacunes sur la présence des rituels. Par exemple, l’entretien annuel de progrès est rarement relayé, pendant l’année, par des entretiens de suivi de l’activité du collaborateur. Dans la continuité, les managers ont du mal à comprendre l’importance des rituels pour déléguer et piloter leur service.

Certains rituels peuvent toutefois être ajoutés au socle de base dans la mesure où ils sont orientés sur des objectifs opérationnels précis. C’est par exemple le briefing hebdomadaire d’une équipe de vendeurs, ou bien encore, un débriefing de double-écoute entre un téléconseiller et son superviseur. C’est la visite d’un site ou d’une agence par un Directeur Régional. Ce sont aussi les groupes de parole mis en place dans certains contextes pour prévenir les risques psychosociaux.

Cela dit, mieux vaut sérier les rituels à des entretiens et des réunions d’équipe réguliers. Car ce n’est pas au nombre de rituels que le manager va faire progresser son équipe mais grâce à sa posture et à ses compétences pour conduire les rituels :

  • savoir animer un entretien individuel, de développement, de recadrage ou faire un feed-back : disposer d’une trame efficiente d’entretien tout en développant ses capacités relationnelles (écoute, empathie, …)
  • Conduire une réunion d’équipe en délégant aux collaborateurs son animation ou la rédaction du compte-rendu, être en capacité d’amener l’équipe à se réguler par elle-même au niveau de ses modes de fonctionnement.

4. Les managers ont peu de temps, quel(s) conseil(s) leur donnez-vous pour mieux organiser leur temps managérial autour de rituels individuels et collectifs ?

L’agenda idéal d’un manager pourrait se résumer en :

  • 25% d’activités techniques
  • 25% d’activités externes
  • 50% de management.

L’agenda d’un manager bien organisé est à 50% constitué de rituels managériaux, dans la mesure où s’est durant les rituels que se fait le management :

  • Travail sur les dossiers clés,
  • Pilotage de l’activité de chaque collaborateur,
  • Coordination / Communication
  • Résolution de problème
  • Délégation,…

Plus le management est rythmé, donc ritualisé, moins le manager subira l’urgence sur les dossiers. Il faut donc savoir donc prendre le temps d’instituer des rituels managériaux, pour pouvoir en gagner.

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Comment dialoguer sans se heurter durant le confinement

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En cette période de confinement, chaque mot prononcé compte. Pas uniquement la parole publique, celle censée apporter analyses et solutions à une crise sans précédent, mais aussi la parole privée. Celle que s’échangent les personnes confinées entre elles, contraintes de vivre en famille ou entre proches 24H/24H et 7J/7J sous le regard de l’autre, sous ses mots parfois ressentis comme intrusifs ou accusateurs. Ou celle que s’échangent les « confinés d’ailleurs », les amis, les relations, les collègues avec qui chacun entretient le lien via le téléphone, les messageries ou les réseaux sociaux. Autant de situations où l’incompréhension, les quiproquos, peuvent parfois prendre des dimensions critiques. Il peut donc être utile de (re)découvrir l’Américain Marshall B Rosenberg (1934-1995), docteur en psychologie clinique à l’université du Wisconsin (États-Unis), dont le livre le plus célèbre – best seller depuis plus de 20 ans – porte son projet en titre : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) aux éditions La Découverte. Sa théorie appelée Communication Non Violente (CNV), faussement simple, tient en une phrase : « Les jugements que nous portons sur les autres sont l’expression tragique de nos besoins. » Le psychologue, qui a créé le Centre pour la Communication Non Violente (CNVC) œuvrant dans une soixantaine de pays, a été fortement inspiré par les travaux du psychologue clinique Carl Rogers (1902-1987) dont il a été l’élève. La méthode élaborée par ce dernier et intitulée « l’approche centrée sur la personne » a nourri Gandhi et Martin Luther King. Loin d’être une « recette » pour pensée positive, la CNV est devenu un outil largement utilisé à travers le monde dans les domaines du travail, de la santé ou de l’éducation mais aussi sur la scène internationale dans la résolution de conflits armés. Le point avec Françoise Keller, formatrice certifiée CNV, co-fondatrice de l’Association Française des Formateurs et Formatrices certifiés en CNV (auteure de La communication Non Violente : et si on s’écoutait pour de vrai ? Inter Editions Poche, 2020).

En période de confinement, nous pouvons vite être à fleur de peau. Le premier conseil que je vous donne est d’identifier ses besoins. Que voulez-vous dire ?

La peur, l’exaspération, l’agitation… ces émotions – légitimes et naturelles – nous traversent et peuvent nous déborder. On peut avoir un proche malade ou l’être soi-même, avoir été contraint de cesser son activité, vivre dans un espace trop confiné… Les situations sont extrêmement variées. Dans tous les cas, la CNV nous donne des ressources pour pratiquer l’auto-empathie et identifier ses émotions qui ne sont ni « bonnes » ni « mauvaises », ni « négatives » ni « positives » et qu’il ne faut en aucun cas rejeter. Car, derrière elles, se trouvent nos aspirations profondes. Elles sont l’expression de nos besoins fondamentaux. Ainsi, un ou une soignant(e) qui rentre du travail très abattu(e) par ce qu’il ou elle vit au quotidien, parfois submergé(e) par des émotions douloureuses, exprime en fait son aspiration insatisfaite à prendre soin des autres, à apporter de la vie et de la joie. C’est ce besoin qui est rompu et qui génère les émotions ressenties. La personne qui, vivant confinée en famille, est exaspérée et trouve ses enfants trop « agités » par exemple, exprime son besoin fondamental de calme et de paix. Identifier ses besoins permet de mettre en place une nouvelle créativité pour satisfaire, même de façon incomplète et dans le contexte qui est propre à chacun, ce besoin fondamental. Car il n’est pas question d’y renoncer et de dire « après tout, ce n’est pas si grave » ! Ainsi, si l’on a besoin de calme, il est possible de négocier avec ses proches des plages de silence dans la journée.

Ou des plages de sortie dans le quartier. Et surtout apprendre à profiter des moments de calme et de paix ! Il me semble aussi essentiel de ressentir et d’exprimer ses joies, très importantes dans la période actuelle, comme le lien avec la nature retrouvé et le chant des oiseaux plus perceptible par exemple.

Vous dites qu’identifier ses besoins conduit à formuler une demande. Quelle est-elle ?

Parfois, nous agissons à l’encontre de nos aspirations dans la manière que nous avons de dire les choses ou d’écouter l’autre. Ainsi, celui ou celle qui a un besoin fondamental de paix peut se mettre à crier sur ses enfants. C’est une forme de violence lorsque j’agis à l’encontre de mes aspirations profondes. Au lieu d’être dans l’expression d’un reproche ou d’une critique, j’aurai plus de chance d’être entendu et de donner envie à l’autre de me rejoindre si j’exprime mes besoins et que je formule une demande concrète et réaliste, comme définir un horaire de silence par exemple. Une clé est d’éviter les généralisations (« On ne peut jamais avoir 5 minutes de calme ici ! »), la plainte (« j’en ai assez que vous ne m’écoutiez jamais ! »), la culpabilisation (« vous me mettez hors de moi !»). L’enjeu est double : s’exprimer avec authenticité et en même temps augmenter nos chances d’être entendu. LA CNV n’est pas de la manipulation : l’autre est libre de réagir comme il l’entend. Mais le fait de procéder ainsi augmente nos chances d’être compris car nous avons tous peu ou prou les mêmes besoins fondamentaux, mais nous ne les ressentons pas forcément au même moment. L’enfant peut avoir besoin d’exprimer son énergie au moment où nous avons envie de nous reposer. Cohabiter de manière non-violente consiste à rechercher une stratégie commune, qui prend en compte nos besoins fondamentaux : 10 minutes de rumba, puis 10 minutes de silence par exemple… Il est aussi étonnant d’expérimenter que l’expression et l’accueil de nos besoins, à travers une simple demande de reformulation, induit déjà un très grand soulagement, voire une forme de joie, car elle nous relie à notre besoin fondamental exprimé. Nous avons tant besoin d’être juste entendus, d’exister avec la réalité de ce qui nous traverse !

Comment peut-on aussi être à l’écoute des besoins de l’autre ?

Par l’écoute attentive, l’empathie consiste à aller voir ce qui se passe dans le monde de l’autre. Ce que l’on appelle chercher le « cadre de référence » de l’autre. Cela ne consiste pas à juger, ni à savoir qui a raison ou tort, mais revient à se poser cette question clé : qu’est ce qui apparaît si précieux pour l’autre pour qu’il agisse ainsi et dise ce qu’il dit ? Cela peut se cacher derrière des faits apparemment anodins comme de laisser trainer ses chaussures dans l’entrée au lieu de les ranger dans le placard. Plutôt que de s’emporter en disant « décidément, tu n’as aucun respect pour les autres, tu laisses toujours traîner tes affaires ! », mieux vaut s’interroger : est-ce un besoin de légèreté, de détente, de simplicité qui est ainsi exprimé ? Auquel cas, ce qui apparaissait comme un problème pourra être abordé différemment. Comprendre le point de vue de l’autre est une des bases de la CNV comme de toute médiation. C’est aussi vrai sur les réseaux sociaux, les messageries et au téléphone très utilisés en cette période de confinement. Prenons ce temps de l’écoute. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut tout accepter, minimiser, vouloir résoudre les problèmes ou consoler ! Il s’agit juste d’écouter attentivement, avec curiosité, et accueillir pleinement la parole de l’autre. Ainsi, si quelqu’un se dit affecté d’avoir été mis au chômage partiel et de se sentir ainsi inactif, il ne sert à rien de tenter de le rassurer en lui parlant de la préservation d’une partie de son salaire par exemple. C’est un autre besoin fondamental, nullement pécuniaire, qui est ici exprimé : celui de se sentir utile. Est-ce que je peux être là, à côté de lui, et accueillir le fait qu’il est frustré car il aimerait tellement contribuer et être utile et que, dans cette période, il ne sait pas comment faire ? Là encore, nous offrons à l’autre l’opportunité d’être accueilli et entendu, de prendre la mesure de ce qui l’habite.

S’agit-il donc de prendre en compte les besoins de chacun, comme en médiation ?

Oui, une communication de qualité passe par une compréhension respectueuse des aspirations, des rêves, des désirs, des besoins fondamentaux de chacun. Et c’est étonnant d’expérimenter régulièrement qu’il s’agit d’abord d’une reconnaissance authentique de nos besoins, pas toujours d’une satisfaction immédiate. Un enfant peut accepter d’interrompre son jeu si il est sincèrement accueilli dans son besoin de jouer et qu’il ne s’agit pas d’une manipulation ou d’un marchandage !

L’autre surprise c’est qu’il n’y a jamais de conflits de besoins. Nos conflits concernent uniquement les stratégies que nous avons trouvées jusqu’à maintenant pour prendre en compte nos besoins. La CNV nous ouvre un chemin pour transformer nos conflits et tensions en occasions de coopérations durables et créatives, patiemment et avec persévérance. Et je suis impressionnée d’observer la créativité qui émerge naturellement lorsque nous écoutons nos besoins profonds.

Énervement, colère, incompréhension… Pas facile de se parler sans heurts lorsque l’on est confiné 24H/24H avec ses proches, enfants ou amis. Comment limiter les conflits et établir un dialogue plus respectueux des besoins de chacun ? Les conseils de Françoise Keller, co-fondatrice de l’Association Française des Formateurs et Formatrices Certifiés en Communication Non-Violente (AFFCNV).

Comment dialoguer sans se heurter durant le confinement

En cette période de confinement, chaque mot prononcé compte. Pas uniquement la parole publique, celle censée apporter analyses et solutions à une crise sans précédent, mais aussi la parole privée. Celle que s’échangent les personnes confinées entre elles, contraintes de vivre en famille ou entre proches 24H/24H et 7J/7J sous le regard de l’autre, sous ses mots parfois ressentis comme intrusifs ou accusateurs. Ou celle que s’échangent les « confinés d’ailleurs », les amis, les relations, les collègues avec qui chacun entretient le lien via le téléphone, les messageries ou les réseaux sociaux. Autant de situations où l’incompréhension, les quiproquos, peuvent parfois prendre des dimensions critiques. Il peut donc être utile de (re)découvrir l’Américain Marshall B Rosenberg (1934-1995), docteur en psychologie clinique à l’université du Wisconsin (États-Unis), dont le livre le plus célèbre – best seller depuis plus de 20 ans – porte son projet en titre : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) aux éditions La Découverte. Sa théorie appelée Communication Non Violente (CNV), faussement simple, tient en une phrase : « Les jugements que nous portons sur les autres sont l’expression tragique de nos besoins. » Le psychologue, qui a créé le Centre pour la Communication Non Violente (CNVC) œuvrant dans une soixantaine de pays, a été fortement inspiré par les travaux du psychologue clinique Carl Rogers (1902-1987) dont il a été l’élève. La méthode élaborée par ce dernier et intitulée « l’approche centrée sur la personne » a nourri Gandhi et Martin Luther King. Loin d’être une « recette » pour pensée positive, la CNV est devenu un outil largement utilisé à travers le monde dans les domaines du travail, de la santé ou de l’éducation mais aussi sur la scène internationale dans la résolution de conflits armés. Le point avec Françoise Keller, formatrice certifiée CNV, co-fondatrice de l’Association Française des Formateurs et Formatrices certifiés en CNV (auteure de La communication Non Violente : et si on s’écoutait pour de vrai ? Inter Editions Poche, 2020).

En période de confinement, nous pouvons vite être à fleur de peau. Le premier conseil que je vous donne est d’identifier ses besoins. Que voulez-vous dire ?

La peur, l’exaspération, l’agitation… ces émotions – légitimes et naturelles – nous traversent et peuvent nous déborder. On peut avoir un proche malade ou l’être soi-même, avoir été contraint de cesser son activité, vivre dans un espace trop confiné… Les situations sont extrêmement variées. Dans tous les cas, la CNV nous donne des ressources pour pratiquer l’auto-empathie et identifier ses émotions qui ne sont ni « bonnes » ni « mauvaises », ni « négatives » ni « positives » et qu’il ne faut en aucun cas rejeter. Car, derrière elles, se trouvent nos aspirations profondes. Elles sont l’expression de nos besoins fondamentaux. Ainsi, un ou une soignant(e) qui rentre du travail très abattu(e) par ce qu’il ou elle vit au quotidien, parfois submergé(e) par des émotions douloureuses, exprime en fait son aspiration insatisfaite à prendre soin des autres, à apporter de la vie et de la joie. C’est ce besoin qui est rompu et qui génère les émotions ressenties. La personne qui, vivant confinée en famille, est exaspérée et trouve ses enfants trop « agités » par exemple, exprime son besoin fondamental de calme et de paix. Identifier ses besoins permet de mettre en place une nouvelle créativité pour satisfaire, même de façon incomplète et dans le contexte qui est propre à chacun, ce besoin fondamental. Car il n’est pas question d’y renoncer et de dire « après tout, ce n’est pas si grave » ! Ainsi, si l’on a besoin de calme, il est possible de négocier avec ses proches des plages de silence dans la journée.

Ou des plages de sortie dans le quartier. Et surtout apprendre à profiter des moments de calme et de paix ! Il me semble aussi essentiel de ressentir et d’exprimer ses joies, très importantes dans la période actuelle, comme le lien avec la nature retrouvé et le chant des oiseaux plus perceptible par exemple.

Vous dites qu’identifier ses besoins conduit à formuler une demande. Quelle est-elle ?

Parfois, nous agissons à l’encontre de nos aspirations dans la manière que nous avons de dire les choses ou d’écouter l’autre. Ainsi, celui ou celle qui a un besoin fondamental de paix peut se mettre à crier sur ses enfants. C’est une forme de violence lorsque j’agis à l’encontre de mes aspirations profondes. Au lieu d’être dans l’expression d’un reproche ou d’une critique, j’aurai plus de chance d’être entendu et de donner envie à l’autre de me rejoindre si j’exprime mes besoins et que je formule une demande concrète et réaliste, comme définir un horaire de silence par exemple. Une clé est d’éviter les généralisations (« On ne peut jamais avoir 5 minutes de calme ici ! »), la plainte (« j’en ai assez que vous ne m’écoutiez jamais ! »), la culpabilisation (« vous me mettez hors de moi !»). L’enjeu est double : s’exprimer avec authenticité et en même temps augmenter nos chances d’être entendu. LA CNV n’est pas de la manipulation : l’autre est libre de réagir comme il l’entend. Mais le fait de procéder ainsi augmente nos chances d’être compris car nous avons tous peu ou prou les mêmes besoins fondamentaux, mais nous ne les ressentons pas forcément au même moment. L’enfant peut avoir besoin d’exprimer son énergie au moment où nous avons envie de nous reposer. Cohabiter de manière non-violente consiste à rechercher une stratégie commune, qui prend en compte nos besoins fondamentaux : 10 minutes de rumba, puis 10 minutes de silence par exemple… Il est aussi étonnant d’expérimenter que l’expression et l’accueil de nos besoins, à travers une simple demande de reformulation, induit déjà un très grand soulagement, voire une forme de joie, car elle nous relie à notre besoin fondamental exprimé. Nous avons tant besoin d’être juste entendus, d’exister avec la réalité de ce qui nous traverse !

Comment peut-on aussi être à l’écoute des besoins de l’autre ?

Par l’écoute attentive, l’empathie consiste à aller voir ce qui se passe dans le monde de l’autre. Ce que l’on appelle chercher le « cadre de référence » de l’autre. Cela ne consiste pas à juger, ni à savoir qui a raison ou tort, mais revient à se poser cette question clé : qu’est ce qui apparaît si précieux pour l’autre pour qu’il agisse ainsi et dise ce qu’il dit ? Cela peut se cacher derrière des faits apparemment anodins comme de laisser trainer ses chaussures dans l’entrée au lieu de les ranger dans le placard. Plutôt que de s’emporter en disant « décidément, tu n’as aucun respect pour les autres, tu laisses toujours traîner tes affaires ! », mieux vaut s’interroger : est-ce un besoin de légèreté, de détente, de simplicité qui est ainsi exprimé ? Auquel cas, ce qui apparaissait comme un problème pourra être abordé différemment. Comprendre le point de vue de l’autre est une des bases de la CNV comme de toute médiation. C’est aussi vrai sur les réseaux sociaux, les messageries et au téléphone très utilisés en cette période de confinement. Prenons ce temps de l’écoute. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut tout accepter, minimiser, vouloir résoudre les problèmes ou consoler ! Il s’agit juste d’écouter attentivement, avec curiosité, et accueillir pleinement la parole de l’autre. Ainsi, si quelqu’un se dit affecté d’avoir été mis au chômage partiel et de se sentir ainsi inactif, il ne sert à rien de tenter de le rassurer en lui parlant de la préservation d’une partie de son salaire par exemple. C’est un autre besoin fondamental, nullement pécuniaire, qui est ici exprimé : celui de se sentir utile. Est-ce que je peux être là, à côté de lui, et accueillir le fait qu’il est frustré car il aimerait tellement contribuer et être utile et que, dans cette période, il ne sait pas comment faire ? Là encore, nous offrons à l’autre l’opportunité d’être accueilli et entendu, de prendre la mesure de ce qui l’habite.

S’agit-il donc de prendre en compte les besoins de chacun, comme en médiation ?

Oui, une communication de qualité passe par une compréhension respectueuse des aspirations, des rêves, des désirs, des besoins fondamentaux de chacun. Et c’est étonnant d’expérimenter régulièrement qu’il s’agit d’abord d’une reconnaissance authentique de nos besoins, pas toujours d’une satisfaction immédiate. Un enfant peut accepter d’interrompre son jeu si il est sincèrement accueilli dans son besoin de jouer et qu’il ne s’agit pas d’une manipulation ou d’un marchandage !

L’autre surprise c’est qu’il n’y a jamais de conflits de besoins. Nos conflits concernent uniquement les stratégies que nous avons trouvées jusqu’à maintenant pour prendre en compte nos besoins. La CNV nous ouvre un chemin pour transformer nos conflits et tensions en occasions de coopérations durables et créatives, patiemment et avec persévérance. Et je suis impressionnée d’observer la créativité qui émerge naturellement lorsque nous écoutons nos besoins profonds.

Énervement, colère, incompréhension… Pas facile de se parler sans heurts lorsque l’on est confiné 24H/24H avec ses proches, enfants ou amis. Comment limiter les conflits et établir un dialogue plus respectueux des besoins de chacun ? Les conseils de Françoise Keller, co-fondatrice de l’Association Française des Formateurs et Formatrices Certifiés en Communication Non-Violente (AFFCNV).

Un article paru dans Sciences et Avenir le 03 avril 2020.

Femme perverse narcissique : comment s’en sortir ?

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La perversion narcissique est une psychopathologie qui touche 3% de la population française, dont 50% sont des femmes. Dans ce dossier, nous avons pris le parti de traiter la femme perverse narcissique afin de compléter les différents articles de nos confrères souvent positionnés sur l’homme.

Est-ce que votre compagne vous dévalorise et vous culpabilise ? Oscille-t-elle entre affection et humiliation ? N’a-t-elle qu’une idée en tête, satisfaire ses propres désirs ? Si le « oui » se dessine dans votre tête, poursuivez la lecture pour en savoir davantage.
Dans ce dossier, nous allons définir ce qu’est une femme perverse narcissique, ses caractéristiques, et les impacts lourds sur les enfants et le conjoint. Puis, nous vous dévoilerons les stratégies de la perverse narcissique et surtout vous apporter des pistes de solutions pour sortir des griffes manipulatrices de la femme perverse narcissique.

Femme perverse narcissique, quel profil ?

1) Définition de la femme perverse narcissique :

C’est une femme atteinte d’un trouble de la personnalité qui repose sur la manipulation mentale. Cela se traduit par des troubles narcissiques (un besoin d’être admirée inlassablement et une quête de reconnaissance qui tourne à l’obsession). Et l’utilisation continue de la perversion (besoin de satisfaire ses désirs et besoins aux dépens des autres).

2) Origine de cette femme manipulatrice :

La femme perverse narcissique ne naît pas perverse narcissique ; elle le devient très tôt lors de sa structuration. Souvent, sa mère est une femme peu aimante, plus manipulatrice et superficielle que maternelle. Et son père est généralement inconsistant (absent ou décrédibilisé par la mère). Dans cet environnement familial, il n’y a pas de transmission d’amour mais un apprentissage de règles et de codes.

Quelles sont les caractéristiques d’une femme perverse narcissique ?

Multiples visages :

Tantôt charmeuse et séduisante, tantôt manipulatrice et arrogante, tantôt douce et attentionnée, tantôt autoritaire et colérique, la femme perverse narcissique utilise plusieurs comportements contradictoires et sème le doute ainsi que la confusion dans l’esprit de son conjoint. Elle a tendance à passer rapidement d’une personne agréable en public à un bourreau en privé.

Sans affect :

La perverse narcissique souffre d’une immaturité affective. En effet, cette manipulatrice hors pair est tel un enfant de 4 ans, encore incapable de faire preuve d’empathie. En revanche, comme son intelligence et son machiavélisme sont exacerbés, la femme perverse narcissique sait qu’elle fait mal. Elle ressent principalement des émotions négatives (la colère, le mépris, la haine, l’envie, la jalousie). Mais est incapable de comprendre et d’éprouver des émotions et des sentiments épanouissants et profonds comme l’amour, l’amitié, la gratitude, la compassion… Cette femme perverse narcissique n’est jamais vraiment « détendue » car elle est obligée de tricher pour avoir l’air normal. Lorsqu’elle feint un sentiment ou un émoi, elle fait appel à sa mémoire. Ainsi elle agit sans conscience et sans état d’âme. Elle joue avec son conjoint comme avec une marionnette. Si sa « chose » se rebelle, elle peut ponctuellement traverser une phase de « dépression » (un « vide existentiel narcissique ») et peut sembler souffrir sincèrement et devenir « émotive » (pleurer voire se remettre en question). Hélas, c’est un nouveau mensonge ! Elle n’est pas triste parce que l’être aimé s’éloigne mais en raison de la perte de sa chose, de sa « nourriture ». C’est comme un enfant qui trépigne et pleure bruyamment parce qu’il a faim ou n’obtient pas ce qu’il veut…mais qui cesse immédiatement sa comédie lorsque son attention est attirée par autre chose. Si elle parvient à empêcher sa victime de partir, la perverse narcissique reprend très rapidement la violence psychologique.

Égocentrique :

Parce que tout est centré sur elle-même, elle n’aime personne que son image. La femme perverse narcissique ne reconnaît jamais ses erreurs, ne se remet jamais en question (sauf fugacement et par stratégie), a tendance à critiquer, à se rendre supérieure en écrasant autour, se valorise, communique de manière floue et se montre jalouse. Elle n’éprouve aucun intérêt pour les autres, ne parle que d’elle et n’écoute pas vraiment. Elle éprouve une certaine jouissance face à la souffrance de son conjoint et n’est jamais responsable de quoi que ce soit. C’est son conjoint qui sera toujours le seul à faire des erreurs.

Dominante :

La perverse narcissique dispose de différents moyens pour ligoter son conjoint-victime (dépendance sexuelle, contrat de mariage, les enfants), puis le culpabiliser et lui donner l’impression d’être faible et impuissant. Elle éloigne voire élimine de l’entourage de son conjoint ceux qui ne l’approuvent pas ou qui sont susceptibles de la démasquer. La perverse narcissique n’agit jamais devant des tiers, « tue » psychiquement à huit-clos et a toujours l’air « normal » voire « de la parfaite épouse et de la mère idéale » en public.

Comportement des femmes narcissiques en famille ?

De l’extérieur, la famille dans laquelle sévit la mère perverse narcissique envoie une image « parfaite. »
Les relations familiales ne sont en réalité qu’une mascarade destinée à satisfaire l’illusion de perfection de la perverse narcissique vis à vis de l’extérieur.
L’enfant se conforme aux attentes de la mère manipulatrice qui le considère comme un instrument et un faire-valoir. Son image doit nourrir le narcissisme malade du parent toxique. Il n’existe pas pour lui-même, il est un objet. Ce ressenti induit chez l’enfant un comportement qui consiste à chercher à plaire à sa mère manipulatrice afin de mériter son amour. Et en jouant son rôle à la perfection, il espère que son parent au cœur sec, incapable d’amour inconditionnel, finira par l’aimer. L’enfant réclame peu, ne conteste pas et souvent travaille bien. L’enfant d’une mère perverse narcissique est adultifié. Il est en grande souffrance même si cela ne se voit pas. Le contexte affectif est « sec », la mère manipulatrice ne sait pas aimer, enrober, rassurer, valoriser. Tout ce qui peut être exprimé comme émotion ou sentiment par la mère est simulé. Et l’enfant ressent confusément cette fausseté, même s’il ne le verbalise pas.

Quels sont les risques ?

Il n’est pas rare qu’à l ‘adolescence, un enfant soit choisi par la mère perverse narcissique pour « prendre le relai » dans le rôle du bouc-émissaire. Ou pour devenir son « héritier ». Alors, un des enfants devient, à son tour, la cible du pervers narcissique.

Les symptômes de souffrance psychique (troubles alimentaires, agressivité, maladies psychosomatiques) sont des signaux d’alarme qu’il ne faut pas banaliser.
La part de responsabilité du conjoint-victime dans sa relation avec une perverse narcissique est d’autant plus lourde vis à vis de ses enfants. Il est plus aisé de protéger ses enfants et de déjouer le processus de « transmission » lorsque les enfants ne sont pas en contact permanent avec la mère manipulatrice. En restant dans un système pervers, le père-victime expose ses enfants à la destruction et à la contamination.

La proie idéale d’une femme manipulatrice narcissique : le conjoint-victime

La relation entre une femme perverse narcissique et sa victime est une rencontre entre deux blessures. En effet, la victime a, comme le persécuteur, souvent souffert dans le passé. Dans leur enfance, le conjoint-victime et la perverse narcissique ont vécu des situations qui ont provoqué une faille narcissique chez l’un et chez l’autre.
En revanche, le chemin qu’ils vont suivre est complètement opposé : celle qui devient la femme perverse narcissique reste bloquée au stade de la petite fille gâtée et tyrannique ; devenue insensible, elle est incapable de considérer l’autre tandis que le conjoint, celui qui devient la proie idéale, a, au contraire, une grande propension à culpabiliser et à prendre tous les torts à son compte. La victime manque de confiance en soi et n’aime pas le conflit au départ.

Femme perverse narcissique, comment la reconnaître ?

Si vous, lecteur, vous vous interrogez sur votre situation, posez-vous les questions suivantes :
– Est-ce que je mène la vie que j’aime ? Ou quelqu’un mène-t-il ma vie ?
– Est-ce que je réagis par rapport à moi ? Ou quelqu’un d’autre réagit-il pour moi ?
– Est-ce que je guide ma vie tout seul ? Ou quelqu’un guide t-il ma vie ?
– Est-ce que j’agis comme je l’entends ? Ou quelqu’un agit-il à ma place ?
– Suis-je autonome dans ma pensée ? Ou quelqu’un pense t-il pour moi ?

Perverse narcissique : comment repérer une femme manipulatrice et son emprise sur vous ?

L’emprise désigne à la fois la domination psychologique d’une personne sur une autre et la soumission de cette dernière réduite à l’état d’objet.

1) Création d’un lien entre la femme perverse narcissique et la victime :

Au départ, la femme perverse narcissique semble fragile, s’invente pourquoi pas si nécessaire une histoire de victime. La perverse narcissique peut aussi revêtir le costume de « sauveur » auprès de sa cible et selon les circonstances, ressembler à « wonderwoman ». Ou bien se coller au rêve secret de sa victime et lui faire croire que c’est par son intermédiaire qu’elle pourra le réaliser.

2) Attaque de la confiance d’autrui ou déstabilisation-conditionnement :

La perverse narcissique souffle le chaud et le froid et amène le « triste élu » à s’engager très vite (mariage et/ou enfants). Une fois que le « poisson » est ferré, elle commence à montrer son vrai visage. Elle devient autoritaire, cassante et dénigrante. Quant à l’homme victime, il se sent progressivement castré. Cette deuxième étape peut durer des années voire une vie. En effet, la proie a rarement conscience de ce qu’elle vit. Car elle continue à se croire libre tout en se sentant de plus en plus confuse et perd progressivement son libre arbitre. Or, soumise à une alternance d’agressions et de séduction (chaud-froid, montagnes russes émotionnelles), sa capacité à réfléchir avec clairvoyance est progressivement anesthésiée. Alors, la victime est considérée par la perverse manipulatrice comme un instrument. Et un des dispositifs utilisé par la perverse narcissique est la parole. Non pas pour véhiculer une information mais pour provoquer ou entretenir la confusion, pour blesser et manipuler.

La femme perverse narcissique insinue, sous-entend, calomnie, humilie, noie sa victime dans des monologues ou envoie des piques…l’air de rien. Le verbal et le non verbal se contredisent et ces informations incohérentes empêchent le partenaire de prendre de la distance et de réagir sainement. De l’extérieur, la perverse narcissique accomplie semble au dessus de tout soupçon. Le profil social de la femme perverse narcissique est peaufiné. En revanche, la victime endosse fréquemment le mauvais rôle, celui de la personne agressive ou déséquilibrée. C’est ainsi que quelle que soit la réaction de la victime, elle sera, pour la femme perverse narcissique, mauvaise ou sujette à reproche. D’ailleurs, la femme manipulatrice se délecte de pousser sa victime « à bout ». Dans cette hypothèse, la perverse narcissique accusera sa victime de s’en prendre à une « faible femme ».

3) Mise en place d’une dépendance de la perverse narcissique sur sa proie :

La victime est bloquée. Et les bons moments sont plus rares et les crises très fréquentes. Tant et si bien que l’estime de soi de la victime est très attaquée et elle baisse progressivement.
Les conséquences sur la victime sont multiples : psychologiques (manque croissant de confiance en soi, sentiment d’infériorité, culpabilité, perte de repères, tendance à la rumination mentale, état de stress, anxiété, irritabilité, état dépressif), physiologiques (troubles du sommeil, de l’appétit, alcool, fatigue), sociales (isolement, repli, perte de contact avec les amis, rupture avec la famille, diminution voire arrêt des sorties extérieures) et professionnelles (troubles de la mémoire, de la concentration, erreurs professionnelles, mise en doute de ses propres compétences).

Comment se protéger d’une femme perverse narcissique et se dégager de la relation ?

1) La prise de conscience

Réaliser que l’on est victime de manipulation est une première force qui mène sur la route de la liberté. Et lorsqu’on est en couple avec une manipulatrice, il est primordial de commencer par prendre de la distance. En effet, le conjoint-victime doit connaître toutes les caractéristiques de la femme perverse narcissique. Et être pleinement conscient de la toxicité de sa partenaire manipulatrice. Il ne doit plus se laisser attendrir lorsque la perverse narcissique affiche son masque de séducteur. Et surtout, il doit être capable de se rappeler qu’à ce visage y succèdera un autre beaucoup plus effrayant, celui du détracteur.

2) Le renoncement

Le conjoint-victime doit arrêter de chercher à comprendre son bourreau : arrêter de lui trouver des excuses et arrêter de croire ses promesses de changement. Car le besoin viscéral de la femme perverse narcissique d’avoir le dessus l’empêche de s’améliorer.

3) Une seule action à court terme : contre-manipuler la perverse narcissique

Mettre de la distance, ne pas se justifier, travailler son estime de soi, sa confiance en soi et son respect de soi, écouter ses besoins, analyser son mal-être et en identifier les causes, ne pas laisser parler ses émotions avec elle, faire le deuil d’une communication normale et efficace, vérifier les dires avant de les prendre pour acquis, avoir le sens de la répartie, répondre avec des phrases courtes qui en disent peu sur soi ou ses émotions, rester dans le flou, ne pas contre-attaquer, utiliser le « on » de généralité, rester aimable, jouer avec l’autodérision, sortir habilement d’une discussion si elle ne mène à rien et éviter l’agressivité.

4) Penser au bonheur de ses enfants pour trouver le courage nécessaire

Alors que pendant des années, la victime a oscillé entre aveuglement et lucidité, alors qu’elle n’a cessé d’annuler ses révoltes, en se convainquant qu’elle seule était coupable, il survient un événement qui va marquer le point de non-retour. Cet événement correspond toujours, ou presque, à une circonstance qui implique le regard d’un tiers. Un événement qui fait prendre conscience à la victime, que ce qu’elle vit est inacceptable, que ses enfants doivent être protégés. Et qui la décide à sortir du piège dans lequel elle est tombée.

5) Choisir d’être soutenu amicalement

Ce n’est qu’une fois que le conjoint-victime a véritablement admis que sa partenaire est une femme perverse narcissique qu’il peut se libérer de ses filets et secourir ses enfants. Tandis que la perverse narcissique isole sa victime afin d’accentuer son emprise. Lorsque le conjoint-victime souhaite mettre fin à cette relation toxique, il est nécessaire de renouer avec un ou deux amis. En effet, ce socle amical, conscient de la situation, peut assurer un vrai soutien et permettre au conjoint-victime d’avouer qu’il souffre. S’avouer que l’on souffre, c’est pouvoir dépasser cette souffrance.

6) Accepter l’aide de professionnels

Afin d’être courageux et persévérant sur la longueur, échanger avec des individus qui vivent ou ont vécu une situation similaire est une action essentielle. Pour se faire, Internet est une 1ère étape qui permet de consulter notamment les pages des associations qui viennent en aide aux victimes aide aux victimes des pervers narcissiques.

Par ailleurs, un psychothérapeute très averti aidera à identifier les causes ainsi qu’à sortir de la dépendance du pervers narcissique. Quant à un coach de vie, il travaillera avec la victime sur sa confiance. Il ouvrira avec lui un nouveau champ des possibles aussi bien pour lui que pour ses enfants. Ainsi, la victime parviendra à mettre de la distance pour faire de nouveaux choix par la suite. Un travail de développement personnel indispensable.
A prix doux, les coachings de vie permettent de vous retrouver, en toute sérénité.

A retenir

  • La perversion narcissique est une maladie incurable
  • La femme perverse narcissique manipule de façon volontaire et consciente
  • La perverse narcissique prend plaisir à voir la souffrance de quelqu’un tombé sous son emprise
  • Les effets d’une perverse narcissique sur sa victime peuvent aller jusqu’à la dépression voire au suicide
  • Les enfants ne peuvent grandir de façon équilibrée s’ils sont au quotidien en contact avec une femme perverse narcissique
  • Il est possible de se sortir des griffes d’une perverse narcissique et de sauver ses enfants
  • Différents ingrédients sont nécessaires : du courage, de la persévérance, le soutien d’un ou deux proches, la consultation d’une association venant en aide aux victimes, l’aide d’un psychothérapeute avisé et se faire ensuite accompagner par un coach pour choisir les couleurs de sa vie et de se développer personnellement.

Source : https://www.parentheses-coaching.com/femme-perverse-narcissique

 

Le Quotient Émotionnel

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Quid du quotient émotionnel ou Q.E. ?

Chaque individu, de même qu’il a des empreintes digitales, possède un style émotionnel, une manière unique de se comporter dans la vie selon certains critères qui lui sont propres :

Sa faculté à surmonter les difficultés (ou résilience)

Si, en face d’événements créant déceptions, rancunes, tristesse, chagrins, vous êtes lent à récupérer, votre faculté à surmonter ces événements plus ou moins graves devra être aidée par le fait d’apprendre à prendre du recul, à relativiser pour mieux rebondir et toutes les méthodes sont bonnes que ce soit en ayant recours à des activités passionnantes, au sport, à la lecture, au cinéma, aux réunions entre amis. L’important étant de penser à autre chose pour s’éloigner de plus en plus souvent de ce qui a posé problème.

Sa faculté à garder bon moral

Notre époque est gourmande de plaisirs immédiats et s’astreindre à apprendre à patienter pour obtenir ce que l’on désire participe à l’obtention d’un plaisir supérieur car il aura été visualisé un certain nombre de jours avant de l’obtenir et paraîtra plus grand tandis que l’impression de satisfaction durera davantage.

Son aptitude à adapter ses réactions à la situation

Il s’agit là de s’exposer, dans un contexte sans danger, à une situation qu’on redoute afin d’apprendre à avoir les bonnes réactions quand elle se produira ailleurs. Si vous avez des relations difficiles avec un patron, convoquez des images mentales lorsque vous êtes chez vous le concernant afin de vous habituer à ne plus redouter les moments où vous serez en présence.

Sa capacité à repérer des signes non verbaux chez l’autre

Il s’agit là de lire le langage du corps, l’intonation de la voix, les expressions du visage. Cela s’acquiert en prenant le temps de l’observation dès que possible, dans les transports en commun, au restaurant, dans des lieux publics. Petit à petit cette intuition sociale se développera à force de l’exercer.

Ce sera d’une aide précieuse dans les relations professionnelles, sociales, familiales, sentimentales. Écouter et observer l’Autre est indispensable si l’on souhaite des relations de qualité dans sa vie.

Sa capacité à rester concentré(e)

Si vous souffrez des intrusions de l’extérieur lorsque vous êtes sur une tâche que ce soit au travail ou ailleurs, c’est que votre aptitude à la concentration est peu développée et a besoin d’aide.

Il suffira de refuser de quitter sa cible principale et de dériver d’un stimulus à un autre, de chasser toutes pensées parasites ou réponses immédiates à des appels de l’extérieur. Apprendre à dire non ou demander d’attendre à la personne qui interrompt ce qu’on fait est tout à fait possible quand on est incapable de se reconnecter rapidement sur ce qu’on faisait en réalisant plusieurs choses en même temps.

Tout le monde n’a pas cette faculté et, dans ce cas, mieux vaut rester concentré(e) sur un sujet pour le terminer que de tout entamer sans rien pouvoir achever.

L’ensemble de nos réactions face aux événements

L’ensemble de nos réactions face aux événements de la vie constitue donc notre “Quotient Émotionnel” ou “Q.E.” qui le différencie du Q.I. (Quotient Intellectuel)

Quid du quotient émotionnel ou Q.E. ?

Au Danemark, les enfants suivent obligatoirement des cours d’Empathie

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Au Danemark, les enfants âgés de 6 à 16 ans suivent obligatoirement des cours d’empathie. Pour rappel, l’empathie, c’est cette capacité à s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent. C’est-à-dire : pouvoir se mettre dans la peau des autres et cesser de les juger à travers nos propres filtres. Alors que le pays fait partie des trois « les plus heureux » au monde, peut-être gagnerions-nous à nous inspirer de nos voisins nordiques ?

 

Privilégier la coopération à la compétitivité, voici ce qui est enseigné aux enfants scolarisés dans les écoles danoises dès leurs plus jeune âge. À raison d’une heure par semaine, les jeunes suivent en effet des cours d’empathie, une matière qui encourage à se préoccuper du bien-être des autres et à écouter son prochain pour mieux le comprendre et dépasser les catégorisations qui se cristallisent quand nous grandissons.

Lire, comprendre et écouter les émotions des autres

Selon Brené Brown, auteure et conférencière américaine, le sentiment d’empathie se caractérise par la capacité à adopter la perspective d’un tiers, la capacité à ne pas porter de jugement et enfin la capacité à reconnaître les émotions chez les autres et à le communiquer. En cela, l’empathie se distingue de la sympathie ou encore de la compassion. C’est cette posture qui consiste à « se mettre à la place d’un autre » qui permet notamment de trouver les mots justes pour aider une personne ou comprendre ses agissements singuliers (souvent différents des nôtres).

Au Danemark, pendant les cours d’empathie, les enfants apprennent à lire, à comprendre et à écouter les émotions des autres. À l’aide d’images représentant d’autres enfants qui traversent différentes émotions, comme la tristesse, la peur, la joie, la frustration, ils sont appelés à décrire les sentiments des autres avec leurs propres mots et à exprimer leurs ressentis propres. Ces cours sont l’occasion d’exprimer des émotions en public et d’écouter celles des autres.

Une culture qui privilégie la coopération

Cet exercice se fait dans une logique descriptive : il s’agit d’expliquer ce que ressent l’autre, et jamais de porter un jugement sur ces sentiments ou ce qui en est la cause, commente Jessica Joelle Alexander, co-auteure du livre The Danish way of parenting. Selon elle, c’est une manière de s’intéresser aux autres au lieu de se concentrer sur sa propre réussite personnelle. Une manière d’encourager des valeurs comme l’entraide et la solidarité. En France ou en Belgique, dans des sociétés très axées sur l’individu et sa réussite économique, devrions-nous nous inspirer de cet exemple ?

Ce serait bien évidemment un raccourci de lier directement le bon classement du Danemark dans la liste des pays les plus heureux du monde (3ème en 2017) aux cours d’empathie qui sont dispensés dans les écoles. De nombreux autres aspects socio-économiques sont à prendre en compte, notamment les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres. D’ailleurs, le système scolaire du pays se distingue par bien d’autres aspects : ainsi, les élèves ne sont pas notés avant l’âge de 13 ans, si bien qu’avant cet âge, ils ne sont pas constamment poussés à comparer leurs notes à celles des autres.

L’enseignement de l’empathie est donc plutôt le révélateur d’un état d’esprit général qui règne dans ce pays et d’une culture où la coopération entre les individus est au moins autant – si ce n’est plus – valorisée que la réussite personnelle. L’école et la manière dont elle est organisée est bien évidemment un vecteur essentiel pour transmettre cette culture à tous. Naturellement, aucun pays n’est imperfectible, mais pourquoi se refuser de s’inspirer de ce qui fonctionne ?

Au Danemark, les enfants suivent obligatoirement des cours d’Empathie

 

Bien choisir son organisme de formation Datadock

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Travailler avec un organisme de formation Datadocké

« Flore Damien Coaching » est un organisme de formation référencé au Datadock

Nous avons déposé tous les éléments factuels prouvant que nous respectons les exigences de qualité dictées par la loi. Le décret n°2015-790 du 30 juin 2015 fixe les critères permettant aux financeurs de la formation professionnelle continue de s’assurer de la qualité des actions de formation.

Voici le lien vous permettant de télécharger la liste sur le site du gouvernement (mise à jour journalière) https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/liste-publique-des-organismes-de-formation-l-6351-7-1-du-code-du-travail/ Cette liste mentionne tous les organismes de formation déclarés légalement en France ; ces organismes sont enregistrés auprès de la DIRECCTE.

À titre d’exemples concrets et réguliers, « Flore Damien Coaching » anime des formations sur-mesure pour ses clients ! Nalab fait confiance Flore DAMIEN depuis début 2017 et anime, a minima, 2 séminaires de deux jours chaque mois ; La CCI lui fait confiance également et Flore DAMIEN intervient dans le cadre du réseau PLATO.

Pour vos prochaines formations, n’hésitez pas ; nos clients sont ravis, les bénéfices sont pérennes, les évaluations sont excellentes !

https://youtu.be/lX_hFBhvtfk

Pourquoi les neurosciences vont-elles révolutionner votre façon de manager ?

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Plus d’efficacité et de bien-être du côté des équipes, des managers mieux armés pour analyser les résistances aux changements, accroître la motivation de leurs collaborateurs et en définitive affirmer leur leadership… C’est toute la promesse des neurosciences en entreprise.

Depuis plusieurs années déjà, les neurosciences ont investi notre quotidien : neuro-économie, neuro-pédagogie, neuropsychologie, neuro-philosophie… Difficile aujourd’hui d’ouvrir un magazine sans trouver une référence à cette extraordinaire machine qu’est notre cerveau. Au premier abord, on pourrait croire à un effet de mode orchestré pour « vendre du papier » ou des heures de consulting. Erreur. Le développement exponentiel des neurosciences est la combinaison de deux phénomènes : les spectaculaires progrès de la recherche qui vit son âge d’or grâce, en particulier, à la neurobiologie et la neuro-imagerie ; l’avènement de la révolution numérique qui bouleverse en profondeur nos modes de vie, notre rapport à l’autre, à notre environnement, à notre travail et qui nous conduit à nous réinventer en utilisant notre cerveau autrement (lire aussi la chronique « Cerveau droit-cerveau gauche : et si cette théorie était fausse ?« ).

Les neurosciences nous apportent aujourd’hui des clés d’analyse extraordinaires et totalement inédites sur notre fonctionnement cérébral, notamment grâce à la découverte des concepts de neuroplasticité (mécanismes par lesquels le cerveau est capable de se modifier lors des processus de neurogenèse dès la phase embryonnaire ou lors d’apprentissages), de neurones miroirs (catégorie de neurones du cerveau qui présentent une activité aussi bien lorsqu’un individu (humain ou animal) exécute une action que lorsqu’il observe un autre individu (en particulier de son espèce) exécuter la même action, ou même lorsqu’il imagine une telle action, d’où le terme de miroir), de processus conscients et inconscients, de flexibilité mentale, etc. Les plus prestigieux centres de recherche internationaux publient en continu des résultats à la fois fascinants et prometteurs. La science s’emballe, et nous n’en sommes qu’au tout début. Ce qui est certes enthousiasmant, mais ce qui doit aussi nous inviter à une certaine prudence car ce que l’on découvre aujourd’hui n’est pas gravé dans le marbre et d’autres avancées peuvent être faites à l’avenir en matière fonctionnement cérébral.

Seuls 9% des salariés se disent engagés au travail

Cette connaissance inédite nous donne une nouvelle opportunité, celle de manager de façon plus efficace avec un double objectif : pour l’individu, être plus épanoui et engagé ; pour l’entreprise, être plus performante et compétitive. Imaginez que seulement 9% des salariés en France déclarent se sentir engagés au travail et ils sont à peine plus nombreux dans le monde, selon une étude Gallup de 2013. Plus d’un salarié sur deux avoue être démotivé, trois sur quatre se sentent stressés, plus de deux cadres sur trois ne se sentent pas reconnus à leur juste valeur… Peut-on continuer ainsi en fermant pudiquement les yeux sur un tel gâchis humain et économique ? Sur un plan sociétal comme économique, cette situation n’est plus tenable.

>>> Les salariés heureux sont neuf fois plus loyaux

Le temps est venu de passer à l’action. Lorsque les neurosciences mettent un pied dans l’entreprise, dans cet antre de l’autorité, des règles et des process, c’est pour y apporter de l’intelligence et du mieux-être à toutes celles et ceux qui tentent d’échapper à la frénésie ambiante si stressante. C’est aussi pour apporter à l’organisation plus d’efficacité, de compétitivité, et in fine de résultats (lire aussi la chronique « Pourquoi la musique peut-elle améliorer la performance de votre équipe« ). Des salariés malheureux sont deux fois plus malades, six fois plus absents, deux fois moins créatifs, ce qui représente un surcoût estimé, en France, à près de 60 milliards d’euros. Des salariés heureux sont quant à eux neuf fois plus loyaux, et beaucoup plus productifs (de 12 à 31% selon les études). Cela permet aussi aux managers de mieux décrypter les comportements, d’analyser les résistances aux changements, de maîtriser le stress, de stimuler la motivation des collaborateurs et en définitive de mieux affirmer son leadership.

Porter un regard neuf

Concrètement, cela se fait au travers de programmes de formation ou sous la forme de coaching individuel. La première étape consiste à expliquer le fonctionnement du cerveau, partant du principe que la compréhension des mécanismes cérébraux est une condition préalable indispensable à toute évolution future. Une fois cette connaissance de base acquise, il faut accompagner l’individu dans le processus de changement mental qu’il devra opérer, de manière à envisager ses problématiques professionnelles selon un nouveau prisme. Ceci passe par l’inhibition du cerveau automatique inconscient et la stimulation du cerveau adaptatif via une meilleure activation du cortex préfrontal. C’est ainsi qu’un individu pourra modifier ses représentations mentales (certitudes, freins, peurs, croyances limitantes…), porter un regard neuf sur son environnement professionnel, et apporter des solutions nouvelles et efficaces à des problématiques anciennes, récurrentes et non résolues, notamment en termes de gestion d’équipes et du stress.

Les managers étant souvent en mal de moyens pour apaiser les tensions, les neurosciences sont perçues aujourd’hui par les DRH comme un recours possible et prometteur pour repenser le management… et le réinventer. A l’heure où l’autorité coercitive fondée sur l’obéissance aveugle et résignée ne fonctionne plus, et où l’hyper digitalisation perturbe l’ensemble de nos rites et rythmes de vie, les techniques neurocognitives (TCC) apportent un éclairage pertinent et efficace en complément des pédagogies actuelles. Elles offrent, en effet, à celles et ceux qui le souhaitent la possibilité de découvrir leurs capacités insoupçonnées.

Adapter la réalité du travail au fonctionnement cérébral

Le défi majeur est de réussir à révolutionner notre mode de management pour répondre aux aspirations nouvelles des salariés, managers et dirigeants. C’est précisément la promesse du neuromanagement, qui explore toutes les notions fondamentales relatives au monde du travail : l’engagement, la confiance, l’autonomie, la responsabilisation, la coopération, l’altruisme, le bien-être, l’empathie, etc.

L’avenir managérial passe par une prise de conscience de la nécessité de devoir diriger différemment. C’est toute la logique organisationnelle qu’il nous faut inverser : adapter le monde du travail à la réalité du fonctionnement cérébral, et non l’inverse. Beaucoup de managers reconnaissent vouloir apporter plus de sérénité, de motivation, de bien-être à leurs équipes et à eux-mêmes. Pour y parvenir, la maîtrise du fonctionnement cérébral, à l’origine de nos pensées, émotions et comportements, est essentielle. Comme le souligne le président du Medef, Pierre Gattaz, « Nous sommes à un moment charnière de l’histoire du management. Il est urgent de remettre l’homme au cœur de l’entreprise et de ré-enchanter le travail. En inaugurant une nouvelle ère : celle du capitalisme humain, visant à dessiner les contours de nouvelles relations moins conflictuelles, plus apaisées au service d’une ambition et du bien communs. »

Harvard Business Review France, par Ricardo Croati, Erwan Devèze

Peut-on gérer ses émotions ?

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de Christophe André


« On ne peut pas mettre le vent en cage », dit le proverbe. De même, on ne peut totalement contrôler ses émotions. Mais meuniers et marins savaient autrefois se servir du vent, comme aujourd’hui les fabricants d’éoliennes. Peut-on alors « se servir » de ses émotions, en utiliser la force sans se faire emporter ou dominer par elles ? Tout un courant de la recherche contemporaine en psychologie, tant fondamentale que clinique, s’attache à réfléchir à ce point…

Les émotions au quotidien

On ne peut pas ne pas ressentir d’émotions et ne pas être influencé par elles. L’humain, comme tous les mammifères, est équipé de série d’un logiciel de réactivité émotionnelle : nous n’avons pas besoin d’apprendre la peur ou la colère, mais l’environnement nous apprendra par contre de quoi avoir ou non peur, sur quoi nous mettre ou pas en colère, etc. Le déclenchement des émotions est automatique : seule leur régulation est sous le contrôle ? relatif ? de notre volonté. Les émotions représentent ainsi une forme d’intelligence préverbale et préconsciente. Elles sont des structures préparées de réponses, intervenant de manière automatique dans les processus adaptatifs. Depuis Charles Darwin, nous savons que nous disposons d’une gamme d’émotions dites « fondamentales » ? colère, tristesse, joie, honte… ? qui sont innées et universelles, et remplissent une fonction adaptative précise (voir tableau 1). Seules l’expression et la modulation de ces émotions ? mais non leur existence ? dépendent de l’environnement.

Cependant, la valeur adaptative des réactions émotionnelles est fortement altérée lors des maladies des émotions, les « troubles émotionnels » du DSM (états dépressifs et anxiophobiques), où les sujets ressentent des activations anormalement intenses et fréquentes de leurs émotions fondamentales : les déprimés souffriront de bouffées de désarroi et de tristesse hors de proportion avec les événements qui les auront facilitées, les phobiques pourront éprouver des attaques de panique (peurs violentissimes et incontrôlables) en l’absence de danger objectif.

Mais les émotions fondamentales, intenses et brèves, ne sont pas ce que nous ressentons le plus fréquemment dans notre quotidien : les grandes frayeurs ou les grosses colères sont finalement (et heureusement) plutôt rares, et nous sommes plus souvent habités par des états plus complexes mais non moins influents, des émotions subtiles, discrètes, comme les humeurs (« mood » en anglais) ou les émotions mixtes (se sentir à la fois triste et heureux, par exemple lors d’une cérémonie à l’occasion d’un changement de vie personnelle ou professionnelle). Les troubles liés aux émotions discrètes ou dérivées (se sentir souvent mélancolique, inquiet ou irritable) seront eux plus souvent en cause dans des pathologies moins sévères, ou lors de difficultés d’ajustement chez l’individu « normal », c’est-à-dire ne souffrant pas forcément de maladie psychologique avérée. Leur importance est en effet majeure dans la notion de « bien-être subjectif ». D’où la multiplication récente des recherches sur l’humeur dans le cadre de la « positive psychology » (comment aider les individus à construire ou renforcer leur équilibre émotionnel et psychologique) mais aussi dans celui de la psychiatrie préventive (comment éviter les récurrences chez les personnes ayant présenté un trouble émotionnel).

Les stratégies spontanées de gestion des émotions

Des stratégies spontanées, ou du moins de déclenchement automatique, existent chez chacun d’entre nous, par rapport à nos états émotionnels quotidiens, notamment lorsqu’ils sont peu agréables : penser à autre chose, parler à un proche, faire du sport ... De nombreuses croyances populaires existent par rapport au bien-fondé de ces différentes attitudes de gestion spontanée des émotions.

Emprunts à la philosophie bouddhiste

Le versant cognitif des TCC cherche lui à mettre en évidence les aspects inadaptés des croyances concernant les émotions (« gueuler un bon coup, ça me soulagera », « si je me sens ridicule, c’est que je suis ridicule ») et à montrer aux patients que leur vision du monde est parasitée par leurs émotions (le déprimé qui, influencé par son humeur, est convaincu que « le monde est triste et court à sa perte, à quoi bon faire des efforts pour vivre ? »). Les techniques cognitives se donnent pour but d’aider les patients à plus de recul et de critique envers les contenus émotionnels et les pensées que ces derniers vont susciter. Car le rôle des émotions sur les cognitions est premier, en temporalité et en puissance, comme l’avait remarqué le duc La Rochefoucauld, qui écrivait : « L’esprit sera toujours la dupe du cœur. »Les TCC permettent aussi un « recadrage cognitif » de nature à réguler et rediriger les processus émotionnels. Par exemple dans l’envie, cette émotion suscitée par le fait de voir autrui posséder quelque chose que l’on n’a pas : celle-ci est souvent inévitable, mais on peut transformer une envie hostile (« pourquoi cet arriviste incompétent a-t-il ce que je n’ai pas ? ») ou dépressive (« je suis minable de ne pas avoir ça ») en envie émulative (« comment s’y est-il pris pour obtenir cela, et comment pourrais-je y arriver moi-même ? »). Ce qui est relativement plus confortable et nettement plus adaptatif.

Tout un courant récent des psychothérapies humanistes et cognitives, intégrant largement des principes de la philosophie bouddhiste, insiste en matière de troubles émotionnels, sur les techniques d’acceptation. Plutôt que de refuser l’expérience émotionnelle (chercher à chasser la tristesse, à nier la frustration ou l’envie, voire à récuser le bonheur pour ne pas souffrir de sa disparition ultérieure), les thérapeutes encouragent alors leurs patients à l’accepter pleinement. Mais seulement en tant qu’expérience, sans y adhérer d’un point de vue jugemental. Exemple : si je me sens triste à la suite d’un revers, accepter et accueillir cette tristesse, en prenant soin de ne pas plonger dans les deux écueils qui seraient, d’une part, d’en faire le socle d’un « embrayage cognitif » (me mettre à généraliser sur mon incompétence, mon sombre avenir, etc.), ce qui serait me soumettre durablement à elle (au lieu de la maintenir à sa place de simple signal d’alarme ponctuel à propos de quelque chose qui ne va pas dans ma vie), d’autre part, chercher à écarter l’émotion de ma conscience (en me changeant les idées dans le sport, l’alcool, les échanges sociaux…) : ne pas en tenir compte serait une autre manière d’en faire un mauvais usage (si je suis triste, c’est que quelque chose ne va pas, que je peux peut-être améliorer : la situation ou ma sensibilité à la situation). Ainsi, l’entraînement aux techniques de méditation de type mindfullness (de pleine conscience), qui constituent en de petits exercices réguliers de maintien de l’attention dans l’instant présent (sans juger, ni anticiper, ni ruminer : juste être là) et d’observation « neutre » de ses états émotionnels, a montré son efficacité dans la prévention des rechutes dépressives chez des patients ayant déjà présenté au moins trois épisodes dépressifs majeurs.

Enfin, les bénéfices des émotions positives dans la régulation globale des émotions commencent à être assez largement documentés. On sait que ressentir fréquemment des émotions positives est un facilitateur de bonne santé physique, de créativité, d’altruisme, d’autocontrôle, et évidemment une composante importante du sentiment de bien-être subjectif. Toute la question est de savoir s’il est possible d’apprendre en quelque sorte aux personnes à se rendre un peu plus heureuses que leurs apprentissages passés ou éventuels déterminants biologiques ne les y prédisposeraient spontanément. Là encore, des travaux préliminaires, conduits notamment auprès de patients anciennement déprimés (dont on suppose qu’ils présentent à la fois une vulnérabilité aux émotions négatives et une relative incompétence aux émotions positives), à qui l’on propose des «well-being therapies », sorte de psychothérapies cognitives centrées sur les états psychologiques agréables, semblent inciter à le penser.

« L’esprit règne, mais ne gouverne pas », écrivait Paul Valéry. De même, notre raison doit partager le pouvoir avec les émotions en matière de conduite de nos existences. L’intelligence émotionnelle réside exactement en cela : un bon usage des émotions. Ces dernières sont de très efficaces signaux d’alarme (la colère pour les frustrations, la peur pour les dangers, la tristesse pour les pertes et insatisfactions, l’envie pour les écarts entre nous et les autres, etc.), mais une fois ce rôle d’alarme accompli, il ne fait pas si bon les laisser continuer à diriger nos existences. Elles sont, selon la formule, de « bons serviteurs et mauvais maîtres »…. Seulement voilà, elles sont un matériau vivant, parfois violent, et gérer ses émotions ressemble en général davantage à l’art ? gratifiant mais risqué ? de l’équitation qu’à celui ? plus paisible ? de la bicyclette…

Peut-on gérer ses émotions ? Christophe André

 

Rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais

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Rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais

Publié le 12 décembre 2016

par Etienne Schappler


« Je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais » – Xavier Dolan

 

Nous avons tous entendu parler de cette personne qui réussit, qui surfe sur la vague, qui ne semble pas avoir d’obstacles… Parfois, nous l’envions, parfois nous la jalousons.

« C’est vrai ! Pourquoi cette personne ? Moi aussi je me démène jour après jour pour faire de mes rêves ma vie ! Pourquoi pas moi ? »

Il n’y a pas de réponse toute faite à cette question. Il y a juste à dire que derrière toute réussite se cachent des moments de doutes, de découragements, de chutes, de travail, et un peu, vraiment un petit peu… de chance !

Mais aussi, derrière toutes ces réussites, se cache un rêve.

Un bien grand rêve !

Rêver

Le rêve est un mélange de réalité, d’imagination, d’émotions et de ce qu’on a mangé au dîner la veille.

Mais rêver c’est aussi se dire « pourquoi pas ? » C’est une voix qui murmure « essayons », coincée entre le « c’est sans issue » de la raison et le « c’est impossible » de la fierté. Rêver tout haut, rêver éveillé, c’est ce qui nous permet d’échapper quelques instants à notre quotidien, celui qui ne nous convient pas forcément.

Rêver fait du bien, mais rêver ne suffit pas lorsque l’on veut se dépasser, lorsque l’on veut avoir des choses que nous n’avons jamais eues. Car rêver nous emmène dans une projection de nous-mêmes qui se trouve hors de notre zone de confort. Et tout ce que nous voulons est en dehors de notre zone de confort, sinon, nous l’aurions déjà.

Ainsi, rêver fait partie de notre chemin de vie. Pour réaliser ce rêve, et, comme disait Antoine de Saint Exupéry, pour faire de sa vie un rêve et de ce rêve sa réalité, il va falloir oser.

Oser

Oui, oser ! La première et seule étape à faire pour franchir la frontière rêve-réalité est d’oser. Oser se montrer, oser s’affirmer, oser se tromper, oser parler…

Oser, c’est perdre ses repères, c’est aller dans l’inconnu.

Nous pourrions ne pas oser et ne rien faire, cela nous permettrait d’être sûrs de ce qu’on ferait demain.

Oser est la première impulsion qui nous met en mouvement. C’est difficile. Au début surtout. Il faudra souvent oser. Il va être nécessaire de reculer, redéfinir ses priorités, se mettre quelque temps dans l’ombre. Car, pour lancer une flèche loin dans l’horizon, ne faut-il pas tendre l’arc à bous de bras ? Ne faut-il pas que la flèche recule pour aller plus loin ?

Oser, encore et encore, de mieux en mieux…

Ainsi oser est la première et seule étape qui nous fait passer du rêve à la réalité. Et, quand nous la touchons, cette nouvelle réalité, quand nous avons enfin couru ce sprint source d’angoisse et d’inconnu mélangé à l’émerveillement de la découverte d’un monde où tout est possible, vient le marathon, vient le travail, pour faire de cette zone inconnue sa nouvelle zone de confort.

Travailler

Le marathon : c’est là que beaucoup de personnes abandonnent.

Il y a une différence entre les personnes qui font ce qu’elles font pour un statut social, une reconnaissance personnelle ou un gain d’argent, et les personnes qui font ce qu’elles font parce que c’est leur vocation.

Travailler demande du courage, de la vision et de l’endurance. Travailler nous donnera quelques nuits d’insomnie, des doutes, des peurs. Au fil du temps, notre entourage nous dira de plus en plus d’arrêter, de rentrer dans le rang, de faire un vrai métier.

Un vrai métier…

Nous nous sentirons de plus en plus seuls…

Alors le choix, inévitablement, se posera devant nous : tout arrêter ou ne pas abandonner.

Ne pas abandonner

Question très personnelle ! Dans tous les cas, personne n’aura le droit de nous juger. Nous avons eu le courage de nous lancer ! Combien de personnes rêvent d’essayer de vivre leur rêve sans jamais oser ?

Nous, nous l’avons fait !

Mais si nous continuons ! Si, malgré tout, nous persévérons ! Alors là, et seulement à ce moment-là se produit une magie presque imperceptible : c’est à ce moment-là qu’une nouvelle porte s’ouvre, une porte que nous avions du mal à imaginer.

Nous commençons à rencontrer des gens qui sont comme nous, qui croient en leurs rêves, en leurs vocations. Nous découvrons des idées nouvelles, des partenariats possibles.

Nous commençons à voir que nos projets portent leurs fruits, qu’ils sont réalisables. Nous commençons à connaître notre sujet du bout des doigts, et de ces mêmes doigts, à toucher ce qui nous paraissait impossible la veille.

« C’est possible ! »

Oui, nous passons du rêve à la réalité, et nous découvrons que c’est possible.

Alors ne pas abandonner prend sa place dans notre vie. Lorsque les moments de doutes, de peurs et les envies de tout laisser tomber reviendront, nous serons plus à même de résister à l’abandon pour la simple et bonne raison que nous aurons déjà touché cet inconnu qui n’en sera plus un. Nous aurons déjà franchi cette nouvelle porte.

Et ça, ça vaut tous les trésors du monde !

 

Alors, pour nous, pour notre entourage, pour tous ceux qui croient que c’est possible, pour tous ceux qui ne savent pas que c’est impossible, pour tous ceux qui nous demandent de tout arrêter, pour tous ceux qui nous demandent comment on fait, pour nos doutes, nos questions, notre équilibre, notre monde :

Rêvons, osons, travaillons, et n’abandonnons jamais !

https://www.linkedin.com/pulse/r%C3%AAve-ose-travaille-et-nabandonne-jamais-etienne-schappler

 

 

Oublier la phobie des araignées !

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Oublier sa peur des araignées sans s’en rendre compte

Des chercheurs pensent avoir mis au point une nouvelle thérapie d’exposition pour traiter les phobies… de façon inconsciente.

Phobie des araignées, des clowns, du vide, des endroits confinés, de l’avion… Toutes ces peurs irrationnelles sont le plus souvent traitées par des techniques dites d’exposition : en confrontant régulièrement le patient au stimulus de sa peur mais en y associant une récompense ou en le plaçant dans des conditions agréables, on parvient parfois à lui faire oublier sa peur ou, au moins, à l’atténuer. Mais pour certaines personnes souffrant de phobie grave ou de stress post-traumatique, cette exposition, même contrôlée, est impossible… du moins, de façon consciente. Car Ai Koizumi et ses collègues du Laboratoire de neurosciences computatiolles à Kyoto au Japon et de l’université Columbia à New York, ont testé une nouvelle approche :  ils confrontent les patients avec leur stimulus phobique, à leur insu, et leur délivrent à ce moment une récompense, là encore inconsciente. Et leur peur s’évanouit !

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont d’abord « conditionné » 17 volontaires à développer une peur d’un stimulus douloureux : ils leur ont montré des lignes colorées (rouges ou vertes) en les associant à des chocs électriques sans danger mais désagréables. Les sujets étaient alors conscients de la procédure. Quand on leur montrait ensuite les lignes de couleur, ils manifestaient de la peur – mesurée par l’augmentation de la conductance de leur peau, caractéristique d’une sudation. Puis Koizumi et ses collègues ont « renforcé » ce conditionnement en répétant l’exposition pendant trois jours, mais de façon inconsciente : les lignes étaient cette fois grises et les sujets devaient penser à autre chose (en l’occurrence, ils devaient utiliser des stratégies mentales pour augmenter la taille d’un disque).

Dans le même temps, pendant le conditionnement et pendant le renforcement, le cortex visuel primaire des participants était observé par imagerie cérébrale. Les images révèlent que l’exposition inconsciente au stimulus entraîne la même activité neuronale que l’exposition consciente. En d’autres termes, même inconscient, le renforcement réactivait et consolidait la même « trace » neuronale que le conditionnement initial. Et les sujets manifestaient les mêmes réactions de peur dans les deux situations.

Enfin, Koizumi et ses collègues ont « déconditionné », sans leur dire, certains des volontaires, c’est-à-dire « éteint » leur peur, également par renforcement neuronal. Pour ce faire, ils ont associé une récompense plus ou moins importante (une somme d’argent) au disque que les sujets tentaient de faire grossir et rétrécir, et ce, quand l’activité cérébrale associée au stimulus inconscient (les barres grises) se manifestait dans leur cerveau.

Résultat : lorsqu’elles étaient exposées consciemment aux lignes rouges ou vertes par la suite, les personnes ayant reçu des récompenses n’avaient plus peur, contrairement à celles qui n’en avaient pas eues. L’expérience a aussi révélé que le conditionnement s’accompagne d’une augmentation de l’activité de l’amygdale, un centre cérébral impliqué dans les émotions, et notamment la peur. C’est concordant avec ce que l’on observe dans le cerveau de patients atteints de phobies ou de stress post-traumatique. En revanche, le renforcement inconscient correspond à une diminution de l’activité du cortex préfrontal ventromédian, alors que dans les thérapies d’exposition consciente, cette région est davantage activée quand les sujets « oublient » leur peur. Cette méthode met donc probablement en œuvre d’autres circuits cérébraux qu’il reste à identifier.

Toujours est-il que cette thérapie d’exposition « inconsciente » semble efficace. Koizumi et ses collègues pensent qu’elle pourrait venir en aide aux patients qui ne supportent vraiment pas la vue des araignées – ou d’autres objets –, même en photo. À condition qu’en clinique, on dispose du matériel d’imagerie nécessaire à l’identification des motifs d’activité neuronale associés au stimulus de peur, afin de pouvoir présenter la récompense quand ils s’activent.

De Bénédicte Salthun-Lassalle – Cerveau & Psycho – 12 décembre 2016

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