Flore Damien Coaching

Auteur/autrice : Flore Damien Page 1 of 3

La gestion du temps et des priorités

La gestion du temps et des priorités

Il faut donner du temps au temps.

Miguel de Cervantès

La fuite du temps, ce temps qui rythme nos vies, nos actions, nos priorités…  
Ces journées de 24h qui devraient en faire 48h. La trotteuse de notre montre que l’on aimerait stopper…
Nous avons tous dit une fois « Je n’ai pas le temps », « Je suis débordé », « Je n’ai pas une seconde à m’accorder ».

Et si tout cela n’était qu’une question de gestion du temps ? D’organisation ? De priorisation ?

Pourquoi est-il important de savoir gérer son temps ?

On entend souvent cette expression : « Le temps c’est de l’argent ! » mais c’est bien plus que cela !

Savoir le gérer, c’est vous recentrer sur l’essentiel, sur vos priorités, pour enfin prendre le temps dont vous rêvez.

Gérer son temps apporte une meilleure qualité de vie dans votre travail mais également dans votre vie personnelle. Si vous êtes en mesure de prioriser et d’organiser vos tâches dans vos projets, vous serez maître de vos minutes.

Avec une bonne maîtrise de votre temps, vous serez plus serein, plus épanoui, plus à l’écoute de vous-même et des autres.

Fini le stress inutile, les courses contre la montre, les pertes de temps, les projets bouclés à la dernière minute, les retards de rendu et toutes les déconvenues qu’apporte une gestion du temps moins efficace.

Comment gérer son temps ?

Flore Damien, coach formatrice certifiée sur la gestion du temps et des priorités, vous propose des séminaires, des formations ainsi que des coachings individuels.

Les formations présentées sont orientées « Funny Learning ». Le Funny learning est une pédagogie innovante pour éveiller la curiosité, l’envie et donner le courage de se transformer. En effet, apprendre relève d’un processus plus émotionnel qu’intellectuel. Cette méthode est ludique, pratique et opérationnelle pour un apprentissage plus complet et qui dure dans le temps, il participe à l’ancrage.

En amont des séminaires, un audit est réalisé pour répondre aux besoins de l’entreprise.
Il est primordial d’apporter des solutions adaptées pour chaque environnement afin d’avoir un taux de réussite plus important.

À la fin des séminaires, tous les participants repartent avec des outils clés en main ainsi que des techniques à appliquer au quotidien.

Flore Damien est évaluée à chaque fin de séminaire et obtient des notes entre 93 et 98,8% de taux de satisfaction.

Vous souhaitez en savoir plus ? Voici un article sur comment maîtriser son agenda.

Si vous êtes intéressés par une formation sur la gestion du temps et des priorités, contactez-nous.

Séminaires d'équipe autour du DISC

Les séminaires d’équipe autour de la méthode DISC

Les séminaires d’équipe, une stratégie managériale

Dans les séminaires d’entreprise, au-delà des dimensions teambuilding, convivialité et partage d’informations, il y a une vraie stratégie managériale. C’est un puissant levier qui s’inscrit dans une vision du manager pour son équipe et qui permet d’activer des moyens efficaces pour atteindre ses objectifs.

Un séminaire permet aux équipes de se retrouver et d’échanger dans un cadre non conventionnel, un cadre qui change des habitudes connues par les collaborateurs.
C’est l’occasion de rassembler les salariés, de transmettre un message ou encore de faciliter les échanges et de lier des connexions entre eux.

Créer une proximité entre ses équipes permet de renforcer la cohésion et participe l’entreprise à prospérer.

En complément, la méthode DISC apporte à ces séminaires d’autres objectifs.

Il s’agit bien entendu de définir au préalable le cadre et la structure de l’intervention. C’est pourquoi la phase préparatoire entre le manager et la facilitatrice/ consultante est essentielle. Tous les séminaires que Flore Damien Coaching organise sont sur-mesure.

La méthode DISC dans les séminaires d’équipe

Nous venons de voir que les séminaires d’entreprise représentaient un atout important pour la stratégie de l’entreprise mais, sont-ils si efficaces si nous ne prenons pas en compte les profils de chacun ?

Pour rappel, la méthode DISC permet de comprendre et connaître les comportements, attentes, peurs, le mode d’action et la motivation des salariés.
L’objectif est de s’ouvrir à des différences, de s’interroger mutuellement et d’aborder des cas concrets de malentendus afin de les transformer en axes de travail.

C’est un outil adaptable qui permet également de prévenir d’éventuels conflits. Grâce aux descriptions des profils DISC concernés, des solutions aident à la résolution des conflits.

Inclure cette méthode dans les séminaires, c’est donner à ses équipes l’opportunité de comprendre chacun des collaborateurs, c’est un gain de temps et une évolution qui participent au bien-travailler ensemble de ses équipes.

La prise en compte des préférences individuelles dès la phase de préparation fait encore gagner un temps précieux et permet un travail plus efficace. Le débriefing individuel de profil est alors un atout décisif.

Voici quelques exemples d’objectifs visés lors des séminaires d’équipe autour du DISC.

  • Mieux se connaître et identifier son propre style de communication individuellement et en tant qu’équipe
  • Comprendre les différents profils au sein de l’équipe afin d’adapter son style à chacun et mieux collaborer
  • Appréhender la diversité et les complémentarités de style au sein de l’équipe pour en soutenir la dynamique et mobiliser vers un cap commun

La méthode DISC vous indique comment communiquer et travailler de manière optimale et bienveillante avec différents profils DISC, non seulement au sein même de l’équipe, mais également avec les clients, les fournisseurs, les parties prenantes d’un projet, etc.

Ces séminaires DISC permettent de souder les individus en créant des histoires partagées. À l’issue de chaque atelier, les plus extravertis auront découvert les plus introvertis, permettant ainsi un fonctionnement plus fluide, capable d’allier tous les talents de l’équipe ! Il y aura une meilleure compréhension et des clés pour communiquer avec tout type de personnalité.

Organiser un séminaire d’équipe, c’est enfin associer tous les collaborateurs et managers à la construction de la stratégie d’entreprise

Si vous souhaitez aller plus loin, contactez-nous pour recevoir nos différentes offres.

La méthode DISC l’atout de votre entreprise

Une analyse de personnalité haute en couleurs

« La qualité de notre communication est déterminée, non par la manière dont nous disons les choses mais, par la manière dont elles sont comprises ».

Andrew Grove

Nous le savons, les relations humaines peuvent être compliquées d’autant plus lorsque les personnalités et façons de communiquer ne coïncident pas ! Alors comment réussir à échanger sans tension lorsque l’un n’a pas les codes de l’autre ? Existe-t-il des outils permettant d’en apprendre plus sur nous et notre façon de communiquer ?

La réponse est oui. Cet outil s’appelle la méthode « DISC 4 couleurs »

La méthode DISC 4 couleurs (bleu, rouge, vert, jaune) est un outil d’évaluation psychologique publié par le psychologue William Moulton Marston en 1928. Ce dispositif détermine le type psychologique d’un sujet en reprenant les 4 traits définis dans l’acronyme DISC : la Dominance, l’Influence, la Stabilité et la Conformité. Ces qualifications expliquent le comportement des individus dans la vie professionnelle comme personnelle.

Ce profil est doté de 4 couleurs : rouge, jaune, vert et bleu. La couleur permet à chacun de considérer sa zone de confort et d’inconfort mais aussi de prendre conscience de ses forces et faiblesses.

Pour démarrer, il est important de choisir le profil le plus utile pour vous en fonction de votre poste et de vos objectifs :

Quels sont les avantages à effectuer ce test pour votre entreprise ? 

Le test a pour objectif d’éclairer vos forces, vos limites, vos axes de développement… Il permet de comprendre les interactions entre les autres personnalités et vous-même. Cette analyse permet d’améliorer la qualité du travail d’équipe, le climat et la coopération au sein de l’entreprise.
Ces informations deviennent un levier pour gagner en flexibilité et en efficacité.  

Faire le test DISC permet à votre entreprise de donner les outils à votre personnel pour répondre à de nombreuses problématiques et gagner en confiance.

L’utilisation de cette méthode permet de :

  • Créer des équipes performantes, dynamiques qui savent travailler ensemble
  • Accueillir des collaborateurs motivés et engagés
  • Améliorer la satisfaction et la motivation sur le lieu de travail
  • Développer les talents
  • Gérer les conflits et les problèmes relationnels

Pourquoi utiliser la méthode DISC au sein de votre structure ?

La méthode DISC permet de mieux communiquer, bien vendre, mieux manager, mieux vous connaitre en faisant votre profil Assessments 24 x 7 mais pas que …

En coaching individuel, mais aussi collectif cet outil est utilisé pour mieux connaître ses forces, ses faiblesses et ses axes d’évolution. Lors des formations, séminaires, vous repartez également avec une connaissance de vous-même. En coaching individuel, il va s’agir de s’appuyer sur vos forces pour travailler vos faiblesses. Un plan d’action sera mis en place à partir des axes de progression déterminés.

Ainsi, cette méthode décuple sa communication, sa vente et son management. Effectivement, on gagne en adaptation à l’autre. On reconnait ses préférences comportementales en termes de DISC (Dominance, Influence, Stabilité, Conformité) avec une meilleure connaissance de soi. Cela amène à une meilleure gestion en Team building, en Séminaire de cohésion d’équipe ou en séminaire CoDir.

La méthode est également utilisée pour les recrutements. Cette analyse permet de mettre en avant le profil du candidat pour identifier si cette personnalité peut intégrer facilement votre équipe ou non, quelles sont ses forces, ses faiblesses.

Cet outil est aussi utile pour un manager. En effet, il n’est jamais évident de savoir comment motiver ses employés. Avec la méthode DISC 4 couleurs, vous avez les éléments qui déclencheront l’enthousiasme et la motivation de votre équipe.

Il n’est jamais simple de communiquer avec autrui surtout au sein d’une entreprise mais grâce à l’outil DISC vous gagnerez en agilité comportementale par une écoute empathique, une compréhension plus ciblée mais aussi une flexibilité pour vous adapter à vos différents interlocuteurs !

Si vous souhaitez aller plus loin, faites-nous la demande pour recevoir nos différentes offres, telles que :

  • Votre profil DISC & Forces motrices et le recevoir directement par mail
  • Votre profil DISC & Forces motrices, le recevoir directement par mail et avoir un debriefing de 2h avec Flore DAMIEN.
Femme assise regardant des tableaux dans un musée

Neurosciences : comment l’art nous guérit

Neurosciences : comment l’art nous guérit

Saviez-vous qu’un tableau peut diminuer les effets de la maladie de parkinson ou que des notes de musique augmentent les chances de survies d’un malade du cancer ? Voici ce qui se passe dans notre cerveau quand l’art nous guérit.

Aujourd’hui à Montréal, si vous souffrez de dépression, ou de certaines maladies chroniques comme le diabète et même si vous êtes en soins palliatifs, votre médecin peut vous donner une “prescription muséale” : une ordonnance pour aller visiter un musée accompagné d’un proche ou d’un aide-soignant. C’est de l’art thérapeutique et c’est ce qu’étudie le neurologue Pierre Lemarquis, auteur du livre L’art qui guérit, aux éditions Hazan, novembre 2020.

Les multiples bienfaits de l’art

Suivre une chimiothérapie en musique permet d’en atténuer les effets secondaires comme les douleurs, la fatigue, les nausées, la perte d’appétit, les malaises, etc. La musique et les arts visuels sont utilisés pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. Un moyen d’aider les malades à raviver leurs souvenirs, leurs goûts, leur identité. Comme le montre la vidéo de cette ancienne ballerine se souvenant d’une de ses chorégraphies en écoutant la musique sur laquelle elle dansait.

Les bienfaits de l’art sont connus depuis des millénaires d’après le docteur Pierre Lemarquis :

C’est Aristote qui a peut-être le premier conceptualisé l’effet cathartique de l’art. Il nous dit dans son art poétique que si on va au théâtre, le fait de regarder les acteurs ça nous permet de vivre par transitivité leurs émotions et donc peut-être de se purger de nos pulsions. Aristote est confirmé par les travaux des neurosciences.

L’art, ce médicament

En observant un tableau, on ressent une palette d’émotions, de sensations. C’est en partie parce que l’art provoque des réactions chimiques dans notre cerveau.

On peut considérer qu’il agit presque comme un médicament parce que qu’est-ce qu’on trouve comme substances qui sont sécrétées en réaction en particulier à une œuvre d’art ? On va avoir de la dopamine, il y a certainement sécrétion de sérotonine, ce qu’on trouve dans tous les antidépresseurs, on va avoir aussi des effets sur la morphine endogène.                
Dr. Pierre Lemarquis, neurologue

Regarder un tableau provoque des réactions chimiques dans notre cerveau• Crédits : GettyFemme assise devant des oeuvres d'art

Ces hormones jouent des rôles essentiels dans notre organisme. La dopamine par exemple est impliquée dans la motricité, c’est cette substance qui manque aux personnes atteintes de la maladie de parkinson. C’est elle aussi qui agit directement sur la partie de notre cerveau qui gère l’élan vital, notre envie de vivre.

Quant aux visites au musée des patients diabétiques à Montréal, elles leur permettent de diminuer leur taux de cortisol l’hormone du stress.

On sait aussi que quand on voit une œuvre d’art, par exemple si on voit la Joconde, notre cerveau fonctionne comme si on était réellement en face d’une femme, face à Mona Lisa. Comme si on était en train de discuter avec elle. Curieusement, les œuvres d’art qui ne sont pas des entités biologiques, sont perçues par notre cerveau comme si c’était des personnes vivantes.          
Dr. Pierre Lemarquis, neurologue

En assimilant l’art à des personnes, notre cerveau active les “neurones miroirs” liés aux circuits de l’empathie, ce qui explique qu’une chanson puisse vous réconforter. L’art active aussi les circuits neuronaux du plaisir et de la récompense stimulant notre goût de vivre.

Connexions neuronales

Des connexions neuronales s’activent au contact de l’art• Crédits : Getty

En 2019 l’OMS a publié un rapport basé sur 900 articles scientifiques. Les chercheurs ont réparti les formes d’art en 5 catégories :

  • Arts visuels
  • Arts de la scène
  • Culture (musée, festivals, …)
  • Arts numériques
  • Littérature  

Dans toutes ces catégories, les résultats sont positifs sur l’impact de l’art sur notre santé. Les arts apportent une aide psychologique, mais aussi physiologique, sociale et comportementale, en procurant une sensation de bien-être. Pourtant cette piste médicale reste largement sous-exploitée aujourd’hui.

L’OMS préconise par exemple de développer l’accès :  à la musique lors d’opérations chirurgicales, à l’art dans les hôpitaux, etc.

Un jour on saura peut-être qu’il n’y avait pas d’art mais seulement de la médecine.        
J. M. G. Le Clézio, écrivain

07/01/2021  Elsa Mourgues

France Culture

L’empathie est la compétence des leaders

L’empathie est la compétence de leadership la plus importante selon les recherches

L’empathie a toujours été une compétence essentielle pour les dirigeants, mais elle prend une nouvelle dimension et devient prioritaire. Loin d’être une approche douce, elle peut générer des résultats commerciaux significatifs.

Vous avez toujours su que faire preuve d’empathie était positif pour les gens, mais de nouvelles recherches démontrent son importance pour tout, de l’innovation à la rétention. Un bon leadership exige un mélange subtil de toutes sortes de compétences pour créer les conditions de l’engagement, du bonheur et de la performance, et l’empathie est en tête de liste. 

Les effets du stress

La raison pour laquelle l’empathie est si nécessaire est que les gens subissent de multiples types de stress, et les données suggèrent qu’ils sont affectés par la pandémie et par la façon dont nos vies et notre travail ont été bouleversés.

  • Santé mentale. Une étude mondiale réalisée par Qualtrics a révélé que 42 % des personnes ont vu leur santé mentale se dégrader. Plus précisément, 67 % des gens sont plus stressés, 57 % sont plus anxieux et 54 % sont émotionnellement épuisés. 53 % des personnes sont tristes, 50 % sont irritables, 28 % ont des difficultés à se concentrer, 20 % prennent plus de temps pour terminer leurs tâches, 15 % ont des difficultés à réfléchir et 12 % ont du mal à jongler avec leurs responsabilités.
  • La vie personnelle. Une étude publiée dans Occupational Health Science a révélé que notre sommeil est compromis lorsque nous sommes stressés au travail. Une étude de l’université de l’Illinois a révélé que lorsque les employés reçoivent des courriels contrariants au travail, ils ont tendance à ressentir de la négativité et à la répercuter dans leur vie personnelle, notamment avec leur partenaire. En outre, une étude de l’université de Carleton a révélé que lorsque les gens sont victimes d’incivilité au travail, ils ont tendance à se sentir moins capables dans leur rôle de parent.
  • Performance, roulement du personnel et expérience client. Une étude publiée dans l’Academy of Management Journal a montré que lorsque les gens sont victimes d’impolitesse au travail, leurs performances en pâtissent et ils sont moins enclins à aider les autres. Une nouvelle étude de l’université de Georgetown a révélé que l’incivilité sur le lieu de travail est en hausse et que ses effets sont considérables, notamment une baisse des performances et de la collaboration, une détérioration de l’expérience client et une augmentation du taux de rotation.

L’empathie contribue à des résultats positifs

Alors que nous traversons des périodes difficiles, que nous luttons contre l’épuisement professionnel ou que nous avons du mal à trouver le bonheur au travail, l’empathie peut être un antidote puissant et contribuer à des expériences positives pour les individus et les équipes. Une nouvelle étude menée par Catalyst auprès de 889 employés a révélé que l’empathie a des effets constructifs importants :

  • L’innovation. Lorsque les employés déclarent que leurs dirigeants sont empathiques, ils sont plus susceptibles de déclarer qu’ils sont capables d’innover – 61 % des employés contre seulement 13 % des employés dont les dirigeants sont moins empathiques.
  • L’engagement. 76 % des personnes qui ont fait l’expérience de l’empathie de la part de leurs dirigeants ont déclaré être engagées, contre seulement 32 % des personnes qui ont fait l’expérience de moins d’empathie.
  • Maintien du poste. 57 % des femmes blanches et 62 % des femmes de couleur ont déclaré qu’il était peu probable qu’elles pensent à quitter leur entreprise lorsqu’elles avaient le sentiment que leur entreprise respectait et valorisait leur situation personnelle. Cependant, lorsqu’elles ne ressentaient pas ce niveau de valeur ou de respect pour leur situation de vie, seules 14% et 30% des femmes blanches et des femmes de couleur respectivement ont déclaré qu’il était peu probable qu’elles envisagent de partir.
  • Inclusivité. 50 % des personnes ayant des dirigeants empathiques ont déclaré que leur lieu de travail était inclusif, contre seulement 17 % des personnes ayant des dirigeants moins empathiques.
  • Vie professionnelle et vie privée. Lorsque les personnes ont le sentiment que leurs dirigeants sont plus empathiques, 86 % d’entre elles déclarent être en mesure de concilier les exigences de leur travail et de leur vie personnelle – en jonglant avec succès avec leurs obligations personnelles, familiales et professionnelles. Ce chiffre est à comparer aux 60% de ceux qui ont perçu moins d’empathie
  • La coopération est également un facteur. Selon une étude publiée dans Evolutionary Biology, lorsque l’empathie est introduite dans la prise de décision, elle augmente la coopération et incite même les gens à être plus empathiques. L’empathie attire l’empathie.
  • La santé mentale. L’étude de Qualtrics a révélé que lorsque les dirigeants étaient perçus comme plus empathiques, les gens faisaient état de niveaux de santé mentale plus élevés.

Câblé pour l’empathie

En outre, l’empathie semble être innée. Dans une étude de l’université de Lund, des enfants de deux ans à peine ont montré qu’ils appréciaient que les autres aient des points de vue différents des leurs. Des recherches menées à l’université de Virginie ont révélé que lorsque des personnes voyaient leurs amis menacés, elles ressentaient une activité dans la même partie de leur cerveau que celle qui était affectée lorsqu’elles étaient personnellement menacées. Les gens éprouvent des sentiments pour leurs amis et coéquipiers aussi profonds que pour eux-mêmes. Tout cela fait de l’empathie un élément important de notre condition humaine – au travail et dans notre vie personnelle.

Diriger avec empathie

Les dirigeants peuvent faire preuve d’empathie de deux manières. Tout d’abord, ils peuvent tenir compte des pensées d’une autre personne par le biais de l’empathie cognitive (« Si j’étais à sa place, que penserais-je en ce moment ? »). Les leaders peuvent également se concentrer sur les sentiments d’une personne en utilisant l’empathie émotionnelle (« Si j’étais à sa place, comment me sentirais-je ? »). Toutefois, les leaders obtiendront de meilleurs résultats non seulement lorsqu’ils considèrent personnellement les autres, mais aussi lorsqu’ils expriment leurs préoccupations et s’enquièrent directement des défis, puis écoutent les réponses des employés.

Les dirigeants n’ont pas besoin d’être des experts en santé mentale pour montrer qu’ils se soucient de la situation et qu’ils y prêtent attention. Il suffit de prendre des nouvelles, de poser des questions et d’écouter ce que l’employé a à dire. Les leaders peuvent également se renseigner sur les mesures de soutien de l’entreprise en matière de santé mentale afin de pouvoir fournir des informations sur les ressources permettant d’obtenir une aide supplémentaire.

Un bon leadership passe aussi par l’action. Les gens feront confiance aux leaders et ressentiront un plus grand sentiment d’engagement et de dévouement lorsqu’il y a une concordance entre ce que le leader dit et fait. Toute cette compréhension de la situation d’autrui doit se transformer en compassion et en action. L’empathie en action, c’est comprendre les difficultés d’un employé et proposer son aide. C’est apprécier le point de vue d’une personne et s’engager dans un débat sain qui débouche sur une meilleure solution. C’est prendre en compte le point de vue d’un membre de l’équipe et faire une nouvelle recommandation qui contribue à un meilleur succès. Comme le dit l’adage populaire, les gens ne se souviendront peut-être pas de ce que vous dites, mais ils se souviendront de ce que vous leur avez fait ressentir.

En résumé

L’empathie contribue à l’établissement de relations et de cultures organisationnelles positives, et elle est également source de résultats. L’empathie n’est peut-être pas une compétence toute nouvelle, mais elle revêt un nouveau niveau d’importance et les nouvelles recherches montrent clairement que l’empathie est la compétence de leadership à développer et à démontrer maintenant et à l’avenir dans le monde du travail.

Article traduit de Forbes US – Auteur : Tracy Brower

L’empathie est la compétence de leadership la plus importante selon les recherches

 

Intelligence émotionnelle

18 signes qui montrent que vous êtes émotionnellement intelligent

L’intelligence émotionnelle affecte notre manière de nous comporter, de gérer les complexités de la vie sociale et de prendre les décisions qui mèneront aux meilleurs résultats.

Quand on a découvert le concept d’intelligence émotionnelle (ou QE), il est apparu comme le chaînon manquant pour expliquer ce fait étrange : dans 70% des cas, des personnes au QI moyen se montrent plus performantes que d’autres au QI plus élevé. Cette anomalie a totalement remis en cause l’idée, globalement acceptée, selon laquelle le QI était l’unique cause du succès.

Des décennies de recherches désignent aujourd’hui l’intelligence émotionnelle comme le facteur critique différenciant les meilleurs éléments de la majorité. Le lien de causalité est si net que 90% des personnes les plus performantes ont un quotient émotionnel élevé.

L’intelligence émotionnelle, c’est ce “petit quelque chose” d’intangible en chacun de nous. Elle affecte notre manière de nous comporter, de gérer les complexités de la vie sociale et de prendre les décisions personnelles qui mèneront aux meilleurs résultats.

Malgré la grande importance du QE, son aspect intangible empêche bien souvent de savoir à quel point on en est pourvu, et comment l’améliorer en cas de faiblesse. Vous pouvez toujours faire un test validé scientifiquement, comme celui que je fournis avec le livre “Emotional Intelligence 2.0”.

Malheureusement, les tests de qualité (scientifiques) ne sont pas gratuits. J’ai donc analysé les données concernant les sujets testés par TalentSmart –soit plus d’un million de personnes– afin d’identifier les comportements caractéristiques d’une intelligence émotionnelle élevée. Voici les signes qui ne trompent pas.

  1. Vous avez un grand vocabulaire émotionnel

Nous ressentons tous des émotions, mais seuls 36% des gens savent les identifier avec précision dès qu’elles se produisent, selon nos études. Cela pose problème, car les émotions mal définies sont souvent mal comprises, ce qui entraîne des décisions irrationnelles et des actions contre-productives. Les personnes au QE élevé contrôlent leurs émotions parce qu’elles les comprennent, et se servent d’un lexique émotionnel développé pour les décrire. Là où la majorité dira simplement qu’elle se sent “mal”, les personnes émotionnellement intelligentes sauront définir si elles sont actuellement “irritables”, “frustrées”, “oppressées” ou “anxieuses”. Plus les termes choisis sont précis, plus on est capable d’appréhender ce que l’on ressent exactement, pourquoi et ce qu’il faut faire pour y remédier.

  1. Vous êtes curieux des autres

Qu’elles soient plutôt introverties ou extraverties, les personnes à l’intelligence émotionnelle élevée sont curieuses de tous ceux qui les entourent. Cela découle de leur empathie, l’un des principaux traits de caractère associés à un QE élevé. Plus on se préoccupe des autres et de ce qu’ils traversent, plus on montre de curiosité envers eux.

  1. Vous êtes ouvert au changement

Les personnes émotionnellement intelligentes sont flexibles et en constante adaptation. Elles connaissent la dimension paralysante de la peur du changement, qui peut menacer leurs chances de succès et de bonheur. Elles sont donc attentives aux changements qui se profilent, et forment des stratégies pour les gérer en cas de nécessité.

  1. Vous êtes conscient de vos forces et de vos faiblesses

L’intelligence émotionnelle ne se limite pas à la compréhension des émotions : les personnes au QE élevé connaissent les domaines où elles excellent et ceux où elles sont faibles. Elles savent également ce qui les fait réagir et dans quels environnements (situation comme entourage) elles ont les meilleures chances de succès. Être émotionnellement intelligent, c’est avoir conscience de ses forces et savoir en tirer parti au maximum, sans se laisser freiner par ses faiblesses.

  1. Vous vous trompez rarement sur les gens

L’intelligence émotionnelle est étroitement associée à la sensibilité sociale : la faculté d’interpréter les réactions des autres, de les cerner et de comprendre ce qu’ils traversent. Avec le temps, ce don permet de devenir un très fin psychologue.

L’autre n’est plus une énigme : on comprend ses préoccupations et ses motivations, même lorsqu’elles ne sont pas immédiatement évidentes.

  1. Vous ne vous vexez pas facilement

Quand on sait exactement qui on est, ce que font ou disent les autres nous font rarement sortir de nos gonds. Les personnes émotionnellement intelligentes ont de l’assurance et une grande ouverture d’esprit, ce qui les rend bien plus résistantes. Cela permet même de faire preuve d’autodérision et d’accepter plus facilement les plaisanteries des autres, dès le moment où l’on est capable de faire la différence entre humour et humiliation.

  1. Vous savez dire non (à vous-même et aux autres)

L’intelligence émotionnelle implique de savoir se contrôler. On ne recherche pas la satisfaction immédiate et on évite les comportements impulsifs. Des études menées par l’université de Californie à San Francisco montrent que plus on a du mal à dire non, plus on risque de tomber dans le stress, le burn-out et même la dépression. Dire non est en effet une question de contrôle et un défi de taille pour de nombreuses personnes. “Non” est un mot puissant qu’il ne faut pas craindre d’employer. Lorsqu’il s’impose, les personnes au QE élevé évitent les phrases évasives comme “Je ne suis pas sûr-e de pouvoir” ou “Je ne sais pas”.

Refuser un nouvel engagement, c’est choisir d’honorer ceux que l’on a déjà et de se donner toutes les chances de les tenir.

  1. Vous prenez du recul vis-à-vis de vos erreurs

Les personnes émotionnellement intelligentes prennent du recul vis-à-vis de leurs erreurs, sans les oublier pour autant. En gardant une distance raisonnable, mais pas au point de les perdre de vue, elles sont en mesure d’adapter leur comportement afin de mieux réussir à l’avenir. Il faut une grande conscience de soi pour trouver cet équilibre entre mémoire et rumination. Trop ruminer vos erreurs vous rendra anxieux et craintif ; les oublier vous condamne à les répéter. C’est votre faculté à les transformer en opportunités qui vous permettra de trouver un juste milieu, et de vous relever tout de suite après chaque chute.

  1. Vous donnez sans rien attendre en retour

Le fait de donner spontanément, sans rien attendre en retour, a beaucoup d’impact sur les gens. C’est le cas, par exemple, quand on prend plaisir à discuter d’un livre avec quelqu’un et que l’on arrive avec l’ouvrage à la main en revoyant la personne un mois plus tard. Les gens dotés d’un QE élevé pensent constamment aux autres, ce qui leur permet de bâtir des relations humaines fortes.

  1. Vous n’êtes pas rancunier

Les émotions négatives provoquées par une rancune tenace ne sont qu’une réaction au stress. Le simple fait de repenser à l’événement provoque dans votre corps une réaction d’alarme, réflexe de survie qui, face à une menace, vous pousse au combat ou à la fuite. Quand la menace en question est imminente, ce mécanisme est essentiel pour votre sécurité ; si elle est ancienne, nourrir ce stress est néfaste pour votre corps et peut même avoir de graves conséquences sur votre santé. Les chercheurs de l’université d’Emory ont d’ailleurs démontré que le fait de nourrir du stress était susceptible de faire monter la tension artérielle et de provoquer des maladies cardiovasculaires. S’accrocher à sa rancune, c’est s’accrocher à son stress, ce que les personnes émotionnellement intelligentes prennent toujours soin d’éviter. Tourner la page, au contraire, offre non seulement un soulagement, mais aussi des bienfaits pour votre santé.

  1. Vous savez gérer les personnalités toxiques

Pour la plupart des gens, gérer des individus au caractère difficile est épuisant et très frustrant. Les personnes aux QE élevé gardent le contrôle sur ce type d’échanges en maîtrisant leurs émotions. Lorsqu’il leur faut se confronter à une personne toxique, elles adoptent une approche rationnelle de la situation, identifiant leurs propres émotions sans laisser la colère ou la frustration semer le chaos en elles. Elles tiennent aussi compte du point de vue de leur interlocuteur afin de trouver des compromis et des solutions. Même lorsque les choses tournent mal, les gens émotionnellement intelligents savent garder la distance nécessaire pour ne pas se laisser déstabiliser par une personne toxique.

  1. Vous ne recherchez pas la perfection

Les personnes émotionnellement intelligentes savent que la perfection n’existe pas. L’être humain est faillible par nature. La quête de perfection revient à se condamner à un perpétuel sentiment d’échec, qui donne envie d’abandonner ou de faire moins d’efforts. On finit alors par passer son temps à ruminer sur ce qu’on n’a pas réussi à accomplir et ce qu’on aurait dû faire autrement au lieu d’aller de l’avant, motivé par ses réussites passées et futures.

  1. Vous appréciez ce que vous avez

Prendre le temps de considérer les aspects positifs de sa vie est non seulement la chose à faire, mais cela permet aussi d’améliorer son humeur en réduisant de 23% son taux de cortisol, l’hormone du stress. Des études menées à l’université de Californie à Davis ont montré que les personnes qui s’efforçaient de cultiver la gratitude au quotidien constataient une amélioration de leur humeur, énergie et bien-être physique. La baisse de leur taux de cortisol jouait probablement un rôle majeur dans ces changements.

  1. Vous savez vous déconnecter

Savoir se couper de ses appareils technologiques est un signe d’intelligence émotionnelle, car cela permet de mieux contrôler son stress et de vivre dans l’instant présent. Se rendre disponible pour son travail 24h/24, c’est s’exposer à une avalanche permanente de facteurs de stress. Se forcer à se déconnecter et même — exploit ! — à éteindre son téléphone permet d’accorder une pause à son corps comme à son esprit. Des études ont montré que le simple fait de se couper temporairement de ses emails pouvait faire baisser le stress. La technologie permet une communication constante, et installe l’idée que chacun doit être disponible en permanence. Il est extrêmement difficile de profiter d’un moment de relaxation loin de son travail quand un email peut à tout moment venir accaparer nos pensées (c’est-à-dire nous causer du stress).

  1. Vous limitez votre consommation de caféine

Une consommation excessive de caféine entraîne la production d’adrénaline, hormone à l’origine de la réponse combat-fuite. Ce mécanisme d’alarme met de côté la pensée rationnelle pour privilégier une réaction plus rapide visant à assurer la survie. Excellent quand on est poursuivi par un ours, mais nettement moins quand on doit juste répondre à un email un peu sec. Dans l’état de stress intense qui règne alors sur notre corps et notre esprit, nos émotions dictent notre comportement. Et comme la caféine a une très longue demi-vie, cette situation se prolonge pendant tout le temps qu’elle met à être éliminée de notre corps. Les personnes au QE élevé sont conscientes de ses effets néfastes, et ne se laissent pas prendre à ce piège.

  1. Vous dormez suffisamment

On n’insistera jamais assez sur l’importance du sommeil pour booster l’intelligence émotionnelle et limiter le stress. Pendant que nous dormons, notre cerveau se recharge littéralement, passant en revue les souvenirs de la journée pour les enregistrer ou les écarter (processus à l’origine des rêves) afin que nous nous réveillions l’esprit clair et alerte. Les personnes au QE élevé savent bien que lorsque leur sommeil est insuffisant —ou de mauvaise qualité—, leur attention, leur mémoire et leur maîtrise de soi en pâtissent. Elles en font donc une priorité.

  1. Vous stoppez net les pensées négatives

Plus on rumine des pensées négatives, plus on leur donne de pouvoir. La majorité de nos idées noires ne sont justement que des idées et non des faits! Notre impression qu’un événement n’arrive jamais, ou qu’il est au contraire récurrent, ne vient que de la tendance naturelle de notre cerveau à se focaliser sur les menaces (en exagérant leur fréquence ou leur gravité). Les personnes émotionnellement intelligentes séparent les pensées des faits afin d’éviter tout cycle de pensées négatives, adoptant plutôt une perspective plus positive.

  1. Vous ne laissez personne vous gâcher votre plaisir

Quand notre faculté à nous réjouir et à être satisfaits est directement liée à l’opinion des autres, nous ne sommes plus maîtres de notre bonheur. Les personnes émotionnellement intelligentes, quand elles sont fières de leurs accomplissements, ne se laissent pas déstabiliser par des remarques ou des sarcasmes. Bien qu’il soit impossible d’être complètement indifférent à ce qu’on pense de nous, rien ne nous oblige à nous comparer aux autres. Il est toujours possible de prendre leur avis avec du recul. Ainsi, quoi qu’ils puissent penser ou faire, notre estime de soi nous vient de l’intérieur.

Ce blog, publié à l’origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Guillemette Allard-Bares pour Fast for Word.

https://www.huffingtonpost.fr/dr-travis-bradberry/18-signes-qui-montrent-que-vous-etes-emotionnellement-intelligen_a_23018813/

par Dr Travais Bradberry

 

Rituels des indiens

Rituels managériaux : clé d’un management participatif

1. Qu’est-ce qu’un rituel managérial ? Pouvez-vous donner des exemples ?

Un rite détaille le contenu, la périodicité et l’ordre prescrit des cérémonies qui se pratiquent dans une religion ou dans une société. En entreprise, les rituels managériaux sont des moments d’animation clés de l’équipe qui permettent de :

  • Poser le cadre
  • Organiser les décisions, les actions et piloter l’activité
  • Se sentir appartenir et exister
  • Pouvoir s’exprimer
  • Reconnaître l’importance des étapes franchies

Parmi les rituels les plus connus, on peut citer, au niveau individuel, l’entretien annuel de progrès, l’entretien de pilotage de l’activité, la formation sur le tas, …et au niveau collectif, la réunion d’équipe, plus rarement, le séminaire d’équipe.

Les rituels managériaux sont essentiels pour la motivation et la performance et font partie intégrante du management participatif. Ils permettent à la fois aux collaborateurs de se motiver et d’être proactifs, et à l’équipe de développer son intelligence collective. Ce sont de puissants espaces d’animation, de dialogue, de prise de recul et de créativité, à condition qu’ils ne tombent pas dans la routine ou l’excès de formalisme.

2. En tant que manager, en quoi est-ce important d’instaurer des rituels avec son équipe ?

Le manager se doit, dans le cadre du rythme annuel institué par le MPO (Management Par Objectifs) d’établir son plan de management.

Ce plan est la déclinaison concrète des objectifs fixés par la hiérarchie au manager. Il fait le rappel du sens d’action de l’équipe / du service, et établit les règles de fonctionnement et les facteurs de motivation individuels et collectifs qui vont permettre d’atteindre les objectifs. Le socle du plan de management est constitué par les rituels qui vont soutenir l’atteinte des objectifs tout au long de l’année. Le rituel est la base du processus managérial en ce qu’il lui donne le rythme nécessaire à l’activité.

Par exemple, dans le plan de management, on trouve l’affectation de chaque collaborateur aux différentes activités du service avec les attendus en matière d’objectifs de performance : cette déclinaison sera soutenue et rendue effective par l’entretien annuel de progrès relayé par des entretiens de suivi mensuels ou trimestriels.

Les rituels sont donc le souffle du management par objectifs car ils vont permettre de responsabiliser les collaborateurs sur l’atteinte de leurs objectifs, de les motiver et de les piloter de manière individuelle et collective.

Le problème est qu’aujourd’hui, pour nombre de managers (et de collaborateurs d’ailleurs !), les rituels sont souvent vécus comme un pensum et ont perdu leur sens et leur efficacité. Non seulement le manager doit instaurer des rituels managériaux, mais il doit les animer selon les règles de l’art, en faisant le lien régulièrement avec les objectifs annuels et pluriannuels. C’est à cette condition qu’il pourra en faire un véritable outil de management.

3. Certains types de rituels sont-ils à privilégier selon l’équipe, la culture de l’entreprise, les objectifs attendus ?

Il existe des rituels incontournables et notamment l’entretien annuel d’évaluation avec chaque collaborateur et la réunion de service. Toutefois, il existe d’autres rituels essentiels pour donner du rythme et du sens au management, tels que le feed-back régulier, le séminaire annuel avec l’ensemble des équipes ou le processus d’accueil et de gestion des départs des collaborateurs.

Ces rituels devraient être en place quelle que soit la culture d’entreprise. On note d’ailleurs des lacunes sur la présence des rituels. Par exemple, l’entretien annuel de progrès est rarement relayé, pendant l’année, par des entretiens de suivi de l’activité du collaborateur. Dans la continuité, les managers ont du mal à comprendre l’importance des rituels pour déléguer et piloter leur service.

Certains rituels peuvent toutefois être ajoutés au socle de base dans la mesure où ils sont orientés sur des objectifs opérationnels précis. C’est par exemple le briefing hebdomadaire d’une équipe de vendeurs, ou bien encore, un débriefing de double-écoute entre un téléconseiller et son superviseur. C’est la visite d’un site ou d’une agence par un Directeur Régional. Ce sont aussi les groupes de parole mis en place dans certains contextes pour prévenir les risques psychosociaux.

Cela dit, mieux vaut sérier les rituels à des entretiens et des réunions d’équipe réguliers. Car ce n’est pas au nombre de rituels que le manager va faire progresser son équipe mais grâce à sa posture et à ses compétences pour conduire les rituels :

  • savoir animer un entretien individuel, de développement, de recadrage ou faire un feed-back : disposer d’une trame efficiente d’entretien tout en développant ses capacités relationnelles (écoute, empathie, …)
  • Conduire une réunion d’équipe en délégant aux collaborateurs son animation ou la rédaction du compte-rendu, être en capacité d’amener l’équipe à se réguler par elle-même au niveau de ses modes de fonctionnement.

4. Les managers ont peu de temps, quel(s) conseil(s) leur donnez-vous pour mieux organiser leur temps managérial autour de rituels individuels et collectifs ?

L’agenda idéal d’un manager pourrait se résumer en :

  • 25% d’activités techniques
  • 25% d’activités externes
  • 50% de management.

L’agenda d’un manager bien organisé est à 50% constitué de rituels managériaux, dans la mesure où s’est durant les rituels que se fait le management :

  • Travail sur les dossiers clés,
  • Pilotage de l’activité de chaque collaborateur,
  • Coordination / Communication
  • Résolution de problème
  • Délégation,…

Plus le management est rythmé, donc ritualisé, moins le manager subira l’urgence sur les dossiers. Il faut donc savoir donc prendre le temps d’instituer des rituels managériaux, pour pouvoir en gagner.

Retrouver l’article

Comment dialoguer sans se heurter durant le confinement

En cette période de confinement, chaque mot prononcé compte. Pas uniquement la parole publique, celle censée apporter analyses et solutions à une crise sans précédent, mais aussi la parole privée. Celle que s’échangent les personnes confinées entre elles, contraintes de vivre en famille ou entre proches 24H/24H et 7J/7J sous le regard de l’autre, sous ses mots parfois ressentis comme intrusifs ou accusateurs. Ou celle que s’échangent les « confinés d’ailleurs », les amis, les relations, les collègues avec qui chacun entretient le lien via le téléphone, les messageries ou les réseaux sociaux. Autant de situations où l’incompréhension, les quiproquos, peuvent parfois prendre des dimensions critiques. Il peut donc être utile de (re)découvrir l’Américain Marshall B Rosenberg (1934-1995), docteur en psychologie clinique à l’université du Wisconsin (États-Unis), dont le livre le plus célèbre – best seller depuis plus de 20 ans – porte son projet en titre : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) aux éditions La Découverte. Sa théorie appelée Communication Non Violente (CNV), faussement simple, tient en une phrase : « Les jugements que nous portons sur les autres sont l’expression tragique de nos besoins. » Le psychologue, qui a créé le Centre pour la Communication Non Violente (CNVC) œuvrant dans une soixantaine de pays, a été fortement inspiré par les travaux du psychologue clinique Carl Rogers (1902-1987) dont il a été l’élève. La méthode élaborée par ce dernier et intitulée « l’approche centrée sur la personne » a nourri Gandhi et Martin Luther King. Loin d’être une « recette » pour pensée positive, la CNV est devenu un outil largement utilisé à travers le monde dans les domaines du travail, de la santé ou de l’éducation mais aussi sur la scène internationale dans la résolution de conflits armés. Le point avec Françoise Keller, formatrice certifiée CNV, co-fondatrice de l’Association Française des Formateurs et Formatrices certifiés en CNV (auteure de La communication Non Violente : et si on s’écoutait pour de vrai ? Inter Editions Poche, 2020).

En période de confinement, nous pouvons vite être à fleur de peau. Le premier conseil que je vous donne est d’identifier ses besoins. Que voulez-vous dire ?

La peur, l’exaspération, l’agitation… ces émotions – légitimes et naturelles – nous traversent et peuvent nous déborder. On peut avoir un proche malade ou l’être soi-même, avoir été contraint de cesser son activité, vivre dans un espace trop confiné… Les situations sont extrêmement variées. Dans tous les cas, la CNV nous donne des ressources pour pratiquer l’auto-empathie et identifier ses émotions qui ne sont ni « bonnes » ni « mauvaises », ni « négatives » ni « positives » et qu’il ne faut en aucun cas rejeter. Car, derrière elles, se trouvent nos aspirations profondes. Elles sont l’expression de nos besoins fondamentaux. Ainsi, un ou une soignant(e) qui rentre du travail très abattu(e) par ce qu’il ou elle vit au quotidien, parfois submergé(e) par des émotions douloureuses, exprime en fait son aspiration insatisfaite à prendre soin des autres, à apporter de la vie et de la joie. C’est ce besoin qui est rompu et qui génère les émotions ressenties. La personne qui, vivant confinée en famille, est exaspérée et trouve ses enfants trop « agités » par exemple, exprime son besoin fondamental de calme et de paix. Identifier ses besoins permet de mettre en place une nouvelle créativité pour satisfaire, même de façon incomplète et dans le contexte qui est propre à chacun, ce besoin fondamental. Car il n’est pas question d’y renoncer et de dire « après tout, ce n’est pas si grave » ! Ainsi, si l’on a besoin de calme, il est possible de négocier avec ses proches des plages de silence dans la journée.

Ou des plages de sortie dans le quartier. Et surtout apprendre à profiter des moments de calme et de paix ! Il me semble aussi essentiel de ressentir et d’exprimer ses joies, très importantes dans la période actuelle, comme le lien avec la nature retrouvé et le chant des oiseaux plus perceptible par exemple.

Vous dites qu’identifier ses besoins conduit à formuler une demande. Quelle est-elle ?

Parfois, nous agissons à l’encontre de nos aspirations dans la manière que nous avons de dire les choses ou d’écouter l’autre. Ainsi, celui ou celle qui a un besoin fondamental de paix peut se mettre à crier sur ses enfants. C’est une forme de violence lorsque j’agis à l’encontre de mes aspirations profondes. Au lieu d’être dans l’expression d’un reproche ou d’une critique, j’aurai plus de chance d’être entendu et de donner envie à l’autre de me rejoindre si j’exprime mes besoins et que je formule une demande concrète et réaliste, comme définir un horaire de silence par exemple. Une clé est d’éviter les généralisations (« On ne peut jamais avoir 5 minutes de calme ici ! »), la plainte (« j’en ai assez que vous ne m’écoutiez jamais ! »), la culpabilisation (« vous me mettez hors de moi !»). L’enjeu est double : s’exprimer avec authenticité et en même temps augmenter nos chances d’être entendu. LA CNV n’est pas de la manipulation : l’autre est libre de réagir comme il l’entend. Mais le fait de procéder ainsi augmente nos chances d’être compris car nous avons tous peu ou prou les mêmes besoins fondamentaux, mais nous ne les ressentons pas forcément au même moment. L’enfant peut avoir besoin d’exprimer son énergie au moment où nous avons envie de nous reposer. Cohabiter de manière non-violente consiste à rechercher une stratégie commune, qui prend en compte nos besoins fondamentaux : 10 minutes de rumba, puis 10 minutes de silence par exemple… Il est aussi étonnant d’expérimenter que l’expression et l’accueil de nos besoins, à travers une simple demande de reformulation, induit déjà un très grand soulagement, voire une forme de joie, car elle nous relie à notre besoin fondamental exprimé. Nous avons tant besoin d’être juste entendus, d’exister avec la réalité de ce qui nous traverse !

Comment peut-on aussi être à l’écoute des besoins de l’autre ?

Par l’écoute attentive, l’empathie consiste à aller voir ce qui se passe dans le monde de l’autre. Ce que l’on appelle chercher le « cadre de référence » de l’autre. Cela ne consiste pas à juger, ni à savoir qui a raison ou tort, mais revient à se poser cette question clé : qu’est ce qui apparaît si précieux pour l’autre pour qu’il agisse ainsi et dise ce qu’il dit ? Cela peut se cacher derrière des faits apparemment anodins comme de laisser trainer ses chaussures dans l’entrée au lieu de les ranger dans le placard. Plutôt que de s’emporter en disant « décidément, tu n’as aucun respect pour les autres, tu laisses toujours traîner tes affaires ! », mieux vaut s’interroger : est-ce un besoin de légèreté, de détente, de simplicité qui est ainsi exprimé ? Auquel cas, ce qui apparaissait comme un problème pourra être abordé différemment. Comprendre le point de vue de l’autre est une des bases de la CNV comme de toute médiation. C’est aussi vrai sur les réseaux sociaux, les messageries et au téléphone très utilisés en cette période de confinement. Prenons ce temps de l’écoute. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut tout accepter, minimiser, vouloir résoudre les problèmes ou consoler ! Il s’agit juste d’écouter attentivement, avec curiosité, et accueillir pleinement la parole de l’autre. Ainsi, si quelqu’un se dit affecté d’avoir été mis au chômage partiel et de se sentir ainsi inactif, il ne sert à rien de tenter de le rassurer en lui parlant de la préservation d’une partie de son salaire par exemple. C’est un autre besoin fondamental, nullement pécuniaire, qui est ici exprimé : celui de se sentir utile. Est-ce que je peux être là, à côté de lui, et accueillir le fait qu’il est frustré car il aimerait tellement contribuer et être utile et que, dans cette période, il ne sait pas comment faire ? Là encore, nous offrons à l’autre l’opportunité d’être accueilli et entendu, de prendre la mesure de ce qui l’habite.

S’agit-il donc de prendre en compte les besoins de chacun, comme en médiation ?

Oui, une communication de qualité passe par une compréhension respectueuse des aspirations, des rêves, des désirs, des besoins fondamentaux de chacun. Et c’est étonnant d’expérimenter régulièrement qu’il s’agit d’abord d’une reconnaissance authentique de nos besoins, pas toujours d’une satisfaction immédiate. Un enfant peut accepter d’interrompre son jeu si il est sincèrement accueilli dans son besoin de jouer et qu’il ne s’agit pas d’une manipulation ou d’un marchandage !

L’autre surprise c’est qu’il n’y a jamais de conflits de besoins. Nos conflits concernent uniquement les stratégies que nous avons trouvées jusqu’à maintenant pour prendre en compte nos besoins. La CNV nous ouvre un chemin pour transformer nos conflits et tensions en occasions de coopérations durables et créatives, patiemment et avec persévérance. Et je suis impressionnée d’observer la créativité qui émerge naturellement lorsque nous écoutons nos besoins profonds.

Énervement, colère, incompréhension… Pas facile de se parler sans heurts lorsque l’on est confiné 24H/24H avec ses proches, enfants ou amis. Comment limiter les conflits et établir un dialogue plus respectueux des besoins de chacun ? Les conseils de Françoise Keller, co-fondatrice de l’Association Française des Formateurs et Formatrices Certifiés en Communication Non-Violente (AFFCNV).

Comment dialoguer sans se heurter durant le confinement

En cette période de confinement, chaque mot prononcé compte. Pas uniquement la parole publique, celle censée apporter analyses et solutions à une crise sans précédent, mais aussi la parole privée. Celle que s’échangent les personnes confinées entre elles, contraintes de vivre en famille ou entre proches 24H/24H et 7J/7J sous le regard de l’autre, sous ses mots parfois ressentis comme intrusifs ou accusateurs. Ou celle que s’échangent les « confinés d’ailleurs », les amis, les relations, les collègues avec qui chacun entretient le lien via le téléphone, les messageries ou les réseaux sociaux. Autant de situations où l’incompréhension, les quiproquos, peuvent parfois prendre des dimensions critiques. Il peut donc être utile de (re)découvrir l’Américain Marshall B Rosenberg (1934-1995), docteur en psychologie clinique à l’université du Wisconsin (États-Unis), dont le livre le plus célèbre – best seller depuis plus de 20 ans – porte son projet en titre : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) aux éditions La Découverte. Sa théorie appelée Communication Non Violente (CNV), faussement simple, tient en une phrase : « Les jugements que nous portons sur les autres sont l’expression tragique de nos besoins. » Le psychologue, qui a créé le Centre pour la Communication Non Violente (CNVC) œuvrant dans une soixantaine de pays, a été fortement inspiré par les travaux du psychologue clinique Carl Rogers (1902-1987) dont il a été l’élève. La méthode élaborée par ce dernier et intitulée « l’approche centrée sur la personne » a nourri Gandhi et Martin Luther King. Loin d’être une « recette » pour pensée positive, la CNV est devenu un outil largement utilisé à travers le monde dans les domaines du travail, de la santé ou de l’éducation mais aussi sur la scène internationale dans la résolution de conflits armés. Le point avec Françoise Keller, formatrice certifiée CNV, co-fondatrice de l’Association Française des Formateurs et Formatrices certifiés en CNV (auteure de La communication Non Violente : et si on s’écoutait pour de vrai ? Inter Editions Poche, 2020).

En période de confinement, nous pouvons vite être à fleur de peau. Le premier conseil que je vous donne est d’identifier ses besoins. Que voulez-vous dire ?

La peur, l’exaspération, l’agitation… ces émotions – légitimes et naturelles – nous traversent et peuvent nous déborder. On peut avoir un proche malade ou l’être soi-même, avoir été contraint de cesser son activité, vivre dans un espace trop confiné… Les situations sont extrêmement variées. Dans tous les cas, la CNV nous donne des ressources pour pratiquer l’auto-empathie et identifier ses émotions qui ne sont ni « bonnes » ni « mauvaises », ni « négatives » ni « positives » et qu’il ne faut en aucun cas rejeter. Car, derrière elles, se trouvent nos aspirations profondes. Elles sont l’expression de nos besoins fondamentaux. Ainsi, un ou une soignant(e) qui rentre du travail très abattu(e) par ce qu’il ou elle vit au quotidien, parfois submergé(e) par des émotions douloureuses, exprime en fait son aspiration insatisfaite à prendre soin des autres, à apporter de la vie et de la joie. C’est ce besoin qui est rompu et qui génère les émotions ressenties. La personne qui, vivant confinée en famille, est exaspérée et trouve ses enfants trop « agités » par exemple, exprime son besoin fondamental de calme et de paix. Identifier ses besoins permet de mettre en place une nouvelle créativité pour satisfaire, même de façon incomplète et dans le contexte qui est propre à chacun, ce besoin fondamental. Car il n’est pas question d’y renoncer et de dire « après tout, ce n’est pas si grave » ! Ainsi, si l’on a besoin de calme, il est possible de négocier avec ses proches des plages de silence dans la journée.

Ou des plages de sortie dans le quartier. Et surtout apprendre à profiter des moments de calme et de paix ! Il me semble aussi essentiel de ressentir et d’exprimer ses joies, très importantes dans la période actuelle, comme le lien avec la nature retrouvé et le chant des oiseaux plus perceptible par exemple.

Vous dites qu’identifier ses besoins conduit à formuler une demande. Quelle est-elle ?

Parfois, nous agissons à l’encontre de nos aspirations dans la manière que nous avons de dire les choses ou d’écouter l’autre. Ainsi, celui ou celle qui a un besoin fondamental de paix peut se mettre à crier sur ses enfants. C’est une forme de violence lorsque j’agis à l’encontre de mes aspirations profondes. Au lieu d’être dans l’expression d’un reproche ou d’une critique, j’aurai plus de chance d’être entendu et de donner envie à l’autre de me rejoindre si j’exprime mes besoins et que je formule une demande concrète et réaliste, comme définir un horaire de silence par exemple. Une clé est d’éviter les généralisations (« On ne peut jamais avoir 5 minutes de calme ici ! »), la plainte (« j’en ai assez que vous ne m’écoutiez jamais ! »), la culpabilisation (« vous me mettez hors de moi !»). L’enjeu est double : s’exprimer avec authenticité et en même temps augmenter nos chances d’être entendu. LA CNV n’est pas de la manipulation : l’autre est libre de réagir comme il l’entend. Mais le fait de procéder ainsi augmente nos chances d’être compris car nous avons tous peu ou prou les mêmes besoins fondamentaux, mais nous ne les ressentons pas forcément au même moment. L’enfant peut avoir besoin d’exprimer son énergie au moment où nous avons envie de nous reposer. Cohabiter de manière non-violente consiste à rechercher une stratégie commune, qui prend en compte nos besoins fondamentaux : 10 minutes de rumba, puis 10 minutes de silence par exemple… Il est aussi étonnant d’expérimenter que l’expression et l’accueil de nos besoins, à travers une simple demande de reformulation, induit déjà un très grand soulagement, voire une forme de joie, car elle nous relie à notre besoin fondamental exprimé. Nous avons tant besoin d’être juste entendus, d’exister avec la réalité de ce qui nous traverse !

Comment peut-on aussi être à l’écoute des besoins de l’autre ?

Par l’écoute attentive, l’empathie consiste à aller voir ce qui se passe dans le monde de l’autre. Ce que l’on appelle chercher le « cadre de référence » de l’autre. Cela ne consiste pas à juger, ni à savoir qui a raison ou tort, mais revient à se poser cette question clé : qu’est ce qui apparaît si précieux pour l’autre pour qu’il agisse ainsi et dise ce qu’il dit ? Cela peut se cacher derrière des faits apparemment anodins comme de laisser trainer ses chaussures dans l’entrée au lieu de les ranger dans le placard. Plutôt que de s’emporter en disant « décidément, tu n’as aucun respect pour les autres, tu laisses toujours traîner tes affaires ! », mieux vaut s’interroger : est-ce un besoin de légèreté, de détente, de simplicité qui est ainsi exprimé ? Auquel cas, ce qui apparaissait comme un problème pourra être abordé différemment. Comprendre le point de vue de l’autre est une des bases de la CNV comme de toute médiation. C’est aussi vrai sur les réseaux sociaux, les messageries et au téléphone très utilisés en cette période de confinement. Prenons ce temps de l’écoute. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut tout accepter, minimiser, vouloir résoudre les problèmes ou consoler ! Il s’agit juste d’écouter attentivement, avec curiosité, et accueillir pleinement la parole de l’autre. Ainsi, si quelqu’un se dit affecté d’avoir été mis au chômage partiel et de se sentir ainsi inactif, il ne sert à rien de tenter de le rassurer en lui parlant de la préservation d’une partie de son salaire par exemple. C’est un autre besoin fondamental, nullement pécuniaire, qui est ici exprimé : celui de se sentir utile. Est-ce que je peux être là, à côté de lui, et accueillir le fait qu’il est frustré car il aimerait tellement contribuer et être utile et que, dans cette période, il ne sait pas comment faire ? Là encore, nous offrons à l’autre l’opportunité d’être accueilli et entendu, de prendre la mesure de ce qui l’habite.

S’agit-il donc de prendre en compte les besoins de chacun, comme en médiation ?

Oui, une communication de qualité passe par une compréhension respectueuse des aspirations, des rêves, des désirs, des besoins fondamentaux de chacun. Et c’est étonnant d’expérimenter régulièrement qu’il s’agit d’abord d’une reconnaissance authentique de nos besoins, pas toujours d’une satisfaction immédiate. Un enfant peut accepter d’interrompre son jeu si il est sincèrement accueilli dans son besoin de jouer et qu’il ne s’agit pas d’une manipulation ou d’un marchandage !

L’autre surprise c’est qu’il n’y a jamais de conflits de besoins. Nos conflits concernent uniquement les stratégies que nous avons trouvées jusqu’à maintenant pour prendre en compte nos besoins. La CNV nous ouvre un chemin pour transformer nos conflits et tensions en occasions de coopérations durables et créatives, patiemment et avec persévérance. Et je suis impressionnée d’observer la créativité qui émerge naturellement lorsque nous écoutons nos besoins profonds.

Énervement, colère, incompréhension… Pas facile de se parler sans heurts lorsque l’on est confiné 24H/24H avec ses proches, enfants ou amis. Comment limiter les conflits et établir un dialogue plus respectueux des besoins de chacun ? Les conseils de Françoise Keller, co-fondatrice de l’Association Française des Formateurs et Formatrices Certifiés en Communication Non-Violente (AFFCNV).

Un article paru dans Sciences et Avenir le 03 avril 2020.

Le Quotient Émotionnel

Quid du quotient émotionnel ou Q.E. ?

Chaque individu, de même qu’il a des empreintes digitales, possède un style émotionnel, une manière unique de se comporter dans la vie selon certains critères qui lui sont propres :

Sa faculté à surmonter les difficultés (ou résilience)

Si, en face d’événements créant déceptions, rancunes, tristesse, chagrins, vous êtes lent à récupérer, votre faculté à surmonter ces événements plus ou moins graves devra être aidée par le fait d’apprendre à prendre du recul, à relativiser pour mieux rebondir et toutes les méthodes sont bonnes que ce soit en ayant recours à des activités passionnantes, au sport, à la lecture, au cinéma, aux réunions entre amis. L’important étant de penser à autre chose pour s’éloigner de plus en plus souvent de ce qui a posé problème.

Sa faculté à garder bon moral

Notre époque est gourmande de plaisirs immédiats et s’astreindre à apprendre à patienter pour obtenir ce que l’on désire participe à l’obtention d’un plaisir supérieur car il aura été visualisé un certain nombre de jours avant de l’obtenir et paraîtra plus grand tandis que l’impression de satisfaction durera davantage.

Son aptitude à adapter ses réactions à la situation

Il s’agit là de s’exposer, dans un contexte sans danger, à une situation qu’on redoute afin d’apprendre à avoir les bonnes réactions quand elle se produira ailleurs. Si vous avez des relations difficiles avec un patron, convoquez des images mentales lorsque vous êtes chez vous le concernant afin de vous habituer à ne plus redouter les moments où vous serez en présence.

Sa capacité à repérer des signes non verbaux chez l’autre

Il s’agit là de lire le langage du corps, l’intonation de la voix, les expressions du visage. Cela s’acquiert en prenant le temps de l’observation dès que possible, dans les transports en commun, au restaurant, dans des lieux publics. Petit à petit cette intuition sociale se développera à force de l’exercer.

Ce sera d’une aide précieuse dans les relations professionnelles, sociales, familiales, sentimentales. Écouter et observer l’Autre est indispensable si l’on souhaite des relations de qualité dans sa vie.

Sa capacité à rester concentré(e)

Si vous souffrez des intrusions de l’extérieur lorsque vous êtes sur une tâche que ce soit au travail ou ailleurs, c’est que votre aptitude à la concentration est peu développée et a besoin d’aide.

Il suffira de refuser de quitter sa cible principale et de dériver d’un stimulus à un autre, de chasser toutes pensées parasites ou réponses immédiates à des appels de l’extérieur. Apprendre à dire non ou demander d’attendre à la personne qui interrompt ce qu’on fait est tout à fait possible quand on est incapable de se reconnecter rapidement sur ce qu’on faisait en réalisant plusieurs choses en même temps.

Tout le monde n’a pas cette faculté et, dans ce cas, mieux vaut rester concentré(e) sur un sujet pour le terminer que de tout entamer sans rien pouvoir achever.

L’ensemble de nos réactions face aux événements

L’ensemble de nos réactions face aux événements de la vie constitue donc notre “Quotient Émotionnel” ou “Q.E.” qui le différencie du Q.I. (Quotient Intellectuel)

Quid du quotient émotionnel ou Q.E. ?

Au Danemark, les enfants suivent obligatoirement des cours d’Empathie

Au Danemark, les enfants âgés de 6 à 16 ans suivent obligatoirement des cours d’empathie. Pour rappel, l’empathie, c’est cette capacité à s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent. C’est-à-dire : pouvoir se mettre dans la peau des autres et cesser de les juger à travers nos propres filtres. Alors que le pays fait partie des trois « les plus heureux » au monde, peut-être gagnerions-nous à nous inspirer de nos voisins nordiques ?

 

Privilégier la coopération à la compétitivité, voici ce qui est enseigné aux enfants scolarisés dans les écoles danoises dès leurs plus jeune âge. À raison d’une heure par semaine, les jeunes suivent en effet des cours d’empathie, une matière qui encourage à se préoccuper du bien-être des autres et à écouter son prochain pour mieux le comprendre et dépasser les catégorisations qui se cristallisent quand nous grandissons.

Lire, comprendre et écouter les émotions des autres

Selon Brené Brown, auteure et conférencière américaine, le sentiment d’empathie se caractérise par la capacité à adopter la perspective d’un tiers, la capacité à ne pas porter de jugement et enfin la capacité à reconnaître les émotions chez les autres et à le communiquer. En cela, l’empathie se distingue de la sympathie ou encore de la compassion. C’est cette posture qui consiste à « se mettre à la place d’un autre » qui permet notamment de trouver les mots justes pour aider une personne ou comprendre ses agissements singuliers (souvent différents des nôtres).

Au Danemark, pendant les cours d’empathie, les enfants apprennent à lire, à comprendre et à écouter les émotions des autres. À l’aide d’images représentant d’autres enfants qui traversent différentes émotions, comme la tristesse, la peur, la joie, la frustration, ils sont appelés à décrire les sentiments des autres avec leurs propres mots et à exprimer leurs ressentis propres. Ces cours sont l’occasion d’exprimer des émotions en public et d’écouter celles des autres.

Une culture qui privilégie la coopération

Cet exercice se fait dans une logique descriptive : il s’agit d’expliquer ce que ressent l’autre, et jamais de porter un jugement sur ces sentiments ou ce qui en est la cause, commente Jessica Joelle Alexander, co-auteure du livre The Danish way of parenting. Selon elle, c’est une manière de s’intéresser aux autres au lieu de se concentrer sur sa propre réussite personnelle. Une manière d’encourager des valeurs comme l’entraide et la solidarité. En France ou en Belgique, dans des sociétés très axées sur l’individu et sa réussite économique, devrions-nous nous inspirer de cet exemple ?

Ce serait bien évidemment un raccourci de lier directement le bon classement du Danemark dans la liste des pays les plus heureux du monde (3ème en 2017) aux cours d’empathie qui sont dispensés dans les écoles. De nombreux autres aspects socio-économiques sont à prendre en compte, notamment les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres. D’ailleurs, le système scolaire du pays se distingue par bien d’autres aspects : ainsi, les élèves ne sont pas notés avant l’âge de 13 ans, si bien qu’avant cet âge, ils ne sont pas constamment poussés à comparer leurs notes à celles des autres.

L’enseignement de l’empathie est donc plutôt le révélateur d’un état d’esprit général qui règne dans ce pays et d’une culture où la coopération entre les individus est au moins autant – si ce n’est plus – valorisée que la réussite personnelle. L’école et la manière dont elle est organisée est bien évidemment un vecteur essentiel pour transmettre cette culture à tous. Naturellement, aucun pays n’est imperfectible, mais pourquoi se refuser de s’inspirer de ce qui fonctionne ?

Au Danemark, les enfants suivent obligatoirement des cours d’Empathie

 

Page 1 of 3

© copyright Flore Damien Coaching 2022