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Catégorie : Intelligence émotionnelle

Le ressort de l'intelligence émotionnelle - Flore Damien Coaching

Les ressorts de l’intelligence émotionnelle

Aujourd’hui, l’émotion n’est plus un sujet tabou, elle est même au cœur des célèbres soft skills. Mais qu’est-ce qu’une émotion ? Comment s’est développé le concept d’intelligence émotionnelle ? Quel est son impact en formation ?

Les émotions à travers le temps

Il existe plusieurs approches et définitions des émotions, sans pour autant qu’il y ait consensus sur leurs origines et leurs mécanismes. Au fil du temps et de la recherche les définitions ont été précisées et enrichies.

Au XIXème siècle, la perspective évolutionniste et biologique Darwinienne place les émotions comme nécessaires à la survie. Dans cette approche, l’émotion est l’expression, la réaction à une stimulation extérieure. Elle témoigne de la capacité des espèces à s’adapter à leur environnement. Elle se traduit par des changements physiologiques (changement du rythme cardiaque, du rythme respiratoire, température variable, expressions faciales…).

Dans les années 1980, des travaux en psychologie (Ekman et al., 1983) ont mené à une première typologie de 6 « émotions de base » : la joie, la colère, la peur, le dégoût, la surprise et la tristesse. Ekman ajoute ensuite des émotions dites secondaires à cette typologie. Depuis, ces catégorisations ont été nuancées.

La recherche sur les émotions a permis de mettre au jour leurs fonctions évaluatives et adaptatives : la peur permet de réagir face au danger, le dégoût de se prémunir contre les intoxications, la joie d’augmenter notre bien-être et de préserver notre santé, etc. Leur force et leurs effets varient aussi selon les personnes et les situations.

A l’heure actuelle, l’émotion n’est plus considérée uniquement comme une réaction rapide et incontrôlée à un évènement. Les chercheurs s’intéressent à son traitement cognitif, son caractère conscient ou non, et l’envisagent comme un processus. Anselem, dans son ouvrage, Ces émotions qui nous dirigent, rappelle la définition de Sander & Scherer (2009, p11) « L’émotion est définie comme un épisode de changements interdépendants et synchronisés de [différentes] composantes en réponse à un événement hautement significatif pour l’organisme » et propose un schéma qui montre que l’émotion induit un ressenti subjectif, une adaptation du corps, une tendance à l’action et des pensées (p. 22).

Plusieurs questions restent encore ouvertes

  • La gestion des émotions : pour certains les émotions peuvent être gérées ; pour d’autres la gestion des émotions n’est pas possible par définition car il s’agit de mécanismes non conscients.
  • La question de l’origine culturelle et/ou biologique de l’émotion. Ce qui semble commun dans les différentes approches et définitions de l’émotion c’est son caractère social, c’est-à-dire en relation avec les autres. L’émotion se partage, elle peut être « contagieuse » voire même collective.

Quoi qu’il en soit, les émotions sont aujourd’hui considérées comme des indicateurs et comme étant porteuses d’informations. Qu’elles soient agréables ou désagréables, elles ont toute leur utilité : s’adapter au changement. La reconnaissance de l’émotion est essentielle pour cette adaptation.
Leur utilité n’est plus à démontrer, n’en déplaise à Descartes, car elles participent à notre intelligence.  

Des émotions à l’intelligence émotionnelle

Pendant longtemps l’intelligence a été limitée à ses dimensions non affectives. Damasio (1995, 2010) a depuis montré l’importance des émotions, notamment dans les prises de décision relationnelles, personnelles ou encore professionnelles. Selon lui, les expériences émotionnelles ne constituent pas obligatoirement un obstacle à la cognition. Au contraire, elles façonnent nos jugements, nos prises de décisions, nos priorités et nos actions. Elles ont un rôle essentiel dans nos comportements

Damasio (1995, 2003, 2010) a longuement étudié l’intrication entre le corps – associé aux émotions – et l’esprit – associé aux prises de décision. L’étude de patients cérébro-lésés lui a permis de mettre en avant une « mémoire émotionnelle » (2003, p.153). Cette mémoire permettrait, dans une situation de prise de décision, de choisir l’option la plus avantageuse selon toute l’expérience émotionnelle accumulée au cours de la vie. Les patients présentant une lésion cérébrale touchant le cortex préfrontal ventromédian (zone impliquée dans le traitement du risque, dans l’inhibition des réactions émotionnelles ou encore dans le processus de prise de décision) ne parvenaient pas à faire appel à cette mémoire émotionnelle. « Les décisions prises dans ces circonstances donnaient des résultats erratiques, voire négatifs, en particulier en ce qui concernait les conséquences futures » (2003, p.153). Damasio a démontré l’importance des émotions dans la prise de décision et d’anticipation des conséquences d’une action.

Le langage courant limite souvent l’émotion au ressenti subjectif, d’où la tentation de vouloir la « maitriser ». Le contrôle des émotions semble vain, en revanche leur reconnaissance et leur acceptation chez soi et chez autrui est au cœur de ce que l’on appelle l’intelligence émotionnelle.

Ce concept est né avec les travaux de Gardner. Dès 1983, il introduit la notion d’intelligences multiples et évoque la dimension émotionnelle dans ce qu’il nomme l’intelligence intrapersonnelle. Ses travaux, critiqués car ils ne reposaient pas sur des critères traditionnels de psychométrie, ont néanmoins permis d’ouvrir la voie à des recherches sur de nouvelles formes d’intelligences

Les premiers chercheurs à conceptualiser l’intelligence émotionnelle, en tant que telle, sont Salovey et Mayer (1990). Ils la caractérisent comme une forme d’intelligence interpersonnelle et intrapersonnelle. Ils lui attribuent plusieurs dimensions : percevoir et identifier ses émotions et celles des autres, utiliser les émotions pour faciliter le fonctionnement cognitif, comprendre les émotions et leurs signes et réguler ses émotions.

Le concept d’intelligence émotionnelle a ensuite été popularisé par Goleman (2009).

Les émotions : partie intégrante de l’expérience apprenant

S’intéresser et prendre en compte ses propres émotions en formation est indispensable pour s’autoréguler et apprendre de manière plus efficace. C’est pourquoi la prise en compte des émotions fait partie des critères utilisés par l’IFCAM pour qualifier l’Expérience Apprenant.

L’autorégulation repose sur notre capacité réflexive, c’est-à-dire à réfléchir sur nos propres pensées et émotions. La réflexivité nous donne ainsi la possibilité de choisir ce que nous allons faire de ces émotions et des indications qu’elles nous donnent sur un contexte, une situation. La formation peut offrir des espaces de réflexivité, comme dans l’AFEST par exemple.

La formation peut aussi proposer un espace d’échanges et de témoignages à propos des expériences émotionnelles passées. Dans le cadre d’un module sur les incivilités, des collaborateurs ont pu partager leur vécu et leurs ressentis suite à des situations difficiles. Le formateur et la formation, grâce au cadre de sécurité psychologique mis en place et aux outils proposés ont permis de créer un espace de parole autour des émotions et d’apprentissage par les pairs.

L’intelligence émotionnelle consiste également à s’intéresser aux émotions des autres. L’Expérience Apprenant repose sur des démarches de conception centrée utilisateur (Learner Experience Design). Dans le cadre de l’ingénierie de certaines formations, l’IFCAM met en place des ateliers de co-conception qui mobilisent des outils comme la carte d’empathie. La méthode de la carte d’empathie consiste – à partir de persona définis en amont sur la base d’enquêtes terrains – à imaginer l’environnement aussi bien intérieur qu’extérieur de ces persona en situation de formation.

L’empathie se définissant par la capacité à s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent, on comprend qu’il s’agit de se mettre dans la peau de quelqu’un d’autre et d’imaginer son ressenti subjectif.

L’empathie est une émotion qui peut se cultiver volontairement et une capacité qui se développe.

Historiquement, les émotions étaient définies comme des réactions physiologiques « subies » et considérées comme néfastes pour le raisonnement. Les recherches sur les émotions ont montré que les émotions permettent de s’adapter au monde et aux autres. C’est justement la définition de l’intelligence : « la capacité de s’adapter au monde extérieur » (Dehaene et al., 2018, p.85). Aujourd’hui nous savons que les émotions sont indispensables au raisonnement.

Plus on accepte les émotions, plus on développe notre intelligence émotionnelle.

Article intégral de Camille Besson (Conceptrice Pédagogique) & Dorothée Cavignaux-Bros (Ingénieure Formation) – 25 avril 2022

 

Intelligence émotionnelle

18 signes qui montrent que vous êtes émotionnellement intelligent

L’intelligence émotionnelle affecte notre manière de nous comporter, de gérer les complexités de la vie sociale et de prendre les décisions qui mèneront aux meilleurs résultats.

Quand on a découvert le concept d’intelligence émotionnelle (ou QE), il est apparu comme le chaînon manquant pour expliquer ce fait étrange : dans 70% des cas, des personnes au QI moyen se montrent plus performantes que d’autres au QI plus élevé. Cette anomalie a totalement remis en cause l’idée, globalement acceptée, selon laquelle le QI était l’unique cause du succès.

Des décennies de recherches désignent aujourd’hui l’intelligence émotionnelle comme le facteur critique différenciant les meilleurs éléments de la majorité. Le lien de causalité est si net que 90% des personnes les plus performantes ont un quotient émotionnel élevé.

L’intelligence émotionnelle, c’est ce “petit quelque chose” d’intangible en chacun de nous. Elle affecte notre manière de nous comporter, de gérer les complexités de la vie sociale et de prendre les décisions personnelles qui mèneront aux meilleurs résultats.

Malgré la grande importance du QE, son aspect intangible empêche bien souvent de savoir à quel point on en est pourvu, et comment l’améliorer en cas de faiblesse. Vous pouvez toujours faire un test validé scientifiquement, comme celui que je fournis avec le livre “Emotional Intelligence 2.0”.

Malheureusement, les tests de qualité (scientifiques) ne sont pas gratuits. J’ai donc analysé les données concernant les sujets testés par TalentSmart –soit plus d’un million de personnes– afin d’identifier les comportements caractéristiques d’une intelligence émotionnelle élevée. Voici les signes qui ne trompent pas.

  1. Vous avez un grand vocabulaire émotionnel

Nous ressentons tous des émotions, mais seuls 36% des gens savent les identifier avec précision dès qu’elles se produisent, selon nos études. Cela pose problème, car les émotions mal définies sont souvent mal comprises, ce qui entraîne des décisions irrationnelles et des actions contre-productives. Les personnes au QE élevé contrôlent leurs émotions parce qu’elles les comprennent, et se servent d’un lexique émotionnel développé pour les décrire. Là où la majorité dira simplement qu’elle se sent “mal”, les personnes émotionnellement intelligentes sauront définir si elles sont actuellement “irritables”, “frustrées”, “oppressées” ou “anxieuses”. Plus les termes choisis sont précis, plus on est capable d’appréhender ce que l’on ressent exactement, pourquoi et ce qu’il faut faire pour y remédier.

  1. Vous êtes curieux des autres

Qu’elles soient plutôt introverties ou extraverties, les personnes à l’intelligence émotionnelle élevée sont curieuses de tous ceux qui les entourent. Cela découle de leur empathie, l’un des principaux traits de caractère associés à un QE élevé. Plus on se préoccupe des autres et de ce qu’ils traversent, plus on montre de curiosité envers eux.

  1. Vous êtes ouvert au changement

Les personnes émotionnellement intelligentes sont flexibles et en constante adaptation. Elles connaissent la dimension paralysante de la peur du changement, qui peut menacer leurs chances de succès et de bonheur. Elles sont donc attentives aux changements qui se profilent, et forment des stratégies pour les gérer en cas de nécessité.

  1. Vous êtes conscient de vos forces et de vos faiblesses

L’intelligence émotionnelle ne se limite pas à la compréhension des émotions : les personnes au QE élevé connaissent les domaines où elles excellent et ceux où elles sont faibles. Elles savent également ce qui les fait réagir et dans quels environnements (situation comme entourage) elles ont les meilleures chances de succès. Être émotionnellement intelligent, c’est avoir conscience de ses forces et savoir en tirer parti au maximum, sans se laisser freiner par ses faiblesses.

  1. Vous vous trompez rarement sur les gens

L’intelligence émotionnelle est étroitement associée à la sensibilité sociale : la faculté d’interpréter les réactions des autres, de les cerner et de comprendre ce qu’ils traversent. Avec le temps, ce don permet de devenir un très fin psychologue.

L’autre n’est plus une énigme : on comprend ses préoccupations et ses motivations, même lorsqu’elles ne sont pas immédiatement évidentes.

  1. Vous ne vous vexez pas facilement

Quand on sait exactement qui on est, ce que font ou disent les autres nous font rarement sortir de nos gonds. Les personnes émotionnellement intelligentes ont de l’assurance et une grande ouverture d’esprit, ce qui les rend bien plus résistantes. Cela permet même de faire preuve d’autodérision et d’accepter plus facilement les plaisanteries des autres, dès le moment où l’on est capable de faire la différence entre humour et humiliation.

  1. Vous savez dire non (à vous-même et aux autres)

L’intelligence émotionnelle implique de savoir se contrôler. On ne recherche pas la satisfaction immédiate et on évite les comportements impulsifs. Des études menées par l’université de Californie à San Francisco montrent que plus on a du mal à dire non, plus on risque de tomber dans le stress, le burn-out et même la dépression. Dire non est en effet une question de contrôle et un défi de taille pour de nombreuses personnes. “Non” est un mot puissant qu’il ne faut pas craindre d’employer. Lorsqu’il s’impose, les personnes au QE élevé évitent les phrases évasives comme “Je ne suis pas sûr-e de pouvoir” ou “Je ne sais pas”.

Refuser un nouvel engagement, c’est choisir d’honorer ceux que l’on a déjà et de se donner toutes les chances de les tenir.

  1. Vous prenez du recul vis-à-vis de vos erreurs

Les personnes émotionnellement intelligentes prennent du recul vis-à-vis de leurs erreurs, sans les oublier pour autant. En gardant une distance raisonnable, mais pas au point de les perdre de vue, elles sont en mesure d’adapter leur comportement afin de mieux réussir à l’avenir. Il faut une grande conscience de soi pour trouver cet équilibre entre mémoire et rumination. Trop ruminer vos erreurs vous rendra anxieux et craintif ; les oublier vous condamne à les répéter. C’est votre faculté à les transformer en opportunités qui vous permettra de trouver un juste milieu, et de vous relever tout de suite après chaque chute.

  1. Vous donnez sans rien attendre en retour

Le fait de donner spontanément, sans rien attendre en retour, a beaucoup d’impact sur les gens. C’est le cas, par exemple, quand on prend plaisir à discuter d’un livre avec quelqu’un et que l’on arrive avec l’ouvrage à la main en revoyant la personne un mois plus tard. Les gens dotés d’un QE élevé pensent constamment aux autres, ce qui leur permet de bâtir des relations humaines fortes.

  1. Vous n’êtes pas rancunier

Les émotions négatives provoquées par une rancune tenace ne sont qu’une réaction au stress. Le simple fait de repenser à l’événement provoque dans votre corps une réaction d’alarme, réflexe de survie qui, face à une menace, vous pousse au combat ou à la fuite. Quand la menace en question est imminente, ce mécanisme est essentiel pour votre sécurité ; si elle est ancienne, nourrir ce stress est néfaste pour votre corps et peut même avoir de graves conséquences sur votre santé. Les chercheurs de l’université d’Emory ont d’ailleurs démontré que le fait de nourrir du stress était susceptible de faire monter la tension artérielle et de provoquer des maladies cardiovasculaires. S’accrocher à sa rancune, c’est s’accrocher à son stress, ce que les personnes émotionnellement intelligentes prennent toujours soin d’éviter. Tourner la page, au contraire, offre non seulement un soulagement, mais aussi des bienfaits pour votre santé.

  1. Vous savez gérer les personnalités toxiques

Pour la plupart des gens, gérer des individus au caractère difficile est épuisant et très frustrant. Les personnes aux QE élevé gardent le contrôle sur ce type d’échanges en maîtrisant leurs émotions. Lorsqu’il leur faut se confronter à une personne toxique, elles adoptent une approche rationnelle de la situation, identifiant leurs propres émotions sans laisser la colère ou la frustration semer le chaos en elles. Elles tiennent aussi compte du point de vue de leur interlocuteur afin de trouver des compromis et des solutions. Même lorsque les choses tournent mal, les gens émotionnellement intelligents savent garder la distance nécessaire pour ne pas se laisser déstabiliser par une personne toxique.

  1. Vous ne recherchez pas la perfection

Les personnes émotionnellement intelligentes savent que la perfection n’existe pas. L’être humain est faillible par nature. La quête de perfection revient à se condamner à un perpétuel sentiment d’échec, qui donne envie d’abandonner ou de faire moins d’efforts. On finit alors par passer son temps à ruminer sur ce qu’on n’a pas réussi à accomplir et ce qu’on aurait dû faire autrement au lieu d’aller de l’avant, motivé par ses réussites passées et futures.

  1. Vous appréciez ce que vous avez

Prendre le temps de considérer les aspects positifs de sa vie est non seulement la chose à faire, mais cela permet aussi d’améliorer son humeur en réduisant de 23% son taux de cortisol, l’hormone du stress. Des études menées à l’université de Californie à Davis ont montré que les personnes qui s’efforçaient de cultiver la gratitude au quotidien constataient une amélioration de leur humeur, énergie et bien-être physique. La baisse de leur taux de cortisol jouait probablement un rôle majeur dans ces changements.

  1. Vous savez vous déconnecter

Savoir se couper de ses appareils technologiques est un signe d’intelligence émotionnelle, car cela permet de mieux contrôler son stress et de vivre dans l’instant présent. Se rendre disponible pour son travail 24h/24, c’est s’exposer à une avalanche permanente de facteurs de stress. Se forcer à se déconnecter et même — exploit ! — à éteindre son téléphone permet d’accorder une pause à son corps comme à son esprit. Des études ont montré que le simple fait de se couper temporairement de ses emails pouvait faire baisser le stress. La technologie permet une communication constante, et installe l’idée que chacun doit être disponible en permanence. Il est extrêmement difficile de profiter d’un moment de relaxation loin de son travail quand un email peut à tout moment venir accaparer nos pensées (c’est-à-dire nous causer du stress).

  1. Vous limitez votre consommation de caféine

Une consommation excessive de caféine entraîne la production d’adrénaline, hormone à l’origine de la réponse combat-fuite. Ce mécanisme d’alarme met de côté la pensée rationnelle pour privilégier une réaction plus rapide visant à assurer la survie. Excellent quand on est poursuivi par un ours, mais nettement moins quand on doit juste répondre à un email un peu sec. Dans l’état de stress intense qui règne alors sur notre corps et notre esprit, nos émotions dictent notre comportement. Et comme la caféine a une très longue demi-vie, cette situation se prolonge pendant tout le temps qu’elle met à être éliminée de notre corps. Les personnes au QE élevé sont conscientes de ses effets néfastes, et ne se laissent pas prendre à ce piège.

  1. Vous dormez suffisamment

On n’insistera jamais assez sur l’importance du sommeil pour booster l’intelligence émotionnelle et limiter le stress. Pendant que nous dormons, notre cerveau se recharge littéralement, passant en revue les souvenirs de la journée pour les enregistrer ou les écarter (processus à l’origine des rêves) afin que nous nous réveillions l’esprit clair et alerte. Les personnes au QE élevé savent bien que lorsque leur sommeil est insuffisant —ou de mauvaise qualité—, leur attention, leur mémoire et leur maîtrise de soi en pâtissent. Elles en font donc une priorité.

  1. Vous stoppez net les pensées négatives

Plus on rumine des pensées négatives, plus on leur donne de pouvoir. La majorité de nos idées noires ne sont justement que des idées et non des faits! Notre impression qu’un événement n’arrive jamais, ou qu’il est au contraire récurrent, ne vient que de la tendance naturelle de notre cerveau à se focaliser sur les menaces (en exagérant leur fréquence ou leur gravité). Les personnes émotionnellement intelligentes séparent les pensées des faits afin d’éviter tout cycle de pensées négatives, adoptant plutôt une perspective plus positive.

  1. Vous ne laissez personne vous gâcher votre plaisir

Quand notre faculté à nous réjouir et à être satisfaits est directement liée à l’opinion des autres, nous ne sommes plus maîtres de notre bonheur. Les personnes émotionnellement intelligentes, quand elles sont fières de leurs accomplissements, ne se laissent pas déstabiliser par des remarques ou des sarcasmes. Bien qu’il soit impossible d’être complètement indifférent à ce qu’on pense de nous, rien ne nous oblige à nous comparer aux autres. Il est toujours possible de prendre leur avis avec du recul. Ainsi, quoi qu’ils puissent penser ou faire, notre estime de soi nous vient de l’intérieur.

Ce blog, publié à l’origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Guillemette Allard-Bares pour Fast for Word.

https://www.huffingtonpost.fr/dr-travis-bradberry/18-signes-qui-montrent-que-vous-etes-emotionnellement-intelligen_a_23018813/

par Dr Travais Bradberry

 

Le Quotient Émotionnel

Quid du quotient émotionnel ou Q.E. ?

Chaque individu, de même qu’il a des empreintes digitales, possède un style émotionnel, une manière unique de se comporter dans la vie selon certains critères qui lui sont propres :

Sa faculté à surmonter les difficultés (ou résilience)

Si, en face d’événements créant déceptions, rancunes, tristesse, chagrins, vous êtes lent à récupérer, votre faculté à surmonter ces événements plus ou moins graves devra être aidée par le fait d’apprendre à prendre du recul, à relativiser pour mieux rebondir et toutes les méthodes sont bonnes que ce soit en ayant recours à des activités passionnantes, au sport, à la lecture, au cinéma, aux réunions entre amis. L’important étant de penser à autre chose pour s’éloigner de plus en plus souvent de ce qui a posé problème.

Sa faculté à garder bon moral

Notre époque est gourmande de plaisirs immédiats et s’astreindre à apprendre à patienter pour obtenir ce que l’on désire participe à l’obtention d’un plaisir supérieur car il aura été visualisé un certain nombre de jours avant de l’obtenir et paraîtra plus grand tandis que l’impression de satisfaction durera davantage.

Son aptitude à adapter ses réactions à la situation

Il s’agit là de s’exposer, dans un contexte sans danger, à une situation qu’on redoute afin d’apprendre à avoir les bonnes réactions quand elle se produira ailleurs. Si vous avez des relations difficiles avec un patron, convoquez des images mentales lorsque vous êtes chez vous le concernant afin de vous habituer à ne plus redouter les moments où vous serez en présence.

Sa capacité à repérer des signes non verbaux chez l’autre

Il s’agit là de lire le langage du corps, l’intonation de la voix, les expressions du visage. Cela s’acquiert en prenant le temps de l’observation dès que possible, dans les transports en commun, au restaurant, dans des lieux publics. Petit à petit cette intuition sociale se développera à force de l’exercer.

Ce sera d’une aide précieuse dans les relations professionnelles, sociales, familiales, sentimentales. Écouter et observer l’Autre est indispensable si l’on souhaite des relations de qualité dans sa vie.

Sa capacité à rester concentré(e)

Si vous souffrez des intrusions de l’extérieur lorsque vous êtes sur une tâche que ce soit au travail ou ailleurs, c’est que votre aptitude à la concentration est peu développée et a besoin d’aide.

Il suffira de refuser de quitter sa cible principale et de dériver d’un stimulus à un autre, de chasser toutes pensées parasites ou réponses immédiates à des appels de l’extérieur. Apprendre à dire non ou demander d’attendre à la personne qui interrompt ce qu’on fait est tout à fait possible quand on est incapable de se reconnecter rapidement sur ce qu’on faisait en réalisant plusieurs choses en même temps.

Tout le monde n’a pas cette faculté et, dans ce cas, mieux vaut rester concentré(e) sur un sujet pour le terminer que de tout entamer sans rien pouvoir achever.

L’ensemble de nos réactions face aux événements

L’ensemble de nos réactions face aux événements de la vie constitue donc notre “Quotient Émotionnel” ou “Q.E.” qui le différencie du Q.I. (Quotient Intellectuel)

Quid du quotient émotionnel ou Q.E. ?

Au Danemark, les enfants suivent obligatoirement des cours d’Empathie

Au Danemark, les enfants âgés de 6 à 16 ans suivent obligatoirement des cours d’empathie. Pour rappel, l’empathie, c’est cette capacité à s’identifier à autrui dans ce qu’il ressent. C’est-à-dire : pouvoir se mettre dans la peau des autres et cesser de les juger à travers nos propres filtres. Alors que le pays fait partie des trois « les plus heureux » au monde, peut-être gagnerions-nous à nous inspirer de nos voisins nordiques ?

 

Privilégier la coopération à la compétitivité, voici ce qui est enseigné aux enfants scolarisés dans les écoles danoises dès leurs plus jeune âge. À raison d’une heure par semaine, les jeunes suivent en effet des cours d’empathie, une matière qui encourage à se préoccuper du bien-être des autres et à écouter son prochain pour mieux le comprendre et dépasser les catégorisations qui se cristallisent quand nous grandissons.

Lire, comprendre et écouter les émotions des autres

Selon Brené Brown, auteure et conférencière américaine, le sentiment d’empathie se caractérise par la capacité à adopter la perspective d’un tiers, la capacité à ne pas porter de jugement et enfin la capacité à reconnaître les émotions chez les autres et à le communiquer. En cela, l’empathie se distingue de la sympathie ou encore de la compassion. C’est cette posture qui consiste à « se mettre à la place d’un autre » qui permet notamment de trouver les mots justes pour aider une personne ou comprendre ses agissements singuliers (souvent différents des nôtres).

Au Danemark, pendant les cours d’empathie, les enfants apprennent à lire, à comprendre et à écouter les émotions des autres. À l’aide d’images représentant d’autres enfants qui traversent différentes émotions, comme la tristesse, la peur, la joie, la frustration, ils sont appelés à décrire les sentiments des autres avec leurs propres mots et à exprimer leurs ressentis propres. Ces cours sont l’occasion d’exprimer des émotions en public et d’écouter celles des autres.

Une culture qui privilégie la coopération

Cet exercice se fait dans une logique descriptive : il s’agit d’expliquer ce que ressent l’autre, et jamais de porter un jugement sur ces sentiments ou ce qui en est la cause, commente Jessica Joelle Alexander, co-auteure du livre The Danish way of parenting. Selon elle, c’est une manière de s’intéresser aux autres au lieu de se concentrer sur sa propre réussite personnelle. Une manière d’encourager des valeurs comme l’entraide et la solidarité. En France ou en Belgique, dans des sociétés très axées sur l’individu et sa réussite économique, devrions-nous nous inspirer de cet exemple ?

Ce serait bien évidemment un raccourci de lier directement le bon classement du Danemark dans la liste des pays les plus heureux du monde (3ème en 2017) aux cours d’empathie qui sont dispensés dans les écoles. De nombreux autres aspects socio-économiques sont à prendre en compte, notamment les inégalités entre les plus riches et les plus pauvres. D’ailleurs, le système scolaire du pays se distingue par bien d’autres aspects : ainsi, les élèves ne sont pas notés avant l’âge de 13 ans, si bien qu’avant cet âge, ils ne sont pas constamment poussés à comparer leurs notes à celles des autres.

L’enseignement de l’empathie est donc plutôt le révélateur d’un état d’esprit général qui règne dans ce pays et d’une culture où la coopération entre les individus est au moins autant – si ce n’est plus – valorisée que la réussite personnelle. L’école et la manière dont elle est organisée est bien évidemment un vecteur essentiel pour transmettre cette culture à tous. Naturellement, aucun pays n’est imperfectible, mais pourquoi se refuser de s’inspirer de ce qui fonctionne ?

Au Danemark, les enfants suivent obligatoirement des cours d’Empathie

 

Peut-on gérer ses émotions ?

de Christophe André


« On ne peut pas mettre le vent en cage », dit le proverbe. De même, on ne peut totalement contrôler ses émotions. Mais meuniers et marins savaient autrefois se servir du vent, comme aujourd’hui les fabricants d’éoliennes. Peut-on alors « se servir » de ses émotions, en utiliser la force sans se faire emporter ou dominer par elles ? Tout un courant de la recherche contemporaine en psychologie, tant fondamentale que clinique, s’attache à réfléchir à ce point…

Les émotions au quotidien

On ne peut pas ne pas ressentir d’émotions et ne pas être influencé par elles. L’humain, comme tous les mammifères, est équipé de série d’un logiciel de réactivité émotionnelle : nous n’avons pas besoin d’apprendre la peur ou la colère, mais l’environnement nous apprendra par contre de quoi avoir ou non peur, sur quoi nous mettre ou pas en colère, etc. Le déclenchement des émotions est automatique : seule leur régulation est sous le contrôle ? relatif ? de notre volonté. Les émotions représentent ainsi une forme d’intelligence préverbale et préconsciente. Elles sont des structures préparées de réponses, intervenant de manière automatique dans les processus adaptatifs. Depuis Charles Darwin, nous savons que nous disposons d’une gamme d’émotions dites « fondamentales » ? colère, tristesse, joie, honte… ? qui sont innées et universelles, et remplissent une fonction adaptative précise (voir tableau 1). Seules l’expression et la modulation de ces émotions ? mais non leur existence ? dépendent de l’environnement.

Cependant, la valeur adaptative des réactions émotionnelles est fortement altérée lors des maladies des émotions, les « troubles émotionnels » du DSM (états dépressifs et anxiophobiques), où les sujets ressentent des activations anormalement intenses et fréquentes de leurs émotions fondamentales : les déprimés souffriront de bouffées de désarroi et de tristesse hors de proportion avec les événements qui les auront facilitées, les phobiques pourront éprouver des attaques de panique (peurs violentissimes et incontrôlables) en l’absence de danger objectif.

Mais les émotions fondamentales, intenses et brèves, ne sont pas ce que nous ressentons le plus fréquemment dans notre quotidien : les grandes frayeurs ou les grosses colères sont finalement (et heureusement) plutôt rares, et nous sommes plus souvent habités par des états plus complexes mais non moins influents, des émotions subtiles, discrètes, comme les humeurs (« mood » en anglais) ou les émotions mixtes (se sentir à la fois triste et heureux, par exemple lors d’une cérémonie à l’occasion d’un changement de vie personnelle ou professionnelle). Les troubles liés aux émotions discrètes ou dérivées (se sentir souvent mélancolique, inquiet ou irritable) seront eux plus souvent en cause dans des pathologies moins sévères, ou lors de difficultés d’ajustement chez l’individu « normal », c’est-à-dire ne souffrant pas forcément de maladie psychologique avérée. Leur importance est en effet majeure dans la notion de « bien-être subjectif ». D’où la multiplication récente des recherches sur l’humeur dans le cadre de la « positive psychology » (comment aider les individus à construire ou renforcer leur équilibre émotionnel et psychologique) mais aussi dans celui de la psychiatrie préventive (comment éviter les récurrences chez les personnes ayant présenté un trouble émotionnel).

Les stratégies spontanées de gestion des émotions

Des stratégies spontanées, ou du moins de déclenchement automatique, existent chez chacun d’entre nous, par rapport à nos états émotionnels quotidiens, notamment lorsqu’ils sont peu agréables : penser à autre chose, parler à un proche, faire du sport ... De nombreuses croyances populaires existent par rapport au bien-fondé de ces différentes attitudes de gestion spontanée des émotions.

Emprunts à la philosophie bouddhiste

Le versant cognitif des TCC cherche lui à mettre en évidence les aspects inadaptés des croyances concernant les émotions (« gueuler un bon coup, ça me soulagera », « si je me sens ridicule, c’est que je suis ridicule ») et à montrer aux patients que leur vision du monde est parasitée par leurs émotions (le déprimé qui, influencé par son humeur, est convaincu que « le monde est triste et court à sa perte, à quoi bon faire des efforts pour vivre ? »). Les techniques cognitives se donnent pour but d’aider les patients à plus de recul et de critique envers les contenus émotionnels et les pensées que ces derniers vont susciter. Car le rôle des émotions sur les cognitions est premier, en temporalité et en puissance, comme l’avait remarqué le duc La Rochefoucauld, qui écrivait : « L’esprit sera toujours la dupe du cœur. »Les TCC permettent aussi un « recadrage cognitif » de nature à réguler et rediriger les processus émotionnels. Par exemple dans l’envie, cette émotion suscitée par le fait de voir autrui posséder quelque chose que l’on n’a pas : celle-ci est souvent inévitable, mais on peut transformer une envie hostile (« pourquoi cet arriviste incompétent a-t-il ce que je n’ai pas ? ») ou dépressive (« je suis minable de ne pas avoir ça ») en envie émulative (« comment s’y est-il pris pour obtenir cela, et comment pourrais-je y arriver moi-même ? »). Ce qui est relativement plus confortable et nettement plus adaptatif.

Tout un courant récent des psychothérapies humanistes et cognitives, intégrant largement des principes de la philosophie bouddhiste, insiste en matière de troubles émotionnels, sur les techniques d’acceptation. Plutôt que de refuser l’expérience émotionnelle (chercher à chasser la tristesse, à nier la frustration ou l’envie, voire à récuser le bonheur pour ne pas souffrir de sa disparition ultérieure), les thérapeutes encouragent alors leurs patients à l’accepter pleinement. Mais seulement en tant qu’expérience, sans y adhérer d’un point de vue jugemental. Exemple : si je me sens triste à la suite d’un revers, accepter et accueillir cette tristesse, en prenant soin de ne pas plonger dans les deux écueils qui seraient, d’une part, d’en faire le socle d’un « embrayage cognitif » (me mettre à généraliser sur mon incompétence, mon sombre avenir, etc.), ce qui serait me soumettre durablement à elle (au lieu de la maintenir à sa place de simple signal d’alarme ponctuel à propos de quelque chose qui ne va pas dans ma vie), d’autre part, chercher à écarter l’émotion de ma conscience (en me changeant les idées dans le sport, l’alcool, les échanges sociaux…) : ne pas en tenir compte serait une autre manière d’en faire un mauvais usage (si je suis triste, c’est que quelque chose ne va pas, que je peux peut-être améliorer : la situation ou ma sensibilité à la situation). Ainsi, l’entraînement aux techniques de méditation de type mindfullness (de pleine conscience), qui constituent en de petits exercices réguliers de maintien de l’attention dans l’instant présent (sans juger, ni anticiper, ni ruminer : juste être là) et d’observation « neutre » de ses états émotionnels, a montré son efficacité dans la prévention des rechutes dépressives chez des patients ayant déjà présenté au moins trois épisodes dépressifs majeurs.

Enfin, les bénéfices des émotions positives dans la régulation globale des émotions commencent à être assez largement documentés. On sait que ressentir fréquemment des émotions positives est un facilitateur de bonne santé physique, de créativité, d’altruisme, d’autocontrôle, et évidemment une composante importante du sentiment de bien-être subjectif. Toute la question est de savoir s’il est possible d’apprendre en quelque sorte aux personnes à se rendre un peu plus heureuses que leurs apprentissages passés ou éventuels déterminants biologiques ne les y prédisposeraient spontanément. Là encore, des travaux préliminaires, conduits notamment auprès de patients anciennement déprimés (dont on suppose qu’ils présentent à la fois une vulnérabilité aux émotions négatives et une relative incompétence aux émotions positives), à qui l’on propose des «well-being therapies », sorte de psychothérapies cognitives centrées sur les états psychologiques agréables, semblent inciter à le penser.

« L’esprit règne, mais ne gouverne pas », écrivait Paul Valéry. De même, notre raison doit partager le pouvoir avec les émotions en matière de conduite de nos existences. L’intelligence émotionnelle réside exactement en cela : un bon usage des émotions. Ces dernières sont de très efficaces signaux d’alarme (la colère pour les frustrations, la peur pour les dangers, la tristesse pour les pertes et insatisfactions, l’envie pour les écarts entre nous et les autres, etc.), mais une fois ce rôle d’alarme accompli, il ne fait pas si bon les laisser continuer à diriger nos existences. Elles sont, selon la formule, de « bons serviteurs et mauvais maîtres »…. Seulement voilà, elles sont un matériau vivant, parfois violent, et gérer ses émotions ressemble en général davantage à l’art ? gratifiant mais risqué ? de l’équitation qu’à celui ? plus paisible ? de la bicyclette…

Peut-on gérer ses émotions ? Christophe André

 

Danemark : cours d’ empathie obligatoires !

Danemark : dans les écoles les cours d’ empathie sont obligatoires

Danemark : dans les écoles les cours d’empathie sont obligatoires

Ressentir et comprendre les émotions de son entourage : tel est le but de ces cours uniques au monde… dont la France et d’autres pays devraient s’inspirer.

Pour qu’un gamin ait toutes les chances de s’épanouir, l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et des mathématiques est quelque chose d’indispensable. Mais ça ne suffit pas. Il en faut beaucoup plus pour être bien dans ses baskets et dans sa tête. Et ça, les Danois l’ont bien compris : ce pays est le seul au monde où les écoles enseignent l’empathie ! Et si c’était ça le secret du territoire le plus heureux du monde ?

D’après le Larousse, l’empathie est définie comme « la faculté intuitive de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent. » Autrement dit, l’empathie désigne la capacité des gens à écouter les autres et à comprendre leurs sentiments.

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Danemark : dans les écoles les cours d’empathie sont obligatoires

C’est cela qu’apprennent les jeunes Danois de 6 à 16 ans, à raison d’une heure de cours par semaine, et ce depuis une loi de 1993.

Alors, bien sûr, l’empathie ne s’enseigne pas comme on enseigne la grammaire ou la règle de trois. Il n’y a pas de méthode ni de devoirs à rendre. Mais ça s’enseigne quand même.

Lors de ces cours, les élèves sont tout simplement invités à communiquer, à écouter et à échanger entre eux. Par exemple, pour trouver une solution commune à un problème ou alors pour partager un gâteau qu’ils ont fait ensemble.

Ça n’a l’air de rien mais ces moments précieux forgent les enfants pour toujours. Or, par les temps qui courent, ce n’est pas un luxe, c’est juste essentiel.

Une étude menée par l’université du Michigan, démontre en effet que les collégiens d’aujourd’hui sont beaucoup moins empathiques que ceux des années 1980 et 1990.

Raison invoquée ?

L’explosion du narcissisme et le règne du « Moi, je. »

Conséquence de ce renfermement sur soi : selon cette étude, 1/3 des collégiens seraient déprimés…

Apprendre à un enfant à ressentir les émotions de son entourage ne fait donc pas uniquement du bien à l’entourage, mais aussi à l’enfant en question : être empathique augmente ses chances de devenir un adulte heureux, épanoui et équilibré.

Pour conclure, c’est au moins aussi important qu’un cours d’anglais, de mathématiques ou de grammaires !

Si le Danemark trône à la première place des pays les plus heureux de la Terre, ça ne doit rien au hasard. Notre ministère de l’Éducation nationale pourrait en prendre de la graine, non ?

Source : “Sain et naturel”

 

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